La face cachée des marques

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Classement sans aucun intérêt. Le moins pourris des mégas pourris est une pourriture..

 

Nestlé arrive en tête d’un classement des dix géants de l’alimentaire pour leur politique agricole, leurs engagements publics et la supervision des chaînes d’approvisionnement. Le classement a été publié mardi par l’ONG britannique Oxfam !

Selon une étude d’Oxfam intitulée « La face cachée des marques », en bas de classement figurent ABF (19%), Kellogg’s (23%) et General Mills (23%). Ces entreprises affichent des politiques moins respectueuses des petits agriculteurs et de l’environnement que Coca-Cola (41%), Unilever (49%) et Nestlé (54%). « Certaines entreprises ont pris des engagements louables », a affirmé Romain Benicchio, porte-parole d’Oxfam à Genève. Nestlé, avec 38 points sur 70, tire un peu mieux son épingle du jeu, mais aucun de ces groupes agroalimentaires n’obtient des résultats globaux satisfaisants, selon le porte-parole. Oxfam appelle ces dix sociétés à « en faire beaucoup plus ».

 

Unilever vient en seconde position avec 34 points sur 70, devant Coca-Cola (29 points), puis Pepsico (22), Mars (21), Danone (20), Mondelez (ex-Kraft Foods, 20 points également), General Mills (16 points), Kellogg’s (16) et ABF (Associated British Foods/13 points).

 

Pour obtenir ce classement, Oxfam a évalué les dix sociétés dans sept domaines fondamentaux : transparence, conditions des petits agriculteurs, droits des femmes, droits des travailleurs agricoles, accès et gestion du foncier et de l’eau, mesures d’atténuation et d’adaptation au changement climatique. Selon l’étude d’Oxfam, aucune de ces sociétés ne s’est dotée de politiques permettant de protéger les communautés locales contre les accaparements de terres et d’eau. Pourtant, toutes achètent des matières premières – notamment huile de palme, soja et sucre – dont la production donne trop souvent lieu à des violations de droits fonciers.

 

Les dix sociétés restent « excessivement opaques », selon Oxfam, concernant leurs chaînes d’approvisionnement agricoles, ce qui rend leurs déclarations en matière de développement durable et de responsabilité sociale difficiles à vérifier. Nestlé et Unilever font preuve de la plus grande transparence quant aux pays dans lesquels elles s’approvisionnent. Cependant, aucune société ne fournit suffisamment d’informations sur ses fournisseurs, dénonce l’ONG britannique.

 

ats

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