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Soulager la sciatique naturellement par Jean Marc Dupuis

Nerf sciatique

Chère lectrice, cher lecteur,

Votre dos est comparable à une pile d’assiettes (les vertèbres) séparées par des serviettes (les disques) qui les empêchent de s’entrechoquer et de se briser.

Entre deux assiettes/vertèbres sortent de chaque côté les nerfs qui vont innerver les muscles et les organes.

Comme la pile d’assiettes, votre dos n’est pas très flexible mais vous pouvez néanmoins le bouger.

Les assiettes du bas sont les vertèbres lombaires. C’est sur elles que pèse tout le poids et c’est en général là que ça coince et que ça fait mal.

Le nerf sciatique provient de plusieurs branches nerveuses qui sont situées dans la colonne vertébrale au niveau des racines des deux dernières vertèbres lombaires (L4 et L5) . Il continue son chemin dans la fesse, puis à l’arrière de la jambe et du genou.

C’est le plus long nerf chez l’être humain et celui qui a le plus gros diamètre. Il n’est donc pas étonnant que ce soit celui-là qui pose souvent problème.

Suite à un effort, un traumatisme peut survenir avec le déplacement d’une assiette qui ne se trouve plus alors dans l’axe de la pile. C’est là que le nerf sciatique se coince.

Au début, cela peut commencer par un simple lumbago. Une contracture va se développer dans cette région douloureuse. Dans le pire des cas, l’inflammation s’emballe. Le nerf sciatique est coincé. On est bloqué. Le moindre mouvement du bassin ou des jambes fait hurler. La douleur ressemble à des décharges électriques et des brûlures. On peut en être réduit à se déplacer à quatre pattes pour aller aux toilettes. Je l’ai vécu.

Chaque erreur de mouvement est un coup de poignard dans les reins. Puis l’inflammation gagne la jambe dont les muscles tressaillent régulièrement.

Après la phase de douleur vient la phase d’insensibilité locale. Une caresse sur la peau n’est plus ressentie, ou comme filtrée au travers d’un carton. Le réflexe du marteau sur le genou disparaît.

Si le nerf est endommagé au centre, c’est-à-dire dans la partie motrice, c’est la paralysie, partielle ou totale. La jambe ne répond plus. Les ordres du cerveau n’arrivent plus à destination. On est obligé de monter les marches d’un escalier sur une seule jambe. Puis tout cela se restaure doucement en commençant par la motricité. La sensibilité peut mettre un an à se restaurer.

L’ostéopathe, votre sauveur

L’homme de la situation face à la sciatique est l’ostéopathe.

Si quelqu’un peut faire quelque chose, c’est lui. Il repère la vertèbre qui a sauté et qui écrase le nerf sciatique et la remet en place, libérant le nerf et ouvrant la voie vers la guérison. L’ostéopathe doit être compétent, sans quoi il fera plus de mal que de bien.

L’acupuncture est aussi dans son domaine de prédilection (les douleurs). Certaines personnes sont soulagées en une seule séance.

Chaud et froid

Beaucoup de sites Internet de santé peu sérieux recommandent le chaud, en particulier les bains chauds, contre la sciatique.

Je réponds : « Halte là ! ». Se tremper dans des bains chauds calme sur le coup mais aggrave la situation ensuite.

Au contraire, les sachets de glace ont un effet anesthésiant plus sûr et plus durable. Procéder par applications de 20 minutes, toutes les deux heures.

Exercices physiques et yoga

De même, je recommande la plus grande prudence avec les exercices physiques supposés vous « décoincer », y compris le yoga.

Lorsque le nerf sciatique est coincé et enflammé, la dernière des choses à faire est de le solliciter.

Sur le coup, vous pouvez avoir l’impression d’un soulagement après l’échauffement. Mais il sera surtout causé par la production d’endorphines, des hormones qui endorment la douleur et que nous secrétons naturellement dès que nous commençons un effort physique.

Après l’effort, vos douleurs sciatiques reviendront encore plus fort.

L’important est au contraire de bouger le dos le moins possible. Il faut soigner votre posture en gardant toujours le dos parfaitement droit, assis au bureau, à table et même en voiture, éventuellement porter une ceinture abdominale (mais l’idéal est d’être musclé du dos, pour bien tenir la colonne).

Il existe néanmoins trois exercices que vous pouvez pratiquer très prudemment en évitant de basculer le bassin vers l’avant, et en gardant le dos droit :

  • Montez simplement sur une marche ou une estrade avec la jambe qui ne fait pas mal, et laissez la jambe douloureuse pendre dans le vide. Faire une cinquantaine de mouvements d’avant en arrière avec la jambe douloureuse, parallèlement à la marche.Cet exercice soulage la douleur. Il stimule la circulation du sang, renforce les muscles du dos et améliore la mobilité.
  • Vous pouvez aussi vous coucher sur le dos, jambes tendues, et très doucement, en vous faisant aider par quelqu’un, soulever la jambe douloureuse et la croiser au-dessus de l’autre jambe. Cela pourrait provoquer un décoincement des lombaires et des muscles lombaires, mais il faut faire très attention à ne pas se faire mal. Toute aggravation de la douleur est mauvais signe.
  • Enfin, allongé sur le dos, les jambes repliées, prendre les genoux avec les mains et remonter sur le ventre le plus haut possible (sans que ça fasse mal). Expirer en même temps… À faire une dizaine de fois, si on a le courage 2 ou 3 fois dans la journée.

Sommeil

La sciatique est une maladie « insomniante » : ses douleurs vous réveillent la nuit et peuvent vous empêcher entièrement de dormir.

C’est un facteur aggravant car l’épuisement provoque des tensions nerveuses qui augmenteront l’inflammation.

Il est donc nécessaire de sortir tout l’arsenal des moyens naturels pour favoriser le sommeil profond. Le but est de vous éviter d’entrer dans une spirale diabolique d’épuisement.

Plantes et huiles

Beaucoup de plantes combattent la douleur et l’inflammation naturellement. Elles se présentent sous forme de gélules, pommades, huiles, teinture-mère (dans l’alcool) et peuvent bien sûr être bues en tisane ou en décoction.

Je recommande en particulier les massages aux huiles essentielles d’arnica et de gaulthérie, ou avec de l’huile de camomille.

Comme anti-inflammatoire et antidouleur naturel, l’harpagophytum sous forme de gélules.

Les massages

Ils se pratiquent avec des huiles essentielles citées ci-dessus.

Le massage des tissus profond et la thérapie « trigger-point » ont montré leurs effets bénéfiques sur les spasmes musculaires, la douleur et l’engourdissement des jambes et des orteils.

Contre les contractures douloureuses dans le mollet, mettez-vous debout devant votre baignoire et appuyez votre jambe douloureuse contre le rebord arrondi. Massez l’arrière et les côtés de la jambe et du genou. Puis massez les doigts de pieds, en insistant s’ils sont contractés.

Cataplasme antidouleur

Plongez des feuilles d’ortie fraîches dans de l’eau chaude, puis appliquez-les sur les zones douloureuses.

Autre mélange : faire fondre 250 g de saindoux au bain-marie, plonger une feuille de chou crue, laissez cuire 45 minutes, puis laisser refroidir.

Je ne garantis pas l’efficacité de ces derniers « remèdes de grand-mère ». Mais ils sont utilisés traditionnellement, donc il me semblait important de les mentionner.

L’espoir à l’horizon

Surtout, ne pas désespérer quand vous êtes frappé par la sciatique.

90 % des cas finissent par se résorber spontanément.

C’est très dur, cela laisse des souvenirs affreux, mais c’est une question de semaines, de quelques mois au maximum. La difficulté principale est d’arriver à organiser sa vie, gérer ses obligations, surtout si l’on exerce un métier manuel physiquement éprouvant. Mais au bout du tunnel, il y a l’espoir, presque la certitude d’en sortir.

Cela étant dit, je sais d’expérience à quel point la sciatique est douloureuse, insupportable, quand on est dedans. On voudrait parfois se couper la jambe plutôt que de continuer à subir ça.

Croyez que, si vous en êtes à ce stade, je pense bien à vous. Mais suivez courageusement les conseils de cette lettre et, vous verrez, cela finira par aller mieux.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

Sans titre

Le laboratoire La vie Naturelle propose de l’harpagophytum en gélule Racine secondaire d’Harpagophytum procumbens, 300 mg par gélule. 3 à 6 gélules par jour. Attention, ce complément est contre-indiqué en cas d’ulcères gastriques ou de duodénum, et de calculs biliaires.

Rue des Plantes propose de l’ harpagophytum 120 gélules dosé à 375mg. Prendre jusqu’à 6 gélules par jour avec un grand verre d’eau au cours des repas. Déconseillé aux personnes souffrant d’ulcères ou de calculs biliaires.

DOULEURS LOMBAIRES :
ON AURAIT DÛ RESTER À QUATRE PATTES

alternative santéPar Caroline Morel                    Le printemps est généralement la saison des douleurs lombaires. Deux causes à cela : il fait beau et on a envie de faire du jardinage, du bricolage, ou un peu d’exercice. On se penche, on force, on soulève, on oublie de boire beaucoup… et les douleurs de dos apparaissent. Le mal de dos n’est pourtant pas seulement une maladie de saison et, lorsque l’on sait que trois personnes sur quatre souffrent de lombalgie, sciatalgie, cruralgie ou sciatique, au moins une fois au cours de leur vie, on comprend qu’il y a autre chose que le printemps derrière ces douleurs.

Mais avant même de vous lancer dans cette lecture, retenez une chose qui me semble fondamentale : l’évolution a amené l’homme à se tenir et à marcher debout, ce redressement a créé des déséquilibres qui ont nécessité des adaptations de l’organisme humain. Le mal de dos, les douleurs lombaires font donc presque partie de la condition humaine puisqu’elles touchent entre 50 et 70% de la population à un moment ou à un autre.

 

Tout commence dans le carré des lombes

 

La lombalgie est une douleur du dos qui naît dans le carré des lombes, un muscle qui se situe de part et d’autre de la colonne vertébrale. C’est ce muscle qui va se spasmer et provoquer une souffrance. Cette douleur, qui commence en dessous de la dernière vertèbre dorsale (d12), peut descendre sur les fesses et l’arrière de la cuisse, parfois jusque derrière les genoux, voire même jusqu’aux orteils. Dans ce cas, on parle plutôt de sciatique ou de cruralgie. On parlera de sciatalgie dans les cas de douleurs qui commencent dans le carré des lombes, mais qui s’arrêtent au niveau du fessier.

 

Les lombalgies sont la première cause d’arrêts de travail. Le stress, le tabac, la grossesse, la manipulation de charges lourdes, le port de talons hauts ou la musculation intensive, sont des facteurs d’aggravation. Constipation ou douleurs prémenstruelles de femmes avec des utérus antéversés, peuvent aussi entraîner des lombalgies.

 

Si ne connaissez pas encore, voilà ce qui se passe

 

  • Douleur de la région lombaire, souvent en barre, en plaque ou en coup de poignard (en cas de lumbago)
  • Survenue brutale lors d’un effort.
  • Irradiation possible vers les fesses, les cuisses, les genoux.
  • Fortes douleurs lors des mouvements et des efforts.
  • Diminution des douleurs lors du ménagement ou du repos.
  • Accompagnée de radiculalgies ou sciatique.
  • La durée des symptômes est variable, souvent quelques jours (lombalgie aiguë), parfois plusieurs années (lombalgie chronique)

 

Quelques bons gestes à adopter immédiatement

 

C’est ce que vous dira tout le monde (médecin, internet, amis…), mais je préfère le répéter ici

 

  • Rester au lit n’est pas la bonne solution, non ! Si vous restez inactifs, vos douleurs risquent de persister en fait. Donc, il faut mieux reprendre vos activités quotidiennes, après 24h de repos, car elles permettront à votre fonction musculaire de se restaurer. Il faut essayer au maximum de conserver une bonne activité.
  • Il est important de tout faire pour entretenir et renforcer les muscles qui soutiennent le dos et les abdominaux. Les exercices physiques ne vont pas augmenter les risques de complication, au contraire ! Ce sont le repos et l’inactivité qui risquent, à long terme, de maintenir votre douleur. Marcher 1 heure tous les jours, si possible d’un bon pas, constitue un excellent exercice. Faites des abdos et renforcez la sangle abdominale pour éviter le retour de la lombalgie.
  • Dix minutes avec une bouillotte chaude dans la région lombaire peuvent réellement soulager les douleurs.
  • Evitez de croiser les jambes.
  • Dans un cas de lumbago ou de hernie discale entrainant une lombalgie, prudence sur les exercices physiques.

 

Et j’ajoute :

 

  • buvez très souvent de petites quantités d’eau
  • pour soulager la douleur allongez-vous en plaçant des coussins sous vos mollets pour mettre vos jambes comme si vous étiez à quatre pattes…

 

Les traitements de routine

 

Votre médecin traitant peut vous prescrire tout ce qu’il faut avec pleins d’effets secondaires :

 

  • des antalgiques ;
  • des anti-inflammatoires non stéroïdiens ;
  • des myorelaxants.

 

Très rarement, en cas de persistance d’une grande douleur, votre médecin traitant vous prescrira des infiltrations de corticoïdes.

 

Dans 10% à 15% des cas, la lombalgie est due à une maladie : infection, tumeur, fracture, malformation…

 

Mais à part des sédatifs de la douleur et du repos, la médecine officielle ne vous prescrira rien… En plus, il ne faut pas abuser des techniques manuelles tant qu’il y a inflammation. Alors que faire…

 

L’aspect psychosocial de cette pathologie est rarement étudié, mais il est important. Et il y a en effet des gens qui sont plus sujets que d’autres aux lombalgies, en général ou à certains moments de leur vie… On l’observe tout le temps. Une question de tempérament… C’est exactement ce que dit la médecine chinoise…

 

Petit cours de médecine chinoise sur la lombalgie

 

En Médecine Traditionnelle Chinoise, l’homme est considéré comme le trait d’union entre la terre (Yin) et le ciel (Yang). La santé est donc garantie par le point d’équilibre entre le Yin et le Yang toujours en mutation, ces deux forces positives et négatives étant aussi indispensables l’une à l’autre que le féminin au masculin, que la nuit au jour ou que le chaud est indispensable au froid. Yang est un qualificatif qui n’a de signification que par rapport à son antithèse le Yin (et vice et versa).

 

Explication sur le Yin et le Yang

 

Être en bonne santé, est signe de l’équilibre entre Ying et Yang et c’est justement lorsque cet équilibre n’est plus que l’on tombe malade. Dans ce cas, l’emploi des aiguilles ou l’ingestion d’une formule saura rétablir l’équilibre Yin Yang dans la région de l’organe où il est compromis. Quant aux remèdes, ils auront pour tâche de réguler, compenser ou rééquilibrer le Yin ou le Yang.

 

On utilisera des remèdes Yin (rafraîchissant) dans le cas de syndrome de Yang-Chaleur et des remèdes Yang (réchauffant) dans le cas de syndrome de Yin-Froid. Cette règle a été entérinée dans le plus ancien livre de médecine traditionnelle chinoise, le « Su Wen », qui indique deux cents ans avant Jésus Christ : « Utiliser les médicaments chauds pour traiter les maladies du Froid et les médicaments froids pour traiter les maladies de la Chaleur ».

 

Le trajet de la lombalgie en médecine chinoise

 

En médecine chinoise, la zone lombaire est reliée à un couple d’organes majeurs, le rein et la vessie. Ils sont comme un vrai couple, étroitement liés et marchent ensemble. Le méridien de la vessie descend le long de la colonne vertébrale, passe au milieu du fesser et descend derrière la cuisse et le mollet pour finir sur le côté du pied et le petit orteil, c’est le trajet de la « sciatique ».

 

Le rein est le pilier de notre corps

 

Le rein est le thermorégulateur de notre organisme, le siège de l’énergie ancestrale, sexuelle, intellectuelle, l’énergie originelle transmise par les parents. Le rein dirige l’évacuation de l’humidité en surplus dans notre organisme en régulant sa distribution et son excrétion. Le rein joue un rôle important dans le mouvement et l’équilibre de l’eau dans tout le corps, il gouverne les orifices du bas (pénis, prostate, vagin, utérus …), les os et les moelles (le cerveau est une moelle en médecine chinoise).

 

La peur l’angoisse peuvent déclencher une lombalgie

 

Le rein est aussi lié à la mémoire du corps et à la partie somatique. Les émotions qui sont liées à cet organe sont la peur et l’angoisse. Toute forme de surmenage, sportif, sexuel, intellectuel peut vider l’énergie du rein et avoir une incidence sur les lombes, le trajet des méridiens et les organes du bas pour l’homme comme pour la femme.

 

Le rein est donc l’organe de la peur et des émotions fortes et il s’exprime parfois par la vessie à laquelle il est lié. Lorsque quelqu’un « meurt » littéralement de peur, il se fait pipi dessus. Il faut donc que le rein soit bien portant, car s’il ne fonctionne plus correctement, les douleurs lombaires risquent de s’installer. Un changement de statut personnel ou professionnel, un déménagement qui touche la « stabilité, les fondations du foyer » peuvent par peur inconsciente vider l’énergie du rein et créer par ricochet une lombalgie, voire un lumbago ou pire encore.

 

Chao Yuan Fang l’avait dit en l’an 610 de notre ère

 

Dans son « Grand traité des causes et symptômes des maladies », le célèbre physicien de l’Empereur – à l’époque de la dynastie Sui – énumère 5 situations génératrices de lombalgies. Atteinte de la région lombaire par le vent froid, fatigue des reins par travail forcé, traumatisme lombaire, station couchée prolongée et déficience du Yang. On comprend, dès lors, bien mieux les conseils du « Su Wen » selon lesquels s’il y a déficience du Yang, il faut nourrir le Ying et que si le Yang est froid, il faut le rétablir avec des médicaments chauds.

 

Un conseil de Li Yangcui qui nous arrive du fond des âges
« Pour soigner les lombalgies, on doit d’abord fortifier les reins, ensuite considérer l’énergie nocive en cause et traiter, en conséquence, les branches ou la racine si l’atteinte y est aigüe. Dans les douleurs au début, il faut réduire l’obstruction d’énergies nocives et régulariser les vaisseaux méridiens ; dans les douleurs anciennes, tonifier l’énergie originelle, nourrir le sang et l’énergie. »

 

Une voiture qui roule sur son fond de réservoir

 

Quand vous roulez avec une voiture dans laquelle il n’y a qu’un fond d’essence dans le réservoir, le moteur va hoqueter par manque d’énergie. C’est pareil pour le rein qui aura aussi des ratés sur les organes du bas, comme avec une voiture. Le fond du réservoir fait remonter les déchets, ou les toxines ou l’inflammation qui se fixeront sur le bas du dos et des méridiens qui descendent plus bas, dans les cas de sciatique ou de cruralgie.

 

La formule ancestrale qui remplit le réservoir

 

Il existe une formule de la pharmacopée chinoise capable de « remplir ce réservoir ». On l’appelle Tan Yao Tong. C’est une formule composée de plantes asiatiques qui va tonifier le QI (énergie yin plus yang) du rein, nourrir le Jing (l’énergie ancestrale), nourrir et mobiliser le sang en permettant une meilleure élimination des toxines et fluidifications. En outre, cette formule renforce les tendons et les os, et calme les douleurs, travaillant ainsi sur la cause et les symptômes. Elle traite l’humidité dans le corps, tonifie les reins et soulage les douleurs des organes bas. Vous pouvez vous la procurer sur Internet chez les spécialistes des formules chinoises (en suivant ce lien par exemple).

 

Mais qu’est-ce qu’il y a dans cette formule ?

 

Cette formule ancestrale est composée de : cibote, d’angélique chinoise, d’eucommia, de cardère, d’atractylode et d’achyrante entre autres. Ce sont toutes des plantes d’Asie.

 

  • La cibote, aussi appelée Gou Ji ou rhizoma cibotii, tonifie le foie, renforce les tendons et les os. Traite l’humidité, stabilise et réchauffe les reins
  • L’eucommia (du zhong), fait partie des cinquante herbes fondamentales de la médecine traditionnelle chinoise. Le du zhong (eucommia) a des propriétés thérapeutiques antihypertenseur qui lui confèrent la possibilité de réduire la pression artérielle. Il protège le foie et les reins, il est un fortifiant des os, des ligaments et des tendons, efficace aussi dans l’arthrite et l’arthrose.
  • L’angélique chinoise mieux connu sous le nom de dang gui (nom chinois) et surnommée le ginseng de la femme, cette plante est un tonique du sang féminin principalement. L’angélique chinoise (dang gui) agit sur le fonctionnement de la menstruation elle régularise et rétablit le flux menstruel, élimine les douleurs et les symptômes de la ménopause. L’angélique chinoise (dang gui) est un stimulant de la libido féminine et de la circulation veineuse.
  • L’achyrante ou niu xi : soulage les douleurs dorsales et lombaires. C’est un hypotensif et un diurétique.
  • L’Atractylode est une herbe que l’on trouve dans l’Est de l’Asie, de la Chine au Japon. C’est un tonique majeur dans la médecine traditionnelle chinoise qui renforce le QI (la force de vie ou aussi notre système immunitaire). Ce sont les rhizomes de la plantes qui sont utilisés en décoction. L’une des propriétés de cette herbe est traiter les maladies causées par l’humidité en renforçant la digestion et l’assimilation, afin de faire circuler cette humidité dans le corps. On utilise l’Actractylodes pour les problèmes associés à une activité pauvre des fluides de l’organisme

La bible de la médecine traditionnelle, le Su Wen, indique : « Les lombes sont le réceptacle des reins, lorsqu’elles sont bloquées, c’est que les reins sont épuisés. » A votre prochain mal de dos, pensez-y et pensez surtout que maintenant, vous savez tout ou presque pour traiter efficacement vos lombalgies.

Portez-vous mieux.

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