Cerveau et diabète/ Institut Wanxiang

by Neptunya | 10 juillet 2017 14 h 20 min

Et si la maladie d’Alzheimer était une nouvelle forme de diabète?[1]

Cette hypothèse résout bien des énigmes autour de cette maladie semble de plus en plus plausible.
Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune qui détruit les cellules pancréatiques produisant l’insuline, ce qui empêche l’organisme de réguler le niveau de sucre sanguin.

Le diabète de type 2, conséquence d’une alimentation trop riche et de trop de graisse abdominale, est soit un défaut de production d’insuline, soit une incapacité de l’organisme à répondre à l’insuline en absorbant l’excès de sucre sanguin. Cette forme de diabète qui accroît le risque de maladie cardiaque, d’AVC, de cécité, de lésions nerveuses et d’amputation, est la plus courante. A moins que la maladie d’Alzheimer soit aussi une forme de diabète, de type 3, apparaissant quand le cerveau devient résistant à l’insuline. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le cerveau produit de l’insuline. Jusque-là, ce rôle était connu du seul pancréas, dont toute anomalie engendre le diabète. Mais la découverte ne s’arrête pas là, puisque les chercheurs ont également constaté une baisse d’insuline dans le cerveau des patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

A-t-on découvert un diabète de type 3 ?

L’hypothèse est née d’une meilleure connaissance du rôle de cette hormone. L’insuline qui abaisse la glycémie en faisant stocker le sucre par le foie, les muscles et le tissus adipeux, agit aussi sur les neurones, en particulier ceux de l’hippocampe (zone clé de la mémorisation) et du lobe frontal (raisonnement). Elle aide ces cellules à capter leur source d’énergie, le glucose.

Mais elle joue aussi un rôle dans la croissance des vaisseaux irriguant le cerveau, dans la régulation de l’acétylcholine, neuromessager essentiel pour la mémoire et l’apprentissage, et surtout favorise la plasticité qui permet aux neurones de changer de forme et de développer et renforcer leurs interconnexions. Logique donc qu’une baisse dans l’approvisionnement du cerveau en insuline, ou la résistance des neurones à l’insuline engendre des problèmes cognitifs. En particulier de la mémoire spatiale comme on l’observe chez des rats de laboratoire au régime sucré.

Une alimentation trop calorique provoque des pics répétés de sécrétion d’insuline aboutissant à la résistance de l’organisme aux messages de l’hormone. Une étude, réalisée par une équipe de l’université de Pennsylvanie avec des neurones prélevés sur des cadavres de patients atteints d’Alzheimer, conclut que l’insulinorésistance concerne également les neurones. De plus, des travaux sur des rats montrent qu’un an de régime très riche élève fortement leur niveau cérébral de protéine bêta-amyloïde, celle qui forme les plaques dans le cerveau atteint par la maladie d’Alzheimer. Si les mécanismes biologiques entre démence et alimentation très grasse et très sucrée ne sont pas tout à fait élucidés, le lien semble ne plus faire de doute.

{voir : Diabetes, Insulin and Alzheimer’s Disease – Suzanne Craft}

 

 

雷宓谐 dit Michel

Endnotes:
  1. Et si la maladie d’Alzheimer était une nouvelle forme de diabète?: http://www.institut-wanxiang.com/newsletter-mtc-detail.php?edit=75&utm_source=phplist443&utm_medium=email&utm_content=HTML&utm_campaign=Infolettre+de+l%27Institut+Wanxiang+-+juillet-ao%C3%BBt+2017

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