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Articulations : et si vous manquiez tout simplement de collagène ?

Par Eric Müller     Si vous avez plus de 40 ans et que :
-votre peau a perdu sa fermeté, son élasticité, qu’elle est mal hydratée, ridée, altérée ; -vos cheveux et vos ongles paraissent fragilisés ; -vos os sont fragilisés, vos tendons et ligaments ont perdu résistance et souplesse, vos dents déchaussées, vos cartilages usés, votre inconfort articulaire de plus en plus marqué… Alors, vous risquez aussi :

  • d’avoir vos vaisseaux sanguins sclérosés, altérés dans leur structure, ayant perdu leur élasticité et présentant des micro-fissures ;
  • de développer une des maladies inflammatoires et dégénératives associées à ces phénomènes d’altération : arthrose (cartilage endommagé provoquant des douleurs et des gonflements articulaires), ostéoporose (os de verre).

D’habitude, on attribue ces altérations corporelles au vieillissement inéluctable.

Pourtant ce n’est pas une fatalité. Ces altérations ne sont pas inéluctables. En réalité, il est probable qu’elles soient toutes liées à un seul ingrédient manquant : le collagène.

La protéine indispensable

Le collagène est une famille de protéines parmi les plus abondantes dans le corps. Avec l’âge, la biosynthèse de collagène s’affaiblit et le déficit se ressent fortement dans les articulations, les tissus et les os.

En effet, à partir de 25 ans, l’organisme commence à perdre son collagène. La synthèse de celui-ci diminue de 1,5 % par an, en lien avec des facteurs génétiques et environnementaux. Ainsi, à 40 ans, le niveau des réserves de collagène corporel peut être réduit de 30 %, à 50 ans de 45 %, et à 60 ans de 60 %.

La perte est manifeste quand le collagène régénéré n’est plus le même, ne reproduit plus le modèle idéal. Le stock diminue de plus en plus si rien n’est fait pour le reconstituer ou l’entretenir. Il est alors urgent d’en compenser les pertes.

Le collagène sert à maintenir les éléments cellulaires ensemble. Il intervient dans la formation des tissus et organes, y compris :

  • les tendons ;
  • les ligaments ;
  • les cartilages ;
  • la peau ;
  • les ongles ;
  • les dents ;
  • les cheveux ;
  • les vaisseaux sanguins ;
  • les gencives ;
  • les os ;
  • les organes internes ;
  • et tous les « tissus conjonctifs », à savoir ceux sont les tissus qui unissent, soutiennent, protègent et isolent les organes du corps.

Par exemple, le collagène dans vos os et vos dents se lie aux sels minéraux – calcium et phosphate – pour former un matériau composite.

Le collagène est donc un ingrédient majeur pour conserver la cohésion, l’élasticité et la fermeté du corps. Il permet aussi de régénérer les tissus du corps. Il vient contrer les signes habituels du vieillissement.

Deux nouvelles épidémies : l’arthrose et l’ostéoporose

En l’absence de collagène, les phénomènes de dégénérescence tendent à s’intensifier. Or on observe une hausse de l’incidence de l’ostéoporose et de l’arthrose, même chez les jeunes.

Comment en est-on arrivé là ? Vous trouverez la réponse plus bas.

En principe, le corps produit son propre collagène pourvu qu’il ait les ingrédients à disposition : acides aminés, silicium, vitamines et autres oligo-éléments. Avec l’âge, la synthèse de collagène se complique et demande plus d’effort. Même en fournissant à votre corps les vitamines et oligo-éléments nécessaires des fruits et légumes, vous risquez de manquer de collagène.

Il faut donner un coup de pouce à votre organisme en lui apportant du collagène bio-disponible et assimilable.

Où est passé le collagène ?

Pour régénérer vos tissus, il faut sélectionner des aliments riches en collagène. Ce n’est pas un bol de riz complet, de la salade ou des haricots verts qui suffiront à refaire vos stocks. Vous trouverez plus de collagène dans un hot-dog ou une entrecôte frite !

Mais les plats vraiment riches en collagènes sont tombés en désuétude pour la plupart. Ils ne correspondent plus aux standards de l’alimentation équilibrée.

C’est la cuisine riche et consistante des plats en gelée. La gélatine naturelle est une forme de collagène. Aujourd’hui, tous les plats réputés riches en collagène sont consommés de façon exceptionnelle : l’os à moelle, le bouillon, les poissons entiers, la tête de veau, le pied de cochon, la poule au pot, les tripes, l’andouillette…

Les jeunes générations sont devenues douillettes : plus question de manger le gras, le cartilage, la peau et les morceaux de viande coriaces qui demandent un tant soit peu à être mastiqués.

Quant à récupérer les os et la carcasse d’un poulet pour en faire un bouillon afin d’en extraire tous les nutriments précieux, c’est pour eux une attitude de crève-la-faim à laquelle ils refusent de s’abaisser. « Ne te fatigue pas papa, j’ai des pizzas au congélateur ».

Difficiles à manger, trop riches, trop lourds, hyper-caloriques, pénibles à digérer, les plats riches en collagène appartiennent à une autre époque : celle du travail physique aux champs et à la mine, celle où l’on marchait des heures à pied pour se déplacer, celle des maisons modestement chauffées. Une époque où le mode de vie intense nécessitait de manger beaucoup et d’exploiter les aliments jusqu’au bout pour reconstituer ses forces.

La solution à cette révolution alimentaire

L’impact de ce changement de régime sur la réserve de collagène dans le corps est dramatique. Ces nombreux cas d’ostéoporose et d’arthrose observés à tout âge ne surviennent pas par hasard. De même le vieillissement prématuré de la peau et des vaisseaux sanguins nécessite d’être inversé. Il faut que nos populations restaurent urgemment leurs apports en collagène.

Une solution fiable consiste à prendre un complément pour garantir votre apport en collagène.

L’utilisation de gélatine contre les problèmes articulaires et les maladies inflammatoires dégénératives est ancienne. De la médecine chinoise à Hildegarde de Bingen au XIIe siècle, on retrouve des remèdes à base de gélatine pour soigner les douleurs articulaires, améliorer la circulation sanguine, stopper les hémorragies [1].

La forme optimale du collagène

Afin de rendre le collagène plus disponible et assimilable, les bons laboratoires proposent un hydrolysat de collagène de poisson. Parmi les formes de collagène naturel, vous avez classiquement le choix entre la gélatine de bœuf (collagène bovin), de porc (collagène porcin) ou de poisson.

Une étude in vitro effectuée par l’Institut national des sciences appliquées de Toulouse a comparé le potentiel de digestibilité et d’assimilation des différents collagènes. Il a été mis en évidence que le potentiel du collagène de poisson est supérieur à celui du collagène bovin et porcin.

Maintenant, pourquoi un hydrolysat ?

Les compléments alimentaires concentrés en gélatine animale ont prouvé leur efficacité mais ils se sont heurtés au problème de l’assimilation. Afin d’accroître leur efficacité, les laboratoires n’ont pas pu se contenter de cette forme.

Ces compléments contiennent des molécules très grosses qui ont du mal à franchir la barrière intestinale. L’absorption et l’assimilation de cette forme de collagène nécessite de réduire la taille des grosses molécules. Chez les personnes âgées souffrant d’arthrose, le corps peine à briser ces molécules pour les absorber.

C’est ce domaine que la technique de l’hydrolysat a permis de révolutionner.

L’opération consiste à « prédigérer » la gélatine en la trempant dans un bain d’eau et d’enzymes protéolytiques spécifiques. Celles-ci permettent de briser les grosses molécules en peptides plus petits. Cet hydrolysat de collagène est alors capable de franchir la barrière intestinale pour être assimilé par le corps.

Lors d’études, des fragments de collagène hydrolysé radio-marqués ont été observés dans le cartilage 12 heures après administration orale à des souris [2]. Cela montre que les peptides issus de l’hydrolysat de collagène ont une bonne bio-disponibilité et sont rapidement assimilables.

Bénéfices de l’hydrolysat de collagène de poisson

L’hydrolysat de collagène issu de peau de poisson agit de différentes manières sur les tissus du corps.

1. Confort des articulations

Le collagène est présent dans les cartilages, os, tendons et ligaments qui sont des tissus très sollicités et cruciaux au niveau des articulations. L’hydrolysat de collagène apporte les peptides appropriés permettant leur entretien et leur régénération.

On pense que le collagène de poisson fournit les éléments indispensables permettant de renforcer les tissus ligamentaires, voire osseux et tendineux, réduisant de ce fait les tendinites, arthrites et autres inflammations.

Une étude de 2009 a mis en évidence que la prise quotidienne de 10 grammes d’hydrolysat de collagène pendant au moins 6 mois diminuait les symptômes de l’arthrose, réduisant la douleur et l’inconfort, et améliorant la souplesse par rapport à un placebo [3].

2. Densité osseuse

On observe un intérêt croissant pour l’utilisation d’un hydrolysat de collagène dans le traitement de l’ostéoporose. Rappelons que la trame osseuse est constituée de fibres de collagène.

Lors d’un essai clinique, 108 femmes ménopausées souffrant d’ostéoporose ont reçu 10 grammes de collagène pendant 24 semaines. Le collagène a renforcé et prolongé l’effet de l’hormone prescrite pour contrer la perte osseuse, la calcitonine [4].

Une étude japonaise a démontré que l’administration de collagène par voie orale à des rates sans ovaires augmentait la densité osseuse mesurée au niveau du tibia [5].

Récemment, une équipe de chercheurs japonais a observé que la consommation de gélatine augmentait la densité osseuse chez les animaux [6].

Pour que l’os puisse se renforcer, il est nécessaire que la trame protéique de collagène soit abondante.

L’apport d’hydrolysat de collagène de poisson remédie au risque de dégradation du tissu osseux due à la dégénérescence de la microstructure de l’os (réduction de la masse osseuse, détérioration architecturale du tissu osseux) pouvant mener à des maladies telles que l’ostéoporose et, dans une moindre mesure, l’arthrose.

3. Santé de la peau

La peau étant formée à 80 % de collagène, elle est la première à subir les effets de la perte de l’organisme en collagène.

L’amélioration de l’hydratation de la peau a été démontrée par une étude clinique conduite en double aveugle, avec placebo, et randomisée.

Cette étude clinique réalisée par le CPCAD (Centre de pharmacie clinique appliqué à la dermatologie du CHU Hôpital Saint-Roch de Nice) a été effectuée en utilisant un hydrolysat de collagène issu de peau de poisson. Elle a mis en évidence un gain en terme d’élasticité, d’hydratation, de relief de la peau.

Après 12 semaines de consommation quotidienne de l’hydrolysat de collagène, l’hydratation de la peau avait progressé de 22,8 %. Et l’élasticité s’était améliorée de 27,2 % [6].

Le collagène semble agir sur la peau comme un traitement anti-âge.

4. Entretien et régénération des vaisseaux sanguins

70 % des accidents cardiovasculaires seraient dûs à la sclérose des artères. Les travaux et les ouvrages du Dr de Lorgeril, du Pr Even et de Thierry Souccar ont déjà abordé ce thème. Mais nous manquons d’études cliniques pour confirmer ces observations médicales.

Le vieillissement et l’obstruction des artères est un processus long amorcé par l’oxydation et d’inflammation silencieuse.

Il est indispensable d’apporter les éléments qui favorisent la réparation des microlésions qui se produisent dans les vaisseaux. Elles sont hautement impliquées dans les accidents circulatoires.

Les parois des vaisseaux sanguins sont riches en collagène. Avec l’âge le collagène se raréfie, ce qui entraîne une diminution de l’élasticité et de la motricité des vaisseaux.

Des vaisseaux plus rigides vont freiner la circulation du sang. Puis des dépôts d’athérome, des déchets toxiques et autres polluants risquent de s’accumuler sur la paroi. Cela réduit le diamètre des artères et des problèmes cardiovasculaires peuvent faire surface : infarctus du myocarde, angine de poitrine, artère coronaire bouchée, athérosclérose, manque d’oxygénation, etc.

Dans un contexte préventif, l’apport régulier d’hydrolysat de collagène donne aux vaisseaux sanguins les éléments leur permettant de se régénérer pour conserver leur élasticité.

L’hydrolysat de collagène est là pour vous soutenir au quotidien dans la lutte contre le vieillissement accéléré des tissus articulaires et sanguins.

N’oubliez pas votre antioxydant

Lorsque vous cherchez à régénérer votre collagène, il est important d’éliminer les radicaux libres de votre corps grâce à des antioxydants. Si vous oubliez cette étape, vous risquez d’anéantir vos efforts.

Entre mauvaise alimentation, stress et pollution, votre corps produit sans cesse des radicaux libres. Ces substances accélèrent l’oxydation du corps, c’est-à-dire que vous vieillissez prématurément. Les radicaux libres comme l’oxygène singulet, le radical hydroxyle, et l’anion superoxyde freinent le métabolisme du collagène. Ces radicaux libres bloquent la synthèse du pro-collagène, provoquent la désorganisation, et la destruction du collagène.

Une formulation soignée

Les Laboratoires Lorica proposent une formulation de collagène de poisson particulièrement intéressante.

Cet hydrolysat de collagène vous apporte 9 des 10 acides aminés essentiels à la synthèse du collagène, en particulier la glycine, la proline et l’hydroxyproline. Il faut rappeler que le collagène de poisson apporte une plus forte teneur en acides aminés essentiels que le collagène de bœuf ou de porc.

Une fois le collagène ingéré, votre corps s’organise pour mettre les peptides assimilés à disposition des tissus qui en ont le plus besoin.

Vous le verrez, ce complément de collagène a été conçu avec soin et sérieux :

Il est produit à partir de peaux de poissons conformes aux critères de développement durable, comme le poisson-chat. La peau est prélevée sur des poissons dont les filets sont utilisés dans le domaine agro-alimentaire. Aucun poisson n’est donc pêché à la seule fin de produire du collagène.

Ce complément de collagène est garanti sans OGM, et sans conservateurs. Il n’a pas été soumis à des traitements thermiques, ni stérilisé par irradiation, ce qui garantit sa qualité. Il ne contient pas de purines, ces substances qui provoquent des excès de protéines difficiles à éliminer, comme l’acide urique et d’autres dérivés azotés.

Eléments différenciants

En plus de l’hydrolysat de collagène, la formule Lorica adjoint des vitamines et oligo-éléments qui aident à la reconstruction du collagène. Il vous offre plus qu’un simple complément de collagène marin (ce qui justifie son prix).

1. Antioxydant

Nous l’avons signalé, il est important de lutter contre l’oxydation du corps lors d’une supplémentation en collagène. C’est pourquoi cette formule contient des antioxydants (zinc, manganèse, cuivre, sélénium, vitamines B2, C et E) qui contribuent à la protection des cellules contre le stress oxydatif responsable de l’altération et du vieillissement des tissus, en détruisant le collagène.

2. Silicium pour renforcer la trame du collagène

Vous trouverez aussi du silicium, un composant essentiel du tissu conjonctif. Il est sous la forme d’acide ortho-silicique stabilisé par du collagène marin. Il s’insère dans la structure du collagène en réalisant des ponts de liaison solides entre les acides aminés pour assurer un bon tramage des fibres collagéniques, en leur conférant à la fois bonne rigidité et souplesse.

3. MSM pour avoir des cellules saines

Cette formulation contient aussi du MSM (Méthyl-Sulfonyl-Méthane), un composé soufré naturel entrant particulièrement dans les articulations où il participe à la synthèse du sulfate de chondroïtine, de la glucosamine et de l’acide hyaluronique. Il contribue également à maintenir en bon état la structure des protéines des tissus conjonctifs (tendons, derme, cartilage, os, cornée, parois vasculaires, etc.), en participant à la synthèse des acides aminés soufrés (cystine et méthionine) essentiels à la formation de kératine et de collagène. L’organisme doit recevoir une quantité suffisante de soufre assimilable afin de construire des cellules saines, ce qui permet de réparer et remplacer les tissus usés.

4. Hespéridine pour des veines solides

Vous trouverez aussi de l’hespéridine, un flavonoïde ayant une activité vitaminique P (cofacteur de la vitamine C). Par fixation sur le collagène, l’hespéridine est capable de diminuer la perméabilité des capillaires et d’augmenter leur résistance. La principale propriété des flavonoïdes est leur pouvoir antioxydant, ce qui leur permet de neutraliser les radicaux libres produits lors de l’inflammation, d’où son intérêt pour la protection des tissus contre les effets de l’âge.

De plus, l’hespéridine est un inhibiteur des COMT (Catéchol-O-Méthyl Transférase), enzymes de dégradation des catécholamines. Suite à cela, l’augmentation de la concentration des catécholamines, dont fait partie l’adrénaline, va permettre la vasoconstriction des vaisseaux qui favorise le retour veineux.

5. Des vitamines et des oligo-éléments toujours utiles

Cette formulation contient aussi des vitamines et oligo-éléments :

La vitamine C, qui contribue à la formation de collagène entrant dans la structure des os, des cartilages, des dents, des gencives et de la peau.

Le manganèse, qui participe à la formation des tissus conjonctifs, et le cuivre pour leur entretien.

Le molybdène, qui contribue au métabolisme des acides aminés soufrés, les folates (vitamine B9) à la synthèse des acides aminés et de l’homocystéine (avec les vitamines B6 et B12). De plus, le zinc contribue à la synthèse des protéines (avec la vitamine B6).

Le zinc, qui contribue aussi à l’entretien des os (avec le manganèse), des ongles, des cheveux (avec la vitamine B8), d’une peau saine (avec les vitamines B2, B3, B8, A), le cuivre à leur pigmentation, le sélénium à leur entretien, et les vitamines A, B2, B3 et B8 au bon entretien des muqueuses.

Si la formulation de collagène de poisson de Lorica vous intéresse, vous pouvez vous la procurer ici (lien cliquable).


Sources :

[1] Passeport Santé, Collagène

[2] Oesser S, Adam M, Babel w, Seifert J.Oral administration of (14)c labeled gelatin hydrolysate leads to an accumulation of radioactivity in cartilage of mice (C57/BL), J.Nutrition.1999 Oct; 129 (10); 1891-S.

[3] A randomized controlled trial on the efficacy and safety of a food ingredient, collagen hydrolysate, for improving joint comfort. Benito-Ruiz P, Camacho-Zambrano MM, et al. Int J Food Sci Nutr. 2009 Feb 12:1-15.

[4] Adam M, Spacek P, Hulejova H, Galianova A, Blahos J. Postmenopausal osteoporosis. Treatment with calcitonin and a diet rich in collagen proteins. Cas Lek Ces 1996;135:74–8).

[5] Nomura Y, Oohashi K, Watanabe M, Kasugai S. Increase in bone mineral density through oral administration of shark gelatin to ovariectomized rats. Nutrition 2005;21:1120–6).

[6] Koyama et al. Ingestion of gelatin has differential effect on bone mineral density and body weight in protein undernutrition. J.Nutrition.Sci.Vitaminol. 2001, 47, 84-86).

[7] Evaluation of Naticol® (fish collagen peptides) on Japanese customer’s panel and evaluation of the anti-aging potential of Naticol® (fish collagen peptides) on the ageing signs of the face of Asian volunteers, Spring 2012, CPCAD, CHU Hôpital Saint-Roch de Nice


 

Le silicium organique

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Le silicium organique est une des « tartes à la crème » de la santé naturelle.
Dans tous les salons bio, vous trouvez des stands animés par des commerciaux professionnels vantant ce produit « miracle » pour soigner à peu près toutes les maladies.
La vérité, comme toujours, est plus compliquée. Peu de recherches scientifiques ont été faites sur les vertus thérapeutiques du silicium, et même ceux qui croient en ses bienfaits sont incapables d’expliquer comment il agit ou pourquoi il ferait du bien à l’organisme.
Le résultat est une guerre de l’information sur Internet.
D’un côté, des journalistes balayent d’un revers de la main les fabricants comme les utilisateurs de silicium organique, accusant le produit d’être inutile voire dangereux. Un exemple fort est celui du journal Sciences & Avenir (1), qui, manifestement, ne croit pas du tout aux vertus du silicium… Mais le journaliste ne fait que répéter le discours des autorités sanitaires françaises (AFFSAPS) et européennes (EFSA), ce qui est un peu court quand on connaît leur degré d’ouverture intellectuelle.

En face, vous avez une prodigieuse abondance de témoignages personnels attestant des effets incroyables de ce produit. Vous en avez un aperçu en allant lire les commentaires de ce même article de Sciences & Avenir, où le journaliste se fait assaillir de critiques par ses propres lecteurs, qui semblent, eux, avoir bel et bien essayé le produit, et en avoir bel et bien observé les bienfaits !

En tout cas, le silicium organique est un produit sulfureux, notamment du fait des nombreuses affaires liées à ses inventeurs, le chimiste Norbert Duffaut et le géologue Loïc Le Ribault, qui fut l’un des premiers utilisateurs en France du microscope à balayage électronique. Le premier a été retrouvé mort en 1993 (la police conclura à un suicide), le second a été emprisonné et accusé de toutes sortes de fraudes, en particulier d’avoir prétendu améliorer le produit créé par Norbert Duffaut et l’avoir commercialisé en multipliant son prix par douze, sous le nom de G5. Pour tout savoir au sujet de cette ténébreuse affaire, lire « Loïc Le Ribault et le G5 : l’aventure du silicium organique ». (2)

Il n’en reste pas moins que le silicium organique est peut-être une solution très intéressante pour les personnes soignant l’arthrose, et pourrait soigner de nombreuses autres maladies, comme l’ostéoporose, l’athérosclérose (lésions des artères augmentant le risque d’infarctus), de nombreux problèmes de peau et de cheveux, et renforcer le système immunitaire. C’est pourquoi nous lui consacrons aujourd’hui un article approfondi.

Les origines du silicium organique

Le sable, le quartz, et de nombreuses roches sont faites à base de silicium, qui est le deuxième élément le plus abondant dans la croûte terrestre, après l’oxygène et avant l’aluminium.

Or, il se trouve que vous avez aussi du silicium dans votre corps, et singulièrement dans vos tissus conjonctifs, c’est-à-dire les os, le cartilage, la peau et les tissus de soutien.

Le silicium est même un des principaux minéraux présents dans le corps humain : l’organisme en contient environ 7 grammes, contre 2 grammes pour le zinc et 4 grammes pour le fer, pourtant très importants eux-aussi.

Avec l’âge, les réserves de silicium diminuent de façon inquiétante. Et l’alimentation moderne, comme d’habitude, aggrave les choses puisque nous ne consommons plus beaucoup d’aliments riches en silicium : enveloppe des céréales, fruits et légumes de qualité, eau de source. L’eau du robinet, en particulier, est aujourd’hui systématiquement floculée par l’aluminium qui enlève une grande partie des silicates.

Or, le silicium est nécessaire pour la biosynthèse de nombreuses molécules comme le collagène, l’élastine et l’acide hyaluronique, éléments essentiels des cartilages, des os, de la peau et du système immunitaire. Le silicium intervient également dans la constitution des cheveux et des ongles.

Passons en revue brièvement ses effets sur les différentes maladies :

Comment le silicium pourrait soigner plusieurs maladies

Arthrose : le silicium est indispensable à la synthèse des glucosaminoglycanes, qu’on trouve en abondance dans le cartilage. Le déficit en silicium peut donc provoquer de l’arthrose, qui est causée par un problème de régénération du cartilage. Des études sur les cartilages embryonnaires montrent que leur croissance est liée à la présence de silicium, qui catalyse la prolyl-hydroxylase, indispensable à la biosynthèse du collagène et des glucosaminoglycanes.

Maladies cardiovasculaires : le silicium intervient dans la synthèse et l’arrangement des fibres d’élastine et de collagène constitutives des parois artérielles, dont elles améliorent la souplesse. Il serait donc un excellent protecteur contre l’athérosclérose, une maladie cardiovasculaire pouvant provoquer l’infarctus, et diminue l’hypertension. Les analyses de la composition d’artères saines et d’artères fortement lésées par l’athérome ont clairement montré une baisse du taux de silicium dans les artères malades.

Problèmes de peau : plus la peau est riche en silicium, plus elle est souple, épaisse, peu ridée, et cicatrise facilement. En effet, le derme, tissu qui se trouve sous la peau et la nourrit, comporte une matrice extracellulaire qui est constituée de fibres de collagène, d’élastine et de glycosaminoglycanes. Comme nous l’avons vu, le silicium est indispensable à la constitution et au renouvellement de ces fibres. Une faible teneur en silicium est aussi associée aux problèmes de peau comme le psoriasis.

Cheveux : le silicium prévient la chute des cheveux et pourrait favoriser la repousse, en intervenant sur les phanères.

Une substance intéressante contre le vieillissement

Le silicium est donc un outil clé pour lutter contre le vieillissement :

  • le vieillissement au niveau articulaire avec l’arthrose ;
  • le vieillissement osseux avec l’ostéoporose ;
  • le vieillissement de la peau, avec les rides et les problèmes de cicatrisation ;
  • le vieillissement des artères avec l’athérosclérose.

Différentes études ont montré qu’il y a décroissance importante des taux de silicium, pouvant atteindre 80 %, notamment au niveau de la peau et des artères avec l’âge, et en particulier à partir de la ménopause chez les femmes.

Faut-il pour autant vous jeter sur le premier tas de sable venu, pour reconstituer vos réserves de silicium ?

Suffit-il de manger du sable pour rétablir l’équilibre ?

Hélas non, ce n’est pas si simple. Le sable contient énormément de silicium, mais il s’agit de silicium minéral, c’est-à-dire oxydé et inerte. Il n’a probablement aucune valeur thérapeutique puisqu’il ne peut pas être assimilé par l’organisme.

J’écris « probablement » car, curieusement, il existe en Afrique du Nord une vieille tradition d’enterrer dans le sable les personnes souffrant de rhumatismes. Or, selon Loïc Le Ribault, les grains de sable auraient justement à leur surface une petite couche de silicium organique, c’est-à-dire actif et assimilable par le corps, et notamment efficaces contre l’arthrose, l’ostéoporose, les problèmes de peau et l’athérosclérose.

Ces affirmations n’ayant cependant jamais été prouvées par des recherches indépendantes, nous les laisserons de côté ici. Revenons au sable, donc.

Si vous mangez du sable, vous n’avez aucun effet bénéfique à attendre car celui-ci sera de toutes façons évacué par votre corps sans être assimilé.

Mais le silicium se trouve également dans la nature sous forme « colloïdale », c’est-à-dire par microparticules en suspension dans un liquide, comme la sève de certaines plantes : l’ortie, la prêle, le bambou.

Toutefois, même sous forme « colloïdale », il s’agit toujours d’une forme minérale, très mal assimilée par l’organisme. Seul 1 à 10 % parviendra à passer la barrière intestinale. Pour la faible partie qui arrivera à passer dans votre sang, l’essentiel n’entrera jamais au niveau des cellules et du tissu conjonctif. Il sera éliminé par vos reins, dans les urines. Vous avez beau en manger 15 à 40 mg par jour, si vous avez une alimentation normale, vous ne pourrez atteindre les 2 mg par jour qui sont nécessaires.

Mais le silicium existe également sous forme organique, c’est-à-dire non oxydée (on dit « réduite »), soluble, et donc active et hautement assimilable par l’organisme, y compris au niveau cellulaire.

Pour les lecteurs qui ont des notions de chimie, il est intéressant de savoir que le silicium organique est constitué d’un groupement méthyl (1 atome de carbone et 3 d’hydrogènes), attaché à un atome de silicium, lui même attaché à une, deux ou trois liaisons alcools (-OH). Plus il y a de liaisons alcools, plus le silicium est actif.

La molécule principale utilisée en complémentation alimentaire, et développée par Norbert Duffaut, est le monométhyl Silane Triol (MMST), qui compte trois groupements alcools (le maximum).

A noter que la façon dont le silicium organique apparaît dans la nature est un mystère. Il n’existe à ce jour aucune publication abordant cette question.

Intérêt pour la santé du silicium organique MMST

Cette molécule est dotée, grâce à sa structure, d’une double polarité : elle est à la fois hydrophile, grâce à ses liaisons alcool, ce qui lui donne une bonne solubilité dans l’eau, indispensable au passage dans le sang. Mais elle est également hydrophobe, grâce à son groupement méthyle, ce qui lui donne une affinité pour les graisses, et permet le passage à travers le film protecteur de la peau.

Lorsqu’il est suffisamment dilué dans l’eau, et on ne le trouve de toutes façons dans le commerce que sous forme liquide, le MMST associé aux acides aminés ne se polymérise pas et donc ne précipite pas, ce qui garantit sa très grande biodisponibilité. Une étude rigoureuse des travaux de Duffaut conduit à choisir une concentration de l’ordre de 0,03 % pour garantir cette absence de précipitation, qui neutraliserait les effets du silicium organique.

Il reste néanmoins fragile, y compris sous cette forme. Le silicium organique MMST ne doit entrer en contact ni avec le verre, ni avec le métal. On doit éviter de l’exposer à de trop grandes chaleurs, au froid et à la lumière. Il doit être conservé à température ambiante, dans un flacon opaque, bouché, et doit être dosé directement avec le bouchon ou un doser plastique.

Dans ce cas, l’assimilation dans le sang est estimée entre 50 et 70 %, contre 5 % pour le silicium colloïdal.

Seuls 5 % de la partie assimilée sera éliminée par les urines, le reste étant utilisé par les cellules et les tissus conjonctifs, contre 50 % pour le silicium colloïdal.

Une cure apportant environ 2 mg de silicium organique par jour permettra de reconstituer les réserves, et de redémarrer la production des tissus conjonctifs, en particulier du cartilage dans le cas de l’arthrose (lorsque la destruction de celui-ci est liée à un déficit de silicium bien sûr).

Utilisation

L’usage alimentaire du silicium organique a été interdit depuis le 1er janvier 2010 sur avis de l’agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA). Il était toutefois autorisé auparavant sans effets indésirables notoires et sa commercialisation reste autorisée à condition de ne pas le présenter comme un produit alimentaire.

Le MMST peut-être utilisé sous forme de lotion. On l’applique sur la peau en imbibant une compresse. Comme il pénètre très bien dans la peau, il rejoint le tissu conjonctif le plus proche. C’était le moyen utilisé par Norbert Duffaut.

Il existe aussi sous forme de gel, plus facile d’utilisation, mais il est alors mélangé à des excipients, dont il faut vérifier qu’ils répondent aux exigences de la charte « Cosmébio » pour avoir un produit optimal.

Il est aussi diffusé sous le nom de Conjonctyl, qui est un produit à usage injectable, et qui dispose d’une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) dans tous les pays européens.

Mise en garde

Les effets très divers relatés par témoignages, le manque de connaissances sur la forme réellement active sur les cellules, et l’absence d’études sur les effets de la complémentation en silicium organique laissent une grande zone de mystère sur la manière dont agit le silicium organique.

Un aspect qui semble évident est que le silicium a une action nutritive, surtout chez les personnes âgées. Un organisme qui manque de silicium disponible perd une partie de son potentiel et certaines de ses fonctions s’affaiblissent. Lui apporter du silicium assimilable peut avoir des conséquences dans divers domaines (articulations, os, artères, peau, cheveux, système immunitaire, yeux) car le silicium intervient dans de nombreuses structures et fonctions.

Si vous êtes intéressé, vous pouvez par exemple vous rendre ici (lien cliquable), chez l’un des principaux distributeurs français, pour vous procurer du silicium organique MMST. Le G5  contient du paraben le grand format en contient mais pas le petit.

Si vous préférez vous procurer un silicium végétal, à base d’acide silicique, vous pouvez vous en procurer ici (lien cliquable).

Pour chacun de ces produits, il est conseillé d’associer à la solution buvable, un gel à base de silicium pour une application locale sur les zones les plus douloureuses.

A votre santé !

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Fixer le calcium dans vos os, pas dans vos artères

Mon commentaire:  Je vous conseille de lire le livre  de Thierry Souccar, Lait, mensonges et propagande  et Le mythe de l’ostéoporose  vous comprendrez à quel point ils vous mentent.

Par Jean Marc Dupuis    Un déficit de vitamine K dans votre organisme provoque un regrettable phénomène : le calcium quitte vos os et s’installe dans vos artères.
Tandis que vos os deviennent de plus en plus fragiles du fait d’une déminéralisation osseuse (ostéoporose), vos artères, elles, deviennent rigides sous l’effet de la calcification. Vous vous transformez en massif de corail ambulant. Votre risque cardiaque et votre risque de fracture (au col du fémur, à la hanche et au poignet) augmentent dramatiquement.
Plusieurs études ont d’ailleurs montré que les femmes souffrant d’ostéoporose après la ménopause ont aussi de plus grands risques de souffrir d’athérosclérose (1). Ce n’est pas un hasard.
A la ménopause, les hormones féminines régulent les cellules travaillant à l’entretien des os. Au moment de la ménopause, la baisse du niveau d’hormones entraîne une désorganisation de ce travail, et une fragilisation des os. Le calcium fuit des os et se dépose dans les artères.
J’ai récemment informé l’ensemble des lecteurs de Santé Nature Innovation sur le rôle fondamental de la vitamine K (cf. lettre « Allez-vous devenir un récif de corail ambulant ? »). Cette vitamine est si importante que j’ai souhaité approfondir ce sujet spécialement pour les lecteurs de Néo-nutrition.

Maximiser vos apports de vitamine K2

Pour empêcher la fuite du calcium dans vos artères, il est nécessaire de maximiser vos apports en vitamine K. Vous en trouvez en grande quantité dans les épinards et tous les légumes de la famille des choux, mais il s’agit d’une forme bien particulière de vitamine K : la vitamine K1. Celle-ci est très rapidement utilisée puis éliminée de notre organisme, tant et si bien que ses bénéfices sur la santé mettent des années ou des dizaines d’années à se faire sentir ; bien trop long pour quiconque souhaite retrouver rapidement des os et des artères en bonne santé.

Il existe aussi une deuxième forme de vitamine K, la vitamine K2, qui est active beaucoup plus fortement et beaucoup plus longtemps dans notre organisme, en particulier sous une forme particulière appelée « MK-7 ». Le problème est que cette vitamine est plutôt rare, voire très rare dans l’alimentation moderne. On en trouve uniquement dans le natto, une pâte de haricots de soja fermentée, couramment consommée au Japon mais presque introuvable en Europe.

Les Japonais de certaines régions, qui mangent du natto plusieurs fois par semaine, ont des niveaux sanguins de MK-7 bien plus élevés que les autres et également beaucoup moins d’ostéoporose et de fractures osseuses.

Il existe aussi la vitamine K2 MK-4. Moins efficace que la MK-7, elle est aussi beaucoup plus courante : on en trouve en quantité notable dans les œufs (entiers), les foies d’animaux et de poisson. Une étude japonaise de deux ans montre ainsi que la vitamine K2 MK-4 a diminué l’incidence des fractures de la colonne vertébrale de 52 % chez 120 patientes souffrant d’ostéoporose par rapport à des sujets n’ayant pas reçu de supplémentation (2).

Dans les pays occidentaux, de nombreuses personnes mangent peu ou jamais de ces produits et cela pourrait expliquer l’extrême fréquence, actuellement, des problèmes cardiaques et de la fragilité osseuse chez les personnes âgées.

Notre propre côlon (gros intestin) peut aussi produire lui-même de la vitamine K2, mais encore faut-il que sa flore intestinale soit saine et abondante. La solution la plus efficace peut alors être de prendre de la vitamine K2 sous forme de complément alimentaire. Des études cliniques ont été faites à ce sujet.

10 fois moins de fractures avec la vitamine K2 qu’avec un médicament pour les os

Une étude a comparé les effets d’un complément de vitamine K2 sur l’incidence des fractures de la colonne vertébrale de femmes ménopausées, par rapport à ceux de l’étidronate, un médicament censé produire le même effet.

Les femmes ayant pris 45 mg de vitamine K2 avaient un taux de fractures de 0,8 % contre 8,7 % pour celles ayant pris le médicament, soit dix fois moins (3).

Dans le groupe sous placebo, le taux était de 21 %.

La vitamine K2 prévient les maladies coronariennes

Le lien entre la vitamine K2 et les maladies cardiaques a été établi dans une vaste étude hollandaise en double aveugle contrôlée contre placebo, qui a porté sur 4.800 sujets suivis pendant sept ans.

Cette étude a révélé que les sujets ingérant les quantités de vitamine K2 les plus importantes dans leur alimentation avaient un risque 57 % moins important de mourir de maladie cardiaque que ceux qui en consommaient moins.

Une consommation plus importante de vitamine K2 correspondait également à moins de dépôts de calcium dans l’aorte (une mesure indirecte de l’athérosclérose), alors qu’une consommation moindre montrait une calcification modérée à sévère (4).

Un effet anticancéreux

Notons enfin que dans une petite étude japonaise portant sur 40 femmes ayant une cirrhose du foie, il a été constaté une nette différence de l’incidence de cancer entre les femmes prenant ou non de la vitamine K2 : seulement 2 sur 21 ont développé un cancer dans le groupe supplémenté, contre 9 sur 19 dans celui sous placebo (5).

Peut-être est-ce anecdotique, mais je trouve personnellement intéressant de savoir que, en plus de réduire le risque cardiaque et d’augmenter la solidité de mes os, mon complément alimentaire de vitamine K2 pourrait peut-être aussi réduire mon risque de cancer.

La vitamine D3 renforce l’action de la vitamine K2

Prendre de la vitamine D3 en même temps que la vitamine K2 permet de renforcer considérablement ses effets sur la solidité des os.

Dans une étude, 172 femmes souffrant d’os fragiles (ostéoporose) ont reçu de façon aléatoire de la vitamine K2, de la vitamine D3, l’association des deux ou un placebo quotidiennement pendant deux ans. Leur densité minérale osseuse a été mesurée au début de l’étude puis tous les six mois. L’association des deux vitamines a nettement plus augmenté la densité minérale osseuse que la vitamine K2 seule (6).

La vitamine K2 se présente sous la forme MK7 qui, nous l’avons dit plus haut, est la fraction la plus active et biodisponible de la vitamine K2.

Ce complément intéresse particulièrement les femmes qui ont passé la ménopause, ainsi que toutes les personnes qui souhaitent que leur calcium se fixe sur leurs os, pas dans leurs artères.rendez-vous ici

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Sources :

(1) Barengolts EI, Berman M, et al . Osteoporosis and coronary atherosclerosis in asymptomatic postmenopausal women . Calcif Tissue Int . 1998; 62:209-13.
Hak AE, Pols HA, et al . Progression of aortic calcification is associated with metacarpal bone loss during menopause: a population-based longitudinal study . Arterioscler Thromb Vasc Biol . 2000; 20:1926-31. Texte intégral : http://atvb.ahajournals.org

(2) Shiraki M et al., Vitamin K2 effectively prevents fractures and sustains bone mineral density in osteoporosis, J. Bone Miner. Res., 2000 Mar, 15(3):515-21.

(3) Iwamoto J. et al., Combined treatment with vitamin K2 and biphosphonate in postmenopausal women with osteoporosis, Yonsei Med. J., 2003 Oct 30, 44(5):751-6

(4) Geleijnse J.M. et al., Dietary intake of menaquinone is associated with a reduced risk of coronary heart disease: the Rotterdam Study, J. Nutr., 2004 Nov, 134(11):3100-5.

(5) Habu D. et al., Role of vitamin K2 in the development of hepatocellular carcinoma in women with vial cirrhosis of the liver, JAMA, 2004 Jul 21, 292(3):358-61.

(6) Ushioyama T. et al., Effect of continuous combined therapy with vitamin K2 and vitamin D3 on bone mineral density and coagulofibrinolysis function in postmenopausal women, Maturitas, 41(2002) 211-221.

alternative santéPar Caroline Morel                Il y a sûrement quelqu’un dans votre entourage qui souffre de fragilité osseuse ou d’ostéoporose. C’est un mal très répandu et, même si beaucoup de gens sont attentifs à ne pas souffrir de carence en calcium – les uns en se gavant de lait, d’autres en consommant des compléments – cela ne marche pas si bien, les problèmes subsistent et d’autres, en revanche, apparaissent…

Le calcium a en effet la faculté de se déposer un peu n’importe où, comme un dépôt de tartre, s’accumulant dans les trous et s’accrochant aux aspérités. Il paraît que les médecins qui font des autopsies sur les personnes âgées, constatent que certains tissus ont complètement perdu leur souplesse et qu’ils peuvent parfois être durs comme de la pierre. Cela semble normal finalement puisque de nombreuses maladies liées à l’âge, peuvent être attribuées à la calcification des tissus.

On pense immédiatement aux vaisseaux, qui se durcissent en vieillissant, mais il s’agit également de calcification lorsqu’on parle de calculs rénaux, d’arthrite, de cataracte, de sénilité et même de peau ridée. Le calcium, il faut donc s’en méfier, mais dans le même temps l’homme perd en moyenne 20% de son capital osseux entre 20 et 60 ans et la femme 40% (le moment de la ménopause accélère brutalement la perte). Et pour ralentir la dégradation il faut donc apporter quotidiennement du calcium au corps. Difficile équation à résoudre.

C’est au Japon qu’on a trouvé la solution

Au petit déjeuner, les Japonais consomment traditionnellement du natto : une pâte de soja fermentée que l’on consomme au petit-déjeuner. On l’obtient après avoir enveloppé des haricots de soja bouillis dans des feuilles de riz. Les chercheurs japonais avaient constaté que dans certaines régions du Japon où le natto est consommé plusieurs fois par semaines, les populations sont beaucoup moins touchées par les fractures osseuses, l’ostéoporose et les maladies cardiaques. Les femmes de l’est du Japon, où la consommation de natto est traditionnelle depuis des siècles, sont d’ailleurs réputées pour leur forte ossature.

Comme souvent, le secret du natto tenait dans sa fermentation. Une fermentation qui développait dans la pâte une vitamine également produite par l’organisme humain, la vitamine K2. La K2 est naturellement produite par la flore intestinale dans le côlon, lorsqu’elle est saine et abondante. Son nom vient de l’Allemand Koagulation car elle agit sur la calcification des tissus mous, leur coagulation.

Un nutriment qui joue un double rôle

C’est au Japon que les études les plus poussées sur la vitamine K2 ont été faites. C’est là qu’on a découvert que la vitamine K2, ou ménaquinone, favorise la calcification des os en stimulant l’activité de l’ostéocalcine, une protéine qui retient le calcium des aliments et le place dans la structure osseuse (d’où son nom), ce qui rend les os plus forts.

Mais la vitamine est plus complexe car on s’est aperçu qu’elle permet aussi l’activation d’une protéine, la MGP (Matrix GLA Protéine), qui évacue l’excès de calcium et conduit à la diminution des dépôts. C’est une recherche de l’Université de Rotterdam qui a démontré qu’un régime riche en vitamine K2 conduit à la diminution des dépôts de calcium dans les tissus mous (dont les vaisseaux), et cela en quelques semaines. Les patients qui se suppléaient en vitamine K2 ont vu leur risque de décès par maladie coronarienne, baisser de 50%.

Il apparaît donc que la vitamine K2 agit comme un régulateur du calcium dans les tissus, favorisant d’un côté la fixation du calcium dans la matrice même des os, et nettoyant de l’autre tous les dépôts inutiles.

Les japonaises sont-elles moins ridées ?

Une peau ridée peut être le signe d’un manque de vitamine K2 et il peut être aussi le signe avant-coureur de l’ostéoporose. C’est la conclusion à laquelle est arrivée le Dr Kate Rhéaume-Bleue, célèbre biologiste canadienne et auteur du livre : « Vitamin K2 and the calcium paradox ». Elle a constaté que les femmes ménopausées en carence de vitamine K2 avaient bien plus de rides que les autres femmes et, plus particulièrement, que les femmes japonaises dont le régime diététique est bien plus riche en vitamine K2 que les femmes occidentales. Elle a également remarqué que la carence en vitamine K2 était un facteur favorisant de la formation de varices.

C’est même bon pour les dents

Weston Price, célèbre dentiste et nutritionniste américain dans les années 30, avait sillonné le monde pour étudier la richesse nutritionnelle de populations très diverses ayant encore une alimentation ancestrale tout en ayant une belle dentition. Ses conclusions furent que tous les groupes de population qui avaient une dentition saine, avaient un important apport de vitamine K2 (alors appelé activateur X) dans leur alimentation. Grâce à une combinaison de vitamine A, D et K2 il a pu, à son retour aux Etats-Unis, réparer des dents cariées avec ces 3 nutriments au lieu de forer la dent pour la remplir de plomb ou de mercure. La vitamine K2 renforce donc aussi la structure osseuse qui maintient les dents et, le Dr Kate Rhéaume-Bleue évoque des patients lui disant que le tartre accumulé sur les dents disparaissait aussi lors de supplémentation en vitamine K2.

Où trouve-t-on de la vitamine K2 si on n’est pas japonais ?

Petit inconvénient, le natto ne sent pas bon du tout et beaucoup d’entre nous risquent d’être incommodés en le cuisinant ou en le consommant. Mais rassurez-vous, trouver des aliments dans lesquels la vitamine K2 est présente, n’est finalement pas trop compliqué lorsqu’on habite sous nos latitudes.

Vous trouverez de la K2 dans :

  • les blancs et les cuisses de poulet,
  • le bœuf haché,
  • le bacon,
  • le saumon
  • le maquereau
  • les produits laitiers (bio et non-allégés).

Si aucun de ces aliments ne vous convient (en particulier pour les végétariens) vous pouvez prendre de la vitamine K1 (normalement plutôt dédiée à la coagulation sanguine), que l’on trouve dans les épinards, le chou de Bruxelles, les brocolis ou les blettes, car cette vitamine est transformée par le corps humain en vitamine K2 (en plus faibles quantités).

Et si vraiment aucun de ces aliments ne trouve grâce à vos yeux, la vitamine K2 existe depuis une dizaine d’années seulement sous forme de complément alimentaires (vous en trouverez ici).

Cet été : vitamine K2 et soleil

Le soleil est de plus en plus présent en ces mois de printemps, vous allez donc produire de la vitamine D. Cela signifie que votre organisme va avoir plus de facilité à absorber le calcium. Il semble donc que ce soit le meilleur moment pour réaliser tout l’été des menus riches en K2.

Portez-vous mieux

4 réflexions sur “ Os, Articulation ”

  1. Je ne comprends pas pourquoi on donne des anti -vitamines K aux patients qui, ayant des plaques d’athérome, risquent un AVC ischémique ? Il semble y avoir une contradiction…

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