Alzheimer: Deux signes précoces : la perte progressive du goût et de l’odorat

by Neptunya | 23 avril 2014 10 h 56 min

La médecine vous inquiète de plus en plus tôt avec l’Alzheimer. Vous mettez du temps à trouver où est garée votre voiture ? Vous ne retrouvez pas ce dossier urgent ? Tout de suite vous y pensez ! Pire, quelqu’un vous glisse à l’oreille « Attention, vous démarrez un Alzheimer ! ». Vous êtes peut-être simplement « surbooké », agressé dans votre travail ou votre famille mais il est vrai que c’est le meilleur moyen de vous faire peur, d’autant plus si vous êtes à l’âge de la soixantaine plus ou moins approchante ou que votre papa ou maman a fini sa vie avec cette maladie.
On brandit la génétique, alors qu’est en cause l’épigénétique : la pollution environnementale, le tabagisme et vos mauvaises habitudes alimentaires.

Vous pouvez évacuer la première par une bonne activité physique qui fait transpirer – en pratiquant au moins deux fois par semaine – et changer les secondes.

Il y a aussi la pollution psychique de la plupart de nos gouvernants et médias qui nous inonde. Ils ont perdu la boussole du bon sens et angoissent toute la société. On nous assure déjà qu’une personne sur 10 sera atteinte par cette terrible maladie après 65 ans. On compte actuellement près d’un million de malades en France et 225 000 nouveaux cas par an. Trois millions de personnes ont autour d’elles un proche atteint. Les maisons de retraite vous attendent, les conseils généraux sont obligés de provisionner l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), les EHPAD (Etablissement Hospitalier pour Personnes Agées Dépendantes) et les Maisons spécialisées se multiplient dans toutes les régions d’Europe.

De quels troubles de la mémoire souffrez-vous ? 

Presque tout le monde pense que les premiers signes de la maladie d’Alzheimer sont liés à la mémoire : «  j’ai perdu mes clés, je ne sais plus le prénom de mon voisin ou de mes petits-enfants… ». Ces signes sont d’une extrême banalité, mais ils traduisent d’abord une fatigue cérébrale dont il faut reconnaître la ou les causes : trop de travail, des soucis de toutes sortes, un mauvais sommeil. Reposez-vous donc, dormez mieux et plus longtemps. Généralement, les femmes ont besoin pour leur sommeil d’une heure de plus que les hommes. Elles ont souvent plus de soucis accumulés que ces derniers. Elles doivent gérer leur profession – où on ne leur fait pas de cadeau – et en plus, elles ont encore la charge de la plupart des taches ménagères au sein de la famille.

Les 8 facteurs de risque de l’Alzheimer

Néanmoins, il est malgré tout possible que vous soyez guetté par l’Alzheimer. Auquel cas, il est important de connaître les 8 facteurs qui augmentent le risque de maladie. Ils traduisent des comportements qui sont tous modifiables. Il n’est jamais trop tard pour les modifier et les orienter dans le bon sens.

Les premiers signes de l’Alzheimer

Il y a d’abord la baisse de l’énergie vitale et de la spontanéité, qui peut conduire vers une petite déprime. On se rend compte que l’on fait moins vite et moins bien qu’il y a quelques années. On peut chercher tel ou tel mot, et cela conduit à créer et entretenir l’inquiétude. La réduction des performances n’apparaît pas d’emblée.

Mais attention : surtout pas d’inquiétude excessive à ce stade : la petite perte de mémoire est en général banale. Elle doit donc être banalisée. Méfiez-vous de certains médecins qui, poussés par quelque laboratoire, cherchent à tester telle ou telle nouvelle molécule, et vous stressent en vous avertissant que vous êtes peut-être en cours de démarrage d’un Alzheimer. Ils vous proposent un traitement à l’essai et des tests psychotechniques plus ou moins compliqués qui peuvent facilement vous affoler. Sachez enfin que vous intéressez vivement les labos et les chercheurs qui cherchent d’arrache-pied la molécule qui préviendra, évitera, guérira cette terrible maladie. Le prix Nobel et des milliards sont au bout !

En revanche, il existe deux signes précoces de la maladie, qui doivent être recherchés par le patient lui-même :

Deux signes précoces : la perte progressive du goût et de l’odorat

Ces deux signes sont la perte progressive du goût et de l’odorat.

Malheureusement, peu de médecins savent que la perte de l’odorat est un des premiers signes de la maladie d’Alzheimer, comme du Parkinson, par dégénérescence de neurones situés au niveau du bulbe olfactif. Bien des neurologues n’osent pas le dire pour ne pas affoler leurs patients. Or, il s’agit d’expliquer afin d’en tirer des conséquences positives pour la santé.

Ce symptôme s’appelle l’anosmie. Ce signe est rarement signalé par les malades. Ils ne le connaissent pas, d’autant plus que les médecins ne posent pas la question à leurs patients plus ou moins âgés. Pourtant, il s’agit bien d’un des premiers signes de ces redoutables maladies, même s’il reste inconstant. D’une manière générale, les patients atteints de la maladie de Parkinson ont plus de difficulté à percevoir les odeurs, alors que ceux qui souffrent de la maladie d’Alzheimer les perçoivent mieux mais en oublient les caractéristiques.

Pour lutter contre cette perte du goût et de l’odorat, il faudra rapidement Manger autrement, Mieux et Meilleur [1] ! Voici des conseils pratiques pour entretenir votre sens du goût et votre odorat.

Comment stimuler le goût pour le plaisir

Sachez que vous refaites les papilles de votre langue tous les 10 jours. Mais cela implique que vous les stimuliez en utilisant correctement votre « palais des saveurs » (votre lettre de début avril 2014).

Si vous avalez les aliments après quatre mastications – comme votre chien ou votre chat – c’est le meilleur chemin pour perdre lentement mais sûrement votre sens du goût.

Vos papilles linguales se renouvellent mal quand elles ne servent plus. Vous mangez par habitude. Vous vous forcez même, car vous n’avez pas vraiment faim et le stress vous pousse à consommer des excès de sucres ou de gras pour caresser votre estomac qui souffre de plus en plus pour digérer… Vous ne savez plus quels goûts ont les aliments que vous absorbez successivement.

Changer d’alimentation et chercher les odeurs et les goûts de ce que vous consommez est urgent. Cela vous prendra quelques mois. Une courte période, petite semaine de jeûne, eau et fruits frais de saison, bio, de proximité, ne peut que vous faire du bien. Et n’oubliez pas à la fin de chaque repas, un ballon de bon vin rouge BIO avec le minimum de sulfites. Il ne peut que faire du bien à vos neurones, comme le bon chocolat (noir, à 70 % de cacao ou plus) !

Vous pouvez par exemple stimuler vos papilles linguales avec Omégachoco, à raison d’un carré matin et soir que vous mettrez entre la gencive et la joue… Votre palais des saveurs sera en quelques minutes envahi par le goût du chocolat (noir Bio). En plus, les oméga-3 de la graine de lin, astucieusement mariée au chocolat, stimuleront vos neurones de la mémoire [2].

Ce conseil est aussi valable si vous êtes en chimiothérapie : vos papilles gustatives sont alors abrasées et vous risquez de perdre le plaisir et l’envie de manger.

Comment stimuler l’odorat pour le plaisir

Notre système olfactif est génialement constitué. Il se régénère tous les trois mois [3]. Au sommet de la cavité nasale, de très fins filaments nerveux, plus fins que les plus fins de vos cheveux, traversent une fine lame osseuse et transmettent l’influx olfactif à la zone principale de la mémoire, l’hippocampe. C’est là que sont mémorisées les bonnes comme les mauvaises odeurs, les nuances de rose, de jasmin, de citronnelle ou de chocolat, ou même du bon fumier de votre enfance…

Les chercheurs ont mis en évidence un marqueur potentiel de la dépression ou de sa rechute en repérant les troubles de l’odorat [4]. Les patients dépressifs distinguent moins bien les différents niveaux d’intensité des odeurs, identifient moins bien celles qui sont présentes dans des mélanges et sont peu sensibles aux odeurs agréables, tandis que parfois les odeurs désagréables ne les dérangent pas.

Cela est vrai des autres maladies neurodégénératives, comme l’Alzheimer.

Un moyen pratique de stimuler son odorat

Stimuler son odorat, c’est prévenir et reculer ces maladies neurodégénératives graves qui constituent d’importants handicaps de fin de vie. Les chercheurs pensent déjà qu’ainsi la maladie pourrait être reculée de 5 ans.

Dans ce but, nous avons mis au point, avec l’ingénieur écologue-cueilleur de thym Guillaume Bouguet, un petit kit de stimulation olfactive (Thyme Olfactive stimulation) avec 5 chémotypes de thym, dont les odeurs sont évidemment très proches. Il faut apprendre à les différencier [5]. Il ne s’agit pas de mesurer l’acuité olfactive à l’aide d’olfactomètre coûteux et stressant chez un spécialiste. Nous vous proposons plutôt la stimulation sympathique et agréable de votre odorat.

Chacun des 5 chémotypes possède un goût et une odeur typés, assez facilement reconnaissables avec entraînement :

Lors d’une conférence en 2013 dans le sud de la France, j’ai eu l’occasion, suite à des questions du public, d’aborder le sujet de la détection précoce des maladies neurodégénératives, qui inquiètent fort les personnes âgées. Expliquant l’importance des troubles de l’odorat, j’ai pu constater la grande attention du public, intéressé d’en comprendre les mécanismes et passionné par la possibilité de reculer de plusieurs années les méfaits de ces maladies.

Le lendemain de la conférence, l’organisatrice me faisait savoir que nombre de personnes âgées se promenaient dans les garrigues, penchées sur les thyms et romarins, pour en distinguer les parfums différents. C’est cette anecdote qui nous a décidés à mettre au point la Thyme Olfactive Stimulation, à utiliser très simplement par les personnes concernées de plus en plus nombreuses au-delà de la soixantaine.

Les risques de la surmédicalisation

Méfiez vous aussi de la surmédicalisation des maisons de retraite largement stimulée par les laboratoires pharmaceutiques.

En voici un bel exemple reçu d’une infirmière :

« J’ai pu être le témoin direct de l’accumulation de traitements, tant en soins généraux qu’en psychiatrie ou auprès des personnes âgées. J’ai vu des patients en psychiatrie qui devaient avaler 5 à 8 comprimés par repas et 3 hypnotiques … »

La prise de ces médicaments en excès est évidemment un facteur aggravant de la maladie.

Dans un prochain livre en cours d’écriture, je poserai la question : « Voulez-vous un Alzheimer ou un Parkinson ? ». En comprenant quelles sont les causes de ces maladies, vous pourrez mieux les prévenir ou les freiner si quelques symptômes sont déjà là.


 

Sources :

[1] Voir mon livre « Changez d’Alimentation », Edition du Rocher 2013..

[2] Voir mon livre « Le Chocolat et le chirurgien », écrit avec Jean Claude Berton, maître et chercheur chocolatier, créateur d’Omégachoco.

[3] Nos globules blancs au bout de 7 jours, les cellules intestinales tous les 4 à 5 jours, les globules rouges 120 jours, celles du foie une année…

[4] Unité « Imagerie et Cerveau » Inserm UMR930, Université François Rabelais Tours – M. Naudin et coll.- State and Trait Olfactory Markers of Major Depression.

[5] Voir mon livre « Le Thym et le chirurgien », écrit avec Guillaume Bouguet, ingénieur écologue-cueilleur de thym

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