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L’extrait de pépin de pamplemousse

Par François Mercier;       L’extrait de pépin de pamplemousse est l’objet de nombreuses controverses depuis le début des années 2000 : études et contre-études scientifiques, bataille médiatique, arnaques commerciales juteuses…Malgré les doutes soulevés par la communauté scientifique concernant son efficacité, ce produit reste aujourd’hui un classique de la santé naturelle auquel des centaines de milliers de personnes font confiance pour renforcer leur système immunitaire, lutter contre les radicaux libres et toutes sortes d’infections.
Il était une fois le meilleur antimicrobien naturel
Au début des années 1980, Jacob Harich, un médecin, physicien et immunologiste féru de jardinage et vivant en Floride fit une observation étonnante : alors qu’il avait préparé plusieurs tas de compost pour son jardin, il remarqua que les pépins de pamplemousse étaient les seuls composants à ne pas pourrir.

Partant de cette incongruité, il décida de comprendre ce phénomène étrange et étudia en laboratoire les propriétés de ces drôles de pépins. C’était alors sans savoir que ses recherches sur le pamplemousse l’occuperaient pour le restant de sa vie !

Au cours de ses travaux, Harich isola une substance antiparasitaire et antibiotique au sein des pépins de pamplemousse.

Il réussit d’abord à convaincre les Dr Steven Otwell et Wayne Marshal, spécialistes de la microbiologie, du potentiel de l’extrait de pépin de pamplemousse (EPP) pour lutter contre les bactéries, les parasites et les champignons.

Dans les années 1990, Jacob Harich bénéficia d’une grande renommée internationale à mesure que des médecins et thérapeutes du monde entier s’intéressèrent à l’EPP et à ses effets bénéfiques pour la santé.

De nombreux ouvrages ont été consacrés à l’EPP et ont vanté ses vertus thérapeutiques (1) :

  • il est généralement présenté comme un antibiotique naturel particulièrement efficace pour prévenir et traiter de nombreuses infections (intoxications alimentaires, diarrhées, maladies parasitaires, rhume, infections de la sphère ORL, grippe, bronchite, infections urinaires…) ;
  • en usage externe, l’EPP serait efficace pour traiter un grand nombre de problèmes dermatologiques ou gynécologiques (acné, dermatites, psoriasis, verrues, mycoses, démangeaisons, infections vaginales…) ;
  • il est aussi recommandé pour renforcer le système immunitaire et lutter contre les allergies.

Porté par des laboratoires et thérapeutes convaincus de ses bienfaits, l’extrait de pépin de pamplemousse est devenu en quelques années un produit de santé naturelle incontournable pour des centaines de milliers d’utilisateurs réguliers qui l’emploient en prévention pour renforcer leur système immunitaire ou pour combattre les infections.

Cet enthousiasme grandissant fut pourtant presque totalement anéanti par une découverte proprement scandaleuse.

L’extrait de pépin de pamplemousse : une arnaque ?

En 2001, une étude de plusieurs produits à base d’extraits de pépins de pamplemousse a montré la présence d’antibiotiques de synthèse et de conservateurs industriels, notamment du chlorure de benzéthonium (un ammonium quaternaire toxique), du chlorure de benzalkonium (idem), du triclosan (un composé organochloré) et du methyl paraben. (2)

Selon cette étude, les vertus antimicrobiennes supposées des produits commercialisés à l’époque n’étaient donc pas issues de l’EPP mais s’expliquaient en fait par la présence de ces molécules chimiques utilisées pour la fabrication du produit !

Une pluie de contrôles en tous genres s’est alors abattue sur les laboratoires qui commercialisaient de l’EPP et dont certains ont dû retirer leur produit du marché. Utilisateurs trompés, laboratoires mis en difficulté, produits retirés du marché… On aurait pu croire alors que c’était la fin de la merveilleuse histoire de l’EPP.

Eh bien, pas du tout ! C’est même l’inverse qui s’est produit car, dans les années qui ont suivi ce scandale, d’autres études sont venues donner une nouvelle légitimité à l’EPP.

En 2002, une étude réalisée sur des cellules humaines a été publiée par le Journal of Alternative and Complementary Medicine et a démontré les propriétés antibactériennes de l’EPP. (3)

En 2004, une expérience sur des rats dont les résultats ont été publiés par le Journal of Physiology and Pharmacology a montré les effets protecteurs de l’EPP sur le pancréas. (4)

Plus intéressant encore, les recherches effectuées ont permis de mettre en valeur la teneur en flavonoïdes (naringine et hespérétine) de l’EPP et qui pourrait en constituer le bienfait le plus important. Ces composés antioxydants permettent de neutraliser les radicaux libres du corps, et ainsi de prévenir l’apparition des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies chroniques telles que les maladies inflammatoires, le diabète, l’obésité…

En tout cas, si l’EPP a fait l’objet d’études contradictoires au plan scientifique, il est assez troublant de constater que ses propriétés antimicrobiennes sont, depuis longtemps et avec des résultats prouvés, mises à profit dans l’agriculture biologique pour lutter contre les moisissures et les maladies fongiques des cultures, soigner les animaux qui souffrent d’infections causées par des champignons, d’affections buccales ou simplement pour stimuler leur système immunitaire.

Prenez l’EPP pour ce qu’il est et vérifiez bien ce que vous achetez

Grâce à ces nouvelles études et aux efforts réalisés par les laboratoires pour commercialiser des produits exempts des composés chimiques pointés du doigt par les études menées en 2001, l’EPP a retrouvé sa place parmi les solutions de santé naturelle les plus populaires et appréciées.

Bien que les preuves scientifiques soient encore aujourd’hui trop peu nombreuses pour confirmer de manière indiscutable les bienfaits thérapeutiques de l’EPP, celui-ci est toujours considéré par de nombreux thérapeutes et adeptes des médecines naturelles comme un produit sans équivalent dans de nombreuses situations, en particulier :

  • A titre préventif pour soutenir le système immunitaire et lutter contre le stress oxydatif grâce à sa haute teneur en flavonoïdes : cure de 3 semaines/1 mois. Pour un adulte, prendre 30 gouttes (1 cuillère à café) par jour à mélanger dans un verre d’eau ou un jus de fruits. A boire le matin de préférence. Pour un enfant, suivre le même protocole mais avec seulement une demie cuillère à café par prise.
  • Pour lutter contre les maux de l’hiver (rhume, gastro, état grippal, grippe, angine, bronchite, sinusite) et les troubles digestifs (intoxications alimentaires, maladies gastriques…) : prenez 30 gouttes (1 cuillère à café) à mélanger dans un verre d’eau ou un jus de fruits 3 fois par jour. Pour un enfant, il faut diminuer la dose de moitié (1/2 cuillère à café).
  • Contre les maux de gorge  : 3 à 15 gouttes dans un verre d’eau pour effectuer des gargarismes, 2 à 3 fois par jour.
  • En usage externe contre les champignons et les mycoses : à appliquer directement sur la partie du corps concernée.

Si vous êtes déjà un utilisateur de l’EPP ou que vous souhaitez essayer ce produit, vous devez absolument suivre ces quelques indications afin de vérifier que le produit que vous achetez est de bonne qualité :

  • Assurez-vous qu’il s’agit d’un extrait de pépins de Citrus paradisi, une variété de pamplemousse généralement importée d’Asie et qui a fait l’objet des études scientifiques sur les bienfaits de l’EPP ;
  • Préférez un produit fabriqué en Europe pour éviter les productions frauduleuses qui circulent ailleurs ;
  • Choisissez de préférence la forme liquide et produite par extraction hydroglycérinée. Cette forme est jugée plus pure et plus efficace que les comprimés ;
  • Vérifiez qu’il n’y ait aucun additif ou conservateur autres que les conservateurs classiques de type acide ascorbique, acide citrique ou sorbate de potassium. Vérifiez surtout que le produit est certifié sans chlorure de benzéthonium !
  • Pour une efficacité optimale, le produit doit contenir environ 33 % d’extrait de pépin de pamplemousse. Sa teneur en naringine, ce nutriment au puissant pouvoir antioxydant, doit être d’au moins 400 mg/100 g (en mesure par HPLC, soit environ 1200 mg en mesure UV) ;
  • Certains laboratoires commercialisent l’EPP dans des bouteilles en verre ambré. Ce peut être un atout pour la conservation du produit mais la plupart des produits sont commercialisés dans des bouteilles en plastique, ce qui à ma connaissance ne pose pas de problème particulier.

Les laboratoires ont réalisé de réels efforts au cours des dernières années pour améliorer la qualité de leurs produits à base d’extrait de pépins de pamplemousse. Vous pouvez donc trouver sans problème sur Internet ou dans des boutiques spécialisées des produits tout à fait corrects et qui répondent aux critères de qualité énoncés.

Si les informations sur le produit ne sont pas complètes, n’hésitez pas à poser toutes les questions nécessaires au vendeur pour vérifier la qualité de son produit. Il doit normalement pouvoir répondre très clairement sur chacun des points cités plus haut.

Et pour finir voici, parmi d’autres, un exemple d’EPP dont j’ai pu vérifier qu’il respecte ces critères de qualité et que vous pouvez vous procurer en vous rendant ici (lien cliquable).

Il y a aussi Produit La Vie Naturelle  l’Extrait de Pépins de Pamplemousse Originel (Lien cliquable)  et   L’extrait de pépins de pamplemousse en Livre (Lien cliquable)

Portez-vous bien,

François Mercier

 Mon Commentaire: Je trouve en générale que leurs produits sont cher, et je pense que le citrobiotic et le Citro’protect 1000 bio sont de bon produits peu onéreux.

J’aime bien le premier car en plus il contient des huiles essentielles qui permettent de lutter contre les petits rhumes comme Tea tree, thym à thymol et orange douce. Franchement, c’est celui qui m’apporte le plus, pour mes parents c’est le citrobiotic. A vous de tester.

 

http://www.diet-horizon.com/images/DH098.png

 

 

http://www.naturalforme.fr/media/catalog/product/cache/3/image/298x305/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/0/0/00309074-1-2013_07.jpg

 

 

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Sources :

(1) Secrets et merveilles du pamplemousse, Shalila Sharamon (Auteur), Bodo J. Baginski (Auteur) – Guide (broché). Paru en 03/2003

(2) Identification of Benzethonium Chloride in Commercial Grapefruit Seed Extracts – Takeoka et al. J. Agric. Food Chem. 2001, 49, 3316-3320

(3) The effectiveness of processed grapefruit-seed extract as an antibacterial agent : II. Mechanism of action and in vitro toxicity. – Heggers JP et al. J Altern Complement Med. 2002 Jun;8(3):333-40

(4) Extract of grapefruit-seed reduces acute pancreatitis induced by ischemia/reperfusion in rats : possible implication of tissue antioxidants – J Physiol Pharmacol. 2004 55(4):811-21.

 

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ailPensez aussi à la soupe à l’ail, article mis sur mon blog  Soupe à l’ail contre les virus

Autre article qui peut vous intéresser: Ce que je fais en cas de grippe

Autre article d’un autre blog pour un traitement Homéopathique, Protocole Grippe

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 Produits pour le rhume… 7 jours ou une semaine? Par Jean Yves Dionne (P)

franchementsanteEncore un très bon article de Jean Yves Dionne Dans l’édition de février 2014 du Journal de l’Association médicale canadienne, deux auteurs, GM Allan de l’Université d’Alberta et B. Arroll de Nouvelle-Zélande, ont fait paraitre les résultats de leur compilation de l’ensemble des études publiées sur les produits utilisés en prévention et/ou en traitement du rhume.(1) Le but annoncé: «rendre les preuves/données probantes compréhensibles» (making sense of the evidence). Leur objectif est louable en soi, mais leur démarche n’éclaire pas vraiment le sujet. En fait, elle le rend encore plus nébuleux…

Les auteurs ont un a priori, qui n’est pas véritablement énoncé dans leur papier, et qui fragilise grandement leurs résultats: ils postulent que les études publiées font foi de tout. Ou, si vous préférez, que si ce n’est pas prouvé, ça ne peut pas fonctionner. Cette façon d’appréhender la documentation est trop incomplète pour apporter un véritable éclairage sur le sujet étudié, particulièrement lorsqu’ils est question de produits de santé naturels ou de nutriments (voir Les études cliniques sont-elles les meilleurs outils pour évaluer les effets des nutriments?).

Se fier aux études?

Dans le cas des plantes médicinales, les erreurs de conception des études sont par trop fréquentes. Pour tirer des conclusions d’une étude sur une plante médicinale publiée dans les bases de données (Medline), il faut être capable de l’analyser pour déterminer si elle a été conçue adéquatement pour que ses résultats soient fiables. Il faut savoir si les chercheurs ont utilisé :

  • la bonne plante, la bonne variété;
  • la bonne dose;
  • des plantes fraiches ou séchées;
  • des plantes de culture biologique ou avec pesticides;
  • des plantes cueillies au moment où la concentration des actifs est optimale;
  • la bonne méthode d’extraction;
  • un produit existant validé ou un extrait maison non décrit correctement dans l’étude.

Tous ces facteurs font varier la concentration des actifs, la qualité de l’extrait et son efficacité. Cette réalité affecte autant les résultats des études que la qualité des produits sur les tablettes. Ce n’est pas parce qu’un produit a reçu son NPN (numéro de produit naturel) à l’aide d’une monographie de la DPSN (Direction des produits de santé naturels de Santé Canada) que son efficacité est garantie.

Le pire dans tout ça, c’est que les chercheurs omettent souvent de décrire le produit utilisé. Quand il s’agit d’un médicament, il est facile de s’y retrouver puisque le produit est simple: une molécule unique. Par contre, une plante ou un cocktail de nutriments ne présente jamais la même uniformité.

Produits pour le rhume

Revenons à nos moutons et examinons plus en détail quelques-uns des produits évalués dans l’étude sur le rhume.

L’échinacée

Produit La Vie Naturelle l’échinacée (Lien cliquable)

Selon les auteurs, l’échinacée n’est pas efficace.

Si on ne comprend pas la pharmacologie de cette plante, et surtout si on mélange les études qui ont utilisé un extrait de mauvaise qualité avec celles qui ont utilisé un bon extrait, il est tout à fait normal qu’on obtienne des réponses floues menant à la même conclusion que ces auteurs: ça ne fonctionne pas.

Pourtant, vous le savez, une plante est un complexe de substances aux potentiels variés. Si l’extrait que vous étudiez ne contient pas les bonnes molécules, l’étude ne peut pas donner de résultats valables. Ainsi, l’échinacée a fait l’objet de tout un lot d’études de mauvaise qualité. Par exemple, une étude effectuée en 2005 (2) a utilisé une dose trop faible (900mg) au lieu de la dose connue (3000mg par jour). Pas étonnant que les résultats aient été négatifs! D’ailleurs, dans cette étude, il n’y avait pas que la dose qui n’était pas adéquate. L’extrait lui-même ne contenait pas les bons marqueurs (molécules spécifiques à la plante)! (3) Tout ce qu’on peut conclure de cette étude, c’est qu’elle n’était pas destinée à prouver l’efficacité de l’échinacée. (voir aussi L’échinacée fait les manchettes)

Zinc

Produit La Vie Naturelle le Zinc (Lien cliquable)

OU Catalyons à boire on peut le faire commander dans son magasin bio. Zinc Catalyons

Dans l’étude qui nous concerne, le zinc a été classé comme probablement utile contre le rhume.

On constate que les possibilités de variation de ce produit sont limitées. Il existe bien plusieurs sels de zinc, mais du zinc, c’est du zinc. Par contre, on ne sait pas s’il est question de pastilles de zinc ou de comprimés; si les participants des études avaient une carence en zinc au départ ou non…

Lorsqu’on regarde les études bien faites, on peut conclure que le zinc est réellement utile. Il est particulièrement efficace contre les infections respiratoires, sous forme de pastilles. Les pastilles ont cependant un certain effet secondaire qu’il faut connaitre: le gout. Pour certains, ce gout est tellement rébarbatif qu’il cause la nausée, alors que d’autres ne le goutent même pas.

Vitamine D

Produit La Vie Naturelle le Chrome (Lien cliquable) ou

Vitamine D Diet Horizon coute moins cher mais dur moins longtemps car on en met plus, il m’est déjà arrivée d’en prendre dans les mois difficile.

La vitamine D ne serait pas efficace.

Cependant, la majorité des études sur la vitamine D dans la prévention des IVRS (infections des voies respiratoires supérieures) sont fautives:

1-    Soit les auteurs ne tiennent pas compte du taux sanguin;

2-    Soit les auteurs comparent le groupe avec supplément à un groupe qui n’est pas en carence.

Par exemple, l’étude publiée dans JAMA en 2012 arrive à la conclusion que la vitamine D n’a pas d’effet préventif.(4) Les auteurs ont pourtant donné une dose de vitamine D importante (200 000 UI par mois les 2 premiers mois, puis 100 000 UI par mois pour les 18 mois suivants.) Oui, mais… le taux sanguin du groupe contrôle (placébo) était de 29ng/ml +/- 9ng/ml (72,5nmol/l +/- 22,5nmol/l), donc un taux sanguin adéquat. Le groupe sous traitement a atteint 48ng/ml (120nmol/l). Ce taux est plus optimal, mais pour obtenir des résultats valables, il aurait fallu prendre des participants ayant des taux insuffisants au départ pour constater un effet des suppléments de vitamine D.

Ce genre d’étude n’apporte que de la confusion. Une fois compilée avec les autres, sans discernement, la résultante est évidemment que la vitamine D n’a pas d’effet préventif.(5)

Pourtant d’autres chercheurs arrivent à la conclusion que l’usage de la vitamine D (chez nous les nordiques ou chez les gens qui ont une carence ou un apport sub-optimal) procure un effet préventif des infections respiratoires d’environ 36% (OR: 0,64; IC 95%: 0,49 à 0,84). Le plus intéressant de l’analyse de ces auteurs est qu’ils ont porté une attention particulière aux types de posologies. Ils ont pu déterminer que des doses quotidiennes de vitamine D sont plus efficaces que des doses plus espacées (hebdomadaires ou mensuelles). En effet, la vitamine D quotidienne confère une réduction du risque de 49% (OR: 0,51), soit la moitié du risque, contre 14% (OR: 0,86) pour les autres posologies.(6)

Ginseng ou Cold-FX?

Produit ABC de la nature: Le GinSeng

Selon les auteurs, le ginseng ne procure pas de bienfaits évidents.

Parmi les erreurs de généralisation retrouvées dans le texte du CMAJ, on retrouve une confusion entre le produit Cold-FX et le ginseng. Les auteurs ont mis dans le même panier les études sur un produit de ginseng asiatique (Panax ginseng CA Meyer) (Ginsana) contenant des ginsénosides et celles sur le Cold-FX, un extrait breveté de polysaccharides de ginseng américain (Panax quiquefolium) sans ginsénosides. Pouvaient-ils vraiment croire qu’il s’agissait de produits similaires?

Autres produits pour le rhume

Dans cette étude, plusieurs autres produits ont été trouvés non efficaces ou peu efficaces. Je ne les verrai pas en détail ici. Consultez Rhume et grippe d’homme! et Rhume et grippe d’homme! (2ème partie) pour avoir une idée des produits utiles pour le rhume et la grippe.

La science au service de la compréhension

Les études scientifiques sont des outils merveilleux pour améliorer la compréhension, mais il faut éviter les généralisations et les trop grandes simplifications. J’ai personnellement hâte de voir des documents de ce type où l’analyse sera faite par des gens qui comprennent la pharmacologie et la physiologie des produits étudiés, et surtout, j’ai hâte que la conclusion habituelle «nous avons besoin de plus études de meilleure qualité» soit véritablement entendue.

Santé!

Références:

  1. Allan GM, Arroll B. Prevention and treatment of the common cold: making sense  of the evidence. CMAJ. 2014 Feb 18;186(3):190-9. doi: 10.1503/cmaj.121442. PubMed PMID: 24468694.
  2. Turner RB, Bauer R, Woelkart K, Hulsey TC, Gangemi JD. An evaluation of Echinacea angustifolia in experimental rhinovirus infections. N Engl J Med. 2005 Jul 28;353(4):341-8. PubMed PMID: 16049208.
  3. Blumenthal M, Farnsworth NR. Echinacea angustifolia in rhinovirus infections.  N Engl J Med. 2005 Nov 3;353(18):1971-2; author reply 1971-2. PubMed PMID: 16267331.
  4. Murdoch DR, Slow S, Chambers ST, Jennings LC, Stewart AW, Priest PC, Florkowski CM, Livesey JH, Camargo CA, Scragg R. Effect of vitamin D3 supplementation on upper respiratory tract infections in healthy adults: the VIDARIS randomized controlled trial. JAMA. 2012 Oct 3;308(13):1333-9. doi: 10.1001/jama.2012.12505. PubMed PMID: 23032549.
  5. Mao S, Huang S. Vitamin D supplementation and risk of respiratory tract infections: a meta-analysis of randomized controlled trials. Scand J Infect Dis.  2013 Sep;45(9):696-702. doi: 10.3109/00365548.2013.803293. Epub 2013 Jul 2. PubMed PMID: 23815596.
  6. Bergman P, Lindh AU, Björkhem-Bergman L, Lindh JD. Vitamin D and Respiratory Tract Infections: A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Controlled  Trials. PLoS One. 2013 Jun 19;8(6):e65835. Print 2013. PubMed PMID: 23840373; PubMed Central PMCID: PMC3686844.  (texte complet accessible gratuitement)

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