Parrainage: 500 signatures, pression et chantage sur nos élus Par Véronique Henry

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Illustration sur le formulaire de parrainage des candidats a l’élection présidentielle. – JAUBERT/SIPA

Bonjour à tous,

Hier soir, j’étais à une réunion de l’UPR, vous savez tous que je fais partie de ce Parti naissant qui gagne de plus en plus d’adhérents dans la France. Aujourd’hui : 11,245 adhérents.

Et pour cause, l’UPR est le seul qui soit vraiment alternatif à la droite, tellement à gauche et à la gauche tellement à droite, sans parler des extrêmes qui ne sont plus si extrême.

Au final, je comprends les personnes qui lors des tractages disent : qu’ils en ont marre de la politique, car jusque-là moi aussi j’en avais marre de la politique mais cela, c’était avant l’UPR. Pour que j’adhère à un parti politique, il en faut de bons arguments, et eux ils les ont.

Donc durant la réunion UPR, on évoque bien sûr les élections présidentielles et ce qu’il faut faire pour avoir les fameux 500 parrainages de maires et autres élus.

Pour commencer à Valence et comme dans la France entière, il y a depuis quelques années des communautés de communes, voici une définition de l’objectif de celle-ci :

« […] un établissement public de coopération intercommunale regroupant plusieurs communes d’un seul tenant et sans enclave.
Elle a pour objet d’associer des communes au sein d’un espace de solidarité, en vue de l’élaboration d’un projet commun de développement et d’aménagement de l’espace. »

Ce n’est pas magnifique ça : solidarité, projet commun, coopération, sans enclave, c’est ça la démocratie. Vous y croyez-vous à cette fable ?

Reprenons ! La communauté de commune (C-C) est dirigée par un président, depuis 2014, le Président de Valence Romans Sud Rhône-Alpes est Nicolas DARAGON, Maire de Valence.

Quand on adhère à la Communauté de Communes, les maires perçoivent des aides données par le président de la C-C. Ce qui peut être providentiel pour certaines communes qui ont une population faible de moins de 1000 habitants par exemple.

D’où viennent ces aides et que permettent-elles de faire de concret pour sa ville ?

Ces subventions sont soient données par l’état, soient données par le département et la région et soient données bien-sûr par la C-C via son fond de concours. Chaque commune doit demander une subvention pour réaliser tels ou tels projets en vue de créer ou de moderniser sa ville. Le fait d’en faire partie permet aussi de ne pas emprunter à des taux de folie via des organismes peu scrupuleux qui endettent volontairement mairies et habitants. Donc cela apporte du bon, force est de le constater.

Ces aides permettent aux différentes communes de créer des espaces communs de vie plus agréable, et plus moderne, propre et plus vert. Mais tout cela ne se fait pas sans avoir des subventions, car ils ne peuvent pas compter que sur les impôts locaux particuliers et autres taxes professionnelles.

Quand on adhère à la communauté de commune les maires perçoivent des aides données par le président de la C-C. Ce qui peut être providentiel pour certaines communes avec une population faible de moins de 1000 habitants par exemple.

Et que vient faire le Parrainage : où la règles des 500 signatures là dedans ?

Sous le général de Gaulle en 1962, le parrainage était limité à 100 signatures, le problème étant le nombre croissant de candidats pas forcément sérieux. Donc en 1976, on est passé à 500 signatures d’élus provenant d’au moins 30 départements différents (50 signatures maximum par département), cela permet de faire un tri.

Maintenant, il faut un mois pour obtenir les parrainages, mais tous commencent longtemps avant pour se donner une chance de convaincre certains élus encore indécis.

En quoi cela complique-t-il le rassemblement des parrainages pour les jeunes partis ?

Pour un parti naissant, les médias nationaux ne s’intéressent pas à leur leader, ils ne parleront pas de lui et si c’était le cas, c’est pour l’affilier à tels ou tels partis, pour le décrédibiliser, ou alors ils feront des montages pour lui faire dire ce qu’ils veulent que vous entendiez. De la manipulation pure et simple comme tous les jours avec les médias nationaux.

Donc pour avoir ces 500 signatures il faut convaincre les différents élus, mais quand on commence à demander à des maires de C-C, aille, la porte est close.

Pourquoi un refus d’entendre de nouvelles idées ? Ce n’est pas un refus en soit, non loin de là, sauf pour certain pure et dure.

En fait, c’est la faute des plus gros partis, PS-FN-Républicain( républicain, nom à consonance américaine, on le change mais la merde est identique). Car ils font pression sur les présidents de C-C pour limiter les candidatures, car ils ont peur d’avoir en face d’eux un challenger qui pourrait fédérer plus d’adhérent et rassembler enfin la France.

C’est là que rentrent en compte plusieurs critères :

  1. Peur de ne pas être réélu si leur décision de soutenir un autre parti devient public et ainsi perdre la confiance de leurs électeurs. Car sachez que les parrainages sont devenus public automatiquement et intégralement. Voici ci un extrait de texte de la loi sur les parrainages :

La réforme vise à imposer la publicité intégrale des parrainages d’élus locaux, dans un souci de « transparence », selon ses auteurs, afin que « ces élus qui ont décidé de présenter un candidat assument ce choix devant leurs électeurs ». Ainsi, un élu qui offrirait son parrainage a un gros parti ou bien à un petit parti verra son nom automatiquement publié.  »

  1. Peur à l’idée de perdre leurs subventions qui pourraient les aider dans leur vision pour une commune ou il fait bon vivre.

C’est un véritable chantage du pouvoir exécutif dont on ne parle pas, car il est plus simple de faire croire aux gens que la démocratie est aux rendez-vous. Voilà, comment voulez-vous qu’un parti naissant puisse rivaliser avec les mastodontes qui nous promettent monts et merveilles depuis des décennies sans que l’on ne voie rien arriver au contraire, avec encore plus d’insécurité, de chômage, de malnutrition.

Donc au final, les élus font allégeance contre du bien être pour les habitants et de la dette, même à faible taux. Il faut changer les choses, c’est urgent !

C’est de notre faute à tous, on les laisse faire, dénaturé notre patrie. Notre société est petit à petit détruite pour se conformer aux règles des instances supérieures européennes ainsi qu’aux lobbyistes et aux pouvoirs américains, avec l’avènement de Tafta. Si nos dirigeants avaient des couilles pour leur tenir tête, on n’en serait certainement pas là.

Voilà l’histoire rapide du parrainage en France. La liberté existe-t-elle encore pour les maires ?


Illustration sur le formulaire de parrainage des candidats a l’élection présidentielle. – JAUBERT/SIPA

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