Super-Aliment

Imprimez l'article

L’arginine, super-Acide aminé, qui agit sur le coeur, les muscles, la libido féminin et masculin etc

unnamedPar François Mercier Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde [1].
L’OMS chiffre en effet à environ un tiers des décès ceux causés par les maladies cardiovasculaires telles que l’infarctus, l’angine de poitrine, l’AVC, l’hypertension…
Ce qui rend ces maladies aussi mortelles, c’est qu’elles touchent les organes vitaux mais aussi que, très souvent, elles sont découvertes trop tard ou par hasard chez des personnes apparemment en bonne santé.

Il est donc indispensable de protéger et de renforcer votre système cardiovasculaire aussi efficacement et aussi tôt que possible.

C’est ce que permet l’arginine, un simple petit acide aminé qui, par un mécanisme complexe, protège votre cœur et vos vaisseaux sanguins.

Des gaz d’échappement bénéfiques à vos vaisseaux sanguins ?

Pour une santé optimale, les composants vitaux de votre système cardiovasculaire – cœur, sang, artères, veines et capillaires – doivent travailler ensemble.

La clé du fonctionnement optimal de ce système complexe est la circulation sanguine.

Votre coeur est comme le moteur de votre corps et votre sang est une sorte de carburant nutritif qui alimente tous vos organes vitaux et garantit que chacun a les moyens de fonctionner normalement.

Pour que votre sang puisse circuler de manière fluide et à bonne vitesse partout dans votre corps, il faut que vos vaisseaux sanguins soient parfaitement dilatés, c’est à dire suffisamment ouverts, pour permettre que les flux sanguins se fassent sans encombre.

En 1998, les chercheurs américains F. Furchgott, F. Murad et J. Ignarro ont reçu le prix Nobel de Médecine pour leur découverte sur la manière dont nos vaisseaux sanguins maintiennent une dilatation suffisante pour permettre une bonne circulation sanguine [2].

Ils ont notamment réussi à comprendre comment les cellules endothéliales qui tapissent les parois internes des vaisseaux sanguins produisent naturellement de l’oxyde nitrique.

L’oxyde nitrique est un gaz qui aide à maintenir les vaisseaux sanguins suffisamment dilatés et qui joue donc un rôle essentiel dans la fluidification de la circulation sanguine.

A cette époque, cette découverte a créé une grande stupéfaction dans les milieux scientifiques car l’oxyde nitrique était alors principalement connu pour être un polluant de l’air formé par la combustion d’azote et que l’on trouve notamment dans les gaz d’échappement des voitures.

Toutefois, l’oxyde nitrique produit naturellement par votre corps n’a évidemment rien à voir avec les conséquences néfastes des gaz d’échappement.

Bien au contraire.

En facilitant la circulation sanguine, l’oxyde nitrique produit par votre organisme est même essentiel au maintien en bonne santé de votre système cardiovasculaire.

Arginine : la clé de la bonne dilatation des vaisseaux sanguins

Pour maintenir le bon fonctionnement de votre coeur, de vos artères et de tous les organes vitaux qui composent votre système cardiovasculaire, il faut donc que votre corps produise suffisamment d’oxyde nitrique afin de maintenir vos vaisseaux sanguins bien dilatés.

C’est ici que nous retrouvons l’arginine, un acide aminé connu depuis la fin du XIXème siècle mais dont le rôle en faveur de la protection du système cardiovasculaire n’a été compris qu’au cours des études qui ont permis à F. Furchgott, F. Murad et J. Ignarro d’obtenir le prix Nobel de médecine en 1998.

L’arginine a ainsi été identifiée comme la molécule précurseur de l’oxyde nitrique qui est fabriqué à partir de la décomposition enzymatique de l’arginine.

L’arginine est donc la matière première de l’oxyde nitrique.

Si vous en manquez, vos cellules endothéliales ne seront plus en mesure de créer assez d’oxyde nitrique, ce qui entraînera le rétrécissement de vos vaisseaux sanguins.

Votre circulation sanguine sera fortement contrariée et vos organes vitaux seront moins bien irrigués causant ainsi toutes sortes de dérèglements de votre système cardiovasculaire et augmentant votre risque de maladie.

En 2004, le Journal of Nutrition de l’American Society for Nutritional Sciences a mené une vaste revue des études scientifiques menées sur l’arginine et l’importance de son rôle [3].

Cette étude a ainsi permis de valider les propriétés de l’arginine dans le maintien d’un système cardiovasculaire sain.

Ainsi il a été démontré que l’arginine :

  • augmente la vitalité de vos vaisseaux sanguins,
  • joue un rôle essentiel dans le maintien d’un fonctionnement sain de votre endothélium vasculaire (paroi des vaisseaux),
  • favorise la dilatation des vaisseaux sanguins et la production de l’oxyde nitrique créé par votre endothélium vasculaire.

D’autres recherches récentes suggèrent que l’arginine pourrait également contribuer au soutien de votre système immunitaire [4]. Un manque d’arginine pourrait en effet désensibiliser des composantes importantes de globules blancs appelés neutrophiles et qui jouent un rôle vital dans la réponse immunitaire.

Comme pour de nombreuses autres fonctions de votre organisme, l’activité de l’arginine a tendance à diminuer avec l’âge entraînant un ralentissement de votre production naturelle d’oxyde nitrique et donc un affaiblissement de votre système cardiovasculaire dans son ensemble.

Avec l’âge et quel que soit votre état de santé général, il est donc nécessaire d’augmenter votre taux d’arginine pour préserver et renforcer votre santé cardiovasculaire.

Comment augmenter votre taux d’arginine

Pour augmenter votre taux d’arginine, vous pouvez augmenter votre consommation d’aliments riches en cet acide aminé : viande rouge, volaille, poisson, légumineuses, riz brun, avoine, sarrasin, noix. Toutefois, même avec une alimentation riche en arginine, il sera difficile de savoir quelle quantité de cet acide aminé sera effectivement absorbée par votre organisme car votre corps le métabolise et l’élimine très rapidement.

C’est pourquoi il existe de nombreux suppléments nutritionnels d’arginine contribuant au maintien d’un taux d’arginine suffisant pour agir favorablement sur votre système cardiovasculaire. Prendre de l’arginine sous cette forme vous permet d’absorber facilement les doses nécessaires validées par la recherche scientifique et qui se situent entre 500 mg et 1500 mg d’arginine pure par jour.

Si vous le pouvez, je vous recommande de prendre votre supplément en plusieurs fois. Par exemple, matin, midi et soir pour un supplément dosé à 500 mg par gélule, soit 1500 mg par jour.

De cette manière, vous prolongez les effets de l’arginine et augmentez son efficacité pour vous protéger contre les maladies cardiovasculaires grâce à son action sur :

  • la dilatation des vaisseaux sanguins,
  • l’amélioration de la circulation sanguine dans votre corps,
  • le maintien des niveaux de pression artérielle dans les standards recommandés,
  • le renforcement global de votre système immunitaire.

F1010020Bonjour à tous, en dessous vous avez le lien de François mercier. Ne connaissant pas cette marque proposé par Mr Mercier, je vous propose une autre marque de complément alimentaire que je connais bien pour utiliser quotidiennement ce produit: http://www.naturalforme.fr/source-de-vie-adulte.html Ce qui m’évite d’en acheter beaucoup d’autre.  Disponible en magasin bio aussi. Et pour ceux qui se pose la question oui il y a de l’orge mais c’est dans une moindre mesure tolérable par le corps.    Donc pour en revenir à nos compléments voilà le site sur lequel vous pouvez commander L-Arginine 500 mg Nature’s Plus 90 Gélules,  il coûte un peu plus cher de 1.78 € sans les frais de port mais j’ai plus confiance dans ce laboratoire. Voilà c’est mon avis. A oui je n’ai pas d’affiliation avec eux. A bientôt.

Pour ceux qui souhaitent se procurer un supplément nutritionnel d’arginine, vous pouvez vous rendre ici (lien cliquable).

Ce produit naturel a pour avantage de ne contenir aucun agent conservateur et d’être sans gluten, sans lactose et sans caséine. Une gélule est dosée à 500 mg d’arginine.

Si vous avez 50 ans ou plus, je vous conseille de prendre une dose de 1500 mg par jour, soit 3 gélules, afin de pallier les effets du vieillissement sur le taux d’arginine. Surtout si vous consommez peu d’aliments riches en arginine.

A cette dose, il n’y a pas de il n’y a pas de contre-indication particulière ni d’effets indésirables connus.

Si vous souffrez de problèmes cardiovasculaires et que vous avez déjà un traitement, vous devez bien entendu demander conseil à votre médecin avant d’entamer une cure d’arginine.

Portez-vous bien.

PS : Notez que l’arginine est également de plus en plus souvent employée pour traiter pour traiter les dysfonctions sexuelles de l’homme et de la femme [5].

L’oxyde nitrique, en dilatant les vaisseaux sanguins, favorise l’afflux de sang nécessaire à l’érection. Dans une étude sur des hommes ayant des problèmes d’érection et un faible taux d’oxyde nitrique, l’administration de 5 g d’arginine par jour a permis l’augmentation des niveaux d’oxyde nitrique de ces hommes et une amélioration de la qualité de l’érection a été observée.

Chez la femme ménopausée, une étude menée laisse penser que l’arginine pourrait également avoir en effet stimulant sur la libido.

Ces quelques résultats positifs seraient liés à l’action de l’arginine et de l’oxyde nitrique dans l’amélioration de l’afflux sanguin au niveau des organes sexuels. Toutefois, il faudrait mener d’autres recherches pour valider sans équivoque l’utilité de l’arginine dans le traitement des dysfonctionnements sexuels.

Rendez-vous ici pour vous procurer un supplément nutritionnel d’arginine (lien cliquable).

Sources :

[1] Maladies cardio-vasculaires

[2] Endothelium-Derived Relaxing Factor: Discovery, Early Studies, and Identification as Nitric Oxide

[3] J. Nutr. October 1, 2004 vol. 134 no. 10 2748S-2751S

[4] Moriguti JC, Ferriolli E, et al. Effects of arginine supplementation on the humoral and innate immune response of older people. Eur J Clin Nutr. 2005 Dec;59(12):1362-6.

Provinciali M, Montenovo A, et al.Effect of zinc or zinc plus arginine supplementation on antibody titre and lymphocyte subsets after influenza vaccination in elderly subjects: a randomized controlled trial. Age Ageing. 1998 Nov;27(6):715-22.

[5] Chen J, Wollman Y, et al. Effect of oral administration of high-dose nitric oxide donor L-arginine in men with organic erectile dysfunction: results of a double-blind, randomized, placebo-controlled study.BJU Int. 1999 Feb;83(3):269-73.

Klotz T, Mathers MJ, et al. Effectiveness of oral L-arginine in first-line treatment of erectile dysfunction in a controlled crossover study.Urol Int. 1999;63(4):220-3. Meston CM, Worcel M. The effects of yohimbine plus L-arginine glutamate on sexual arousal in postmenopausal women with sexual arousal disorder.Arch Sex Behav. 2002 Aug; 31(4): 323-32.

————————————————————–

Noni : les labos incapables de répliquer son efficacité

unnamedPar Eric Müller,
Ce n’est pas faute de moyens. Les grands laboratoires pharmaceutiques ont eu beau recruter les meilleurs spécialistes du monde, ils sont incapables d’isoler les principes actifs du noni et de synthétiser une substance qui ait la même efficacité.

Pourtant, les labos savent bien que le premier qui déposera un brevet pour une substance de synthèse aussi étonnante que le noni gagnera le pactole. Heureusement, ce jour est loin d’être arrivé.

Pourquoi une telle effervescence autour du noni ?

C’est au XVIIIe siècle, grâce aux explorations du Capitaine Cook dans le Pacifique, que l’on découvrit l’existence du noni.

Appelé aussi arbre à fromage – à cause de son odeur – ou mûrier indien, c’est un arbre de taille modeste (3 à 6 m) qui pousse le long des plages du Pacifique, en particulier à Hawaï. Depuis plus de 2 000 ans, les autochtones utilisent ses fruits, ses fleurs, ses feuilles, son écorce et ses racines pour soigner leurs maux. On a dénombré une quarantaine de remèdes traditionnels à base de noni.

L’effet stimulant du noni sur le système immunitaire a conquis le monde entier dès les années 70. Des thérapeutes de tous horizons ont essayé puis adopté le noni. Ainsi que les labos, qui cherchent à profiter de l’engouement pour le fruit du noni afin de remplir leur tiroir-caisse.

Pour vous donner un idée de son apparence, le fruit du noni est à mi-chemin entre la figue de barbarie, la pomme de pin verte et la chenille. Les fruits mûrs sont de couleur crème, charnus et gélatineux. Leur chair a une odeur désagréable et un goût amer.

Le noni a développé au fil de son évolution des propriétés de défense tout à fait uniques et qui participent à sa renommée. Par exemple, pour croître et survivre dans un climat tropical, le fruit possède une barrière de protection contre les prédateurs, comme les moisissures. Ensuite, les graines de noni peuvent dériver pendant des mois à la surface de l’eau. Cela explique comment les nonis ont pu se propager à travers les îles de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique.

Mais revenons aux grands laboratoires.

Scopolétine ou l’échec du Big Pharma

En 1993, une étude émanant de l’Université Kao de Yokohama, au Japon, avait montré qu’une substance dans le fruit du noni était capable d’ordonner aux cellules d’une tumeur cancéreuse de stopper leur prolifération.

Or, la scopolétine du noni était connue pour avoir des propriétés semblables au noni lui-même : réduction de la pression sanguine, effet anti-inflammatoire, antifongique, antibiotique et anti-tumeur. Avec l’idée que la substance en cause était la scopolétine, le Dr Scott Gerson de l’Université d’Hawaï – un spécialiste du noni – fut chargé de synthétiser la substance active du noni [1].

Le Dr Scott Gerson travailla d’arrache-pied à purifier et isoler la scopolétine du noni pour finalement s’apercevoir qu’elle avait complètement perdu l’effet escompté. Le Dr Gerson décida alors de jeter l’éponge. Le noni défie entièrement notre connaissance de la science.

Cela signa une défaite des labos dans leur ambition de breveter les plantes pour nous les vendre à prix d’or, comme c’est le cas du saule pour l’aspirine et du cannabis.

Ne cherchez pas, vous ne trouverez aucun principe actif dans le noni

Aucun principe actif ? Alors c’est un placebo ?

Certainement pas, selon le Dr Heinicke, de l’Université d’Hawaï, qui explique cette subtilité :

« Nombreux sont ceux qui ont observé l’efficacité du noni. Pourtant, il s’est avéré difficile d’identifier le principe actif pharmacologique du noni, et ce pour une bonne raison. Le principe actif ne se trouve pas dans la plante, ni dans le fruit ! C’est seulement après avoir ingéré le remède que le principe actif se forme. [2] »

Le Dr Scott Gerson, qui possède aussi une formation en médecine ayurvédique, a pour éthique d’essayer sur lui-même les plantes qu’il prescrit à ses patients. Il fit une cure de noni à la fin de l’automne, la saison où il se sent systématiquement plus faible et sans énergie. Il fut surpris de constater que son tonus et sa santé remontèrent en flèche. Il n’attrapa ni rhume, ni grippe de tout l’hiver [3].

Beaucoup de médecins et de chercheurs ont documenté les résultats impressionnants obtenus grâce au noni. Par exemple le Dr Neal Solomon, Premier secrétaire en charge de la Santé et de l’Hygiène Mentale dans l’Etat du Maryland, et auteur à succès, qui a recensé toutes les études sur le noni.

Cependant, il n’existe pas pour l’instant de bibliographie solide sur le noni. Aucune étude vraiment probante n’a prouvé son efficacité. Il n’a pas d’effets indésirables reconnus, mais reste déconseillé aux femmes enceintes [4].

Cela dit, bien que les preuves de son efficacité ne soient pas aussi solides que d’autres substances, comme le charbon végétal, nous pensons qu’il est important de vous faire découvrir le noni. C’est un remède intéressant qui a fait ses preuves pour de nombreux malades.

40 remèdes utilisés depuis la nuit des temps

Chaque région tropicale a ses remèdes à base de noni.

En Malaisie, le jus de noni est utilisé pour soigner le diabète, la grippe, les problèmes urinaires, les douleurs menstruelles et les hémorragies.

Dans les Philippines, il est employé comme purificateur intestinal, particulièrement pour éliminer les parasites.

Dans les Caraïbes, on l’appelle « l’arbre anti-douleur » et il est prescrit en cas de fracture ou de fièvre [5].

Renforcez vos défenses immunitaires

Nous avons vu que le noni ordonnait aux cellules des tumeurs cancéreuses de se suicider. C’est un de ces atouts. En réalité, il est principalement réputé pour combattre les infections bactériennes, virales, parasitaires et fongiques. Son action consiste à stimuler le système immunitaire en améliorant l’action des cellules tueuses – les Natural Killers [5].

C’est au cours des années 80 que le biochimiste Ralph Heinicke se mit à étudier le potentiel anti-infectieux du noni. Il découvrit que le noni était riche en proxéronine. Selon lui, la proxéronine, présente en abondance dans le noni, serait transformée par l’organisme en xéronine, un alcaloïde essentiel dans divers processus immunitaires [4].

Les alcaloïdes du noni sont capables de stimuler la phagocytose. C’est le processus par lequel les macrophages, des globules blancs, attaquent et digèrent les organismes infectieux [6].

Par ailleurs, une augmentation de la xérotonine permet d’élargir les pores dans les parois cellulaires. Cela veut dire qu’elle améliore l’assimilation de tous les nutriments et la régulation des processus d’oxygénation cellulaire dans l’organisme [5].

Autres applications du noni

Le noni est également utilisé contre les maux de gorge, la grippe, l’arthrite, les rhumatismes, le diabète [5], la diarrhée, et les troubles menstruels [4].

Certains vont plus loin. Ils ont rapporté des résultats probants obtenus avec le noni en traitement de l’hypertension artérielle, des troubles digestifs, des troubles du sommeil, de la spasmophilie, de l’anxiété et des maux de tête [5].

Le noni contient 150 nutraceutiques

Prendre du noni régulièrement vous permet de renforcer votre corps en lui donnant les nutriments dont il a besoin. Le noni est riche en vitamines (B, C, E, K), en minéraux (fer, magnésium, cuivre, zinc, etc.), en oligo-éléments, en antioxydants, en acides aminés, en phytonutriments, en bioflavonoïdes et en polysaccharides (acide glucuronique, galactose, arabinose, rhamnose, glycosides et un trisaccharide d’ester). Il possède également une forte concentration enzymatique.

La synergie des composants du noni fait qu’il est adaptogène. Cela signifie qu’il fournit à l’organisme les éléments lui permettant de répondre et de s’adapter à différents désordres physiologiques en vue de conserver son équilibre global. Parce que le noni alcalinise le terrain, il est favorable à un retour vers la santé [5].

Il est particulièrement intéressant d’essayer des gélules contenant de la poudre de noni. Cette forme permet de préserver les propriétés du fruit frais, de prolonger sa conservation et de faire disparaître son goût rance naturel.

La préparation de poudre de noni

La poudre de Noni Maui est fabriquée selon un processus ancestral simple et naturel. Il faut 18 kg de fruit pour faire 1 kg de poudre. Les fruits sont cueillis semi-mûrs lorsqu’ils sont encore vert pâle. Ils sont lavés à l’eau claire puis écrasés dans une presse pour les transformer en purée.

On dépose une épaisseur de purée d’un centimètre environ sur des plateaux qui sont ensuite placés dans une machine pour la déshydrater durant 16 heures à l’air chaud. Les plaques de noni déshydraté sont ensuite écrasées en poudre. Ainsi cette dernière conserve toutes les vertus du fruit.

Au creux de l’hiver, le noni peut être une bonne manière de renforcer vos défenses immunitaires. Vous pouvez vous procurer du noni hawaïen bio ici, ou Produit La Vie Naturelle Le Noni BIo Hawaïen (Lien cliquable)


Références :

[1] Harrison, Mona, Health Benefits of Morinda Citrifolia : Tahitian noni juice, http://www.consumerhealth.org/articles/display.cfm?ID=19990303205600

[2] R. M. Heinicke, University of Hawaii, The Active Ingredient in Noni, http://www.resorthealth.com/research/active_ingredient.html

[3] Natural News, Discover the super-food power of noni, http://www.naturalnews.com/035968_superfood_noni_health_benefits.html

[4] Passeport Santé, Noni, http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=noni_ps

[5] The Different Magazine, Le jus de noni : en direct du paradis ! : http://www.thedifferentmagazine.com/index.php/cuisine/produits/le-jus-de-noni-en-direct-du-paradis.html

[6] Nutranews, Le noni, son utilisation traditionelle validée par la recherche, http://www.nutranews.org/data/pdf/numeros/fr/nutranews200704.pdf

—————————————————————————————–

LES ALKYLGLYCÉROLS : C’ÉTAIT MIEUX QUE LES OMÉGA 3 (P)

Par Dominique Vialard – Vous avez sans doute entendu parler d’un remède connu des vieux amateurs de médecines naturelles sous le nom de « huile de foie de requin du Groenland ». Un peu comme l’huile de foie de morue. Ce requin du Groenland est un monstre de 4 mètres, on laisse là bas sécher son foie dehors tellement ça pue, mais on obtient ainsi un met de choix… l’équivalent de notre fromage. Et on boit traditionnellement l’huile extraite de son foie, on dit que ça soigne tout. Si vous ne connaissez pas cette vieille pratique nordique, vous avez peut-être entendu parler des alkylglycérols extraits de cette huile de requin, des lipides qui ont longtemps défrayé la chronique comme traitements complémentaires du cancer et qui, finalement, ont été boudés par le grand public (qui leur a préféré les Oméga 3).

 

Pourquoi ? Parce que les alkylglycerols sont extraits du requin et de nombreuses personnes se privent de ce remède afin de ne pas participer au massacre des requins…

 

Sacs, chaussures, bijoux, rouge à lèvre, vaccins…
le requin est bon à tout !

 

La malédiction de ce poisson, c’est que tout est bon chez lui : la chair et les ailerons se mangent, du cartilage on fait des compléments alimentaires, avec les dents, des bijoux, avec la peau, des sacs et des chaussures et pour finir, on extrait de son foie une huile, dont le squalène qu’elle contient est largement exploité par l’industrie des cosmétiques qui en met partout (dans les lotions, les déodorants, les crèmes solaires, les baumes à lèvres, le maquillage…).

 

Avertissements

 

La triste réalité, en 2013, c’est que 3 millions de requins sont exterminés chaque année et que certaines espèces des profondeurs sont menacées d’extermination. L’extraction des alkylglycérols ne représente qu’une part très infime du business de l’huile de foie de requin, laquelle passe massivement par l’exploitation du squalène par l’industrie des cosmétiques. Mais, n’ayant nullement l’intention de participer de près ou de loin à ce massacre, je vous dirai trois choses avant d’aller plus loin :

 

1. Si l’huile de foie de requin est un précieux remède, il n’est pas nécessaire d’en abuser. C’est un produit à réserver à ceux qui en ont besoin ou à utiliser ponctuellement en prévention. Les peuplades scandinaves et du pourtour arctique qui en ont toujours consommé pour ses propriétés fortifiantes et cicatrisantes continuent à le faire de façon raisonnée, l’huile de foie étant ici un sous-produit de leur pêche et non le fruit de pratiques barbares comme le « livering » (rejet des carcasses après extraction du foie !).

 

2. Il est tout à fait possible de ne pas participer à ce massacre en se fournissant chez des laboratoires qui utilisent des espèces de requins non menacées et qui peuvent garantir que les foies employés ne sont que des sous-produits de la pêche. Ils ne sont pas nombreux mais ils existent.

 

3. Il ne faut pas confondre les alkylglycérols et le squalène dont on tire aussi des compléments alimentaires vendus sous le nom « d’huile de foie de requin »

 

Pourquoi les requins ne sont-ils jamais malades ?

 

Le requin n’a pas l’apanage des alkylglycérols (AKG) puisque ces alcools gras découverts en 1922 (et synthétisés par Robinson, prix Nobel en 1930) font aussi partie du corps humain. Le lait maternel en contient une bonne quantité et ils sont naturellement présents dans la graisse du foie, de la rate, et dans la moelle osseuse. Autrement dit dans toutes les parties stratégiques de nos défenses immunitaires. Ils y jouent un rôle-clé puisqu’ils sont entre autres à l’origine des facteurs d’agrégation des macrophages.

 

Mais dans le foie de requin, qui est un animal qui n’a pas muté depuis près de 400 millions d’années, on estime que ces alkylglycérols sont présents à 50%. Or un foie de requin de taille normale est rempli d’une centaine de litres d’huile ! Depuis longtemps intrigués par ces poissons qui peuvent vivre 100 ans sans contracter pratiquement aucune maladie grâce à ce qui ressemble à un système de surveillance immunitaire sans faille, les scientifiques s’accordent à attribuer cette résistance aux infections et aux tumeurs aux AKG.

 

Des centaines d’années d’usage traditionnel
et des dizaines d’années de constatations scientifiques

 

Les Japonais appellent l’huile de foie de requin « samedawa » : panacée. Cette appellation traditionnelle résonne avec le roman « Le vieil homme et la mer », un classique fort bien documenté d’Hemingway, où l’huile de foie de requin apparaît comme un trésor de santé : « Et de même il buvait une tasse d’huile de foie de requin chaque jour au grand pot qu’il gardait dans sa cabane, là où la plupart des pêcheurs gardent leur matériel. La plupart des pêcheurs en haïssent le goût. Mais il n’y avait rien de pire que de se lever aux heures où ils se levaient, et c’était ce qu’il y avait de meilleur contre les rhumes et les grippes, et bon pour les yeux aussi. ».

 

Dans la médecine traditionnelle scandinave, et ce depuis les Vikings, l’huile de foie de requin a toujours eu une place de choix. On l’utilisait surtout pour les problèmes digestifs mais aussi pour traiter des situations aussi particulières qu’un gonflement des ganglions lymphatiques.

 

En 50 ans, il y eu des centaines d’observations scientifiques réalisées. Il ne s’agit peut-être « que » d’études in vitro ou sur des animaux mais cette littérature est très documentée.

 

Voici donc ce qu’il faut retenir de l’action de ces précieux « messagers » du système immunitaire :

 

– Les AKG jouent un rôle important vis-à-vis des macrophages (globules blancs) mais ils participent aussi à l’activation et la modulation de la production des globules rouges et des plaquettes.
D’où leur intérêt dans le traitement des maladies du sang ainsi que dans la réparation des dégâts hématologiques liés aux irradiations.

 

– Les AKG sont aussi à l’origine des plasmogènes qui sont des antioxydants et des modulateurs de la fluidité des membranes cellulaires. A ce niveau membranaire, les AKG présentent la capacité d’inhiber une protéine, la Kinase C, impliquée dans la prolifération cellulaire anarchique.
D’où leur intérêt dans l’action préventive des terrains cancérigènes.

 

– Les AKG interviennent dans l’activation et la modulation du facteur d’agrégation plaquettaire (PAF) qui joue un rôle crucial dans la maîtrise des réponses inflammatoires.
D’où leur intérêt devant les rhumes, les grippes, les allergies (je connais des personnes qui en font des cures de printemps pour passer la saison des pollens), toutes les inflammations en général, l’asthme, les rhumatismes, le psoriasis…

 

Et des effets bénéfiques encore inexpliqués

 

Sur 50 ans, les utilisateurs des alkylglycerols sont évidemment nombreux. C’est à travers cette expérience populaire non négligeable qu’ont été rapportés des effets inattendus qui trouvent difficilement, pour le moment, une explication claire.

 

Il apparaît par exemple que les alkylglycerols sont un traitement efficace de l’eczéma du nourrisson (on en met dans le biberon et c’est tout)… De nombreux consommateurs d’AKG ont eu la surprise de voir les symptômes du syndrome de Raynaud (maladie des doigts gelés) disparaître après une courte période d’utilisation. De la même manière, on ne comprend pas pourquoi les forces spéciales de plusieurs pays passent de grosses commandes d’AKG… Elles n’ont sûrement pas toutes du psoriasis…

 

En fait, on ne sait pas vraiment ce qui fonctionne dans ce produit, mais ça fonctionne, et souvent de manière imprévisible.

 

Adjuvant des thérapies anti-cancer depuis 2006

 

Les AKG sont de puissants immunomodulateurs et jouent probablement un rôle en tant que tels directement actif sur les tumeurs et les métastases. C’est ce que semble indiquer les résultats d’études menées en Suède par l’Institut de neuroscience de Göteborg qui montrent des effets cytotoxiques (entraînant la mort des cellules tumorales) des AKG sur des carcinomes ovariens, mammaires et prostatiques. Cela reste cependant à confirmer.

 

En revanche, leurs bienfaits longtemps supposés dans le traitement d’appoint du cancer ont été vérifiés cliniquement grâce à une étude menée sur 10 ans par le centre anti-cancer de Montpellier. Ses résultats, publiés en 2006, confirment d’autres travaux suédois du Karolinska Institute auquel on doit la mise en lumière des principales propriétés des AKG.
Cette étude randomisée en double aveugle contre placebo a abouti à des résultats très clairs dans le cas de la prise en charge du traitement du cancer du sein.

 

La supplémentation en AKG en accompagnement de la chimiothérapie ou des rayons :

 

  • a fait diminuer, chez 66% des femmes, les érythèmes radiques (les plaques rouges sur la peau occasionnées par les radiations),
  • a divisé par 2 les symptômes asthéniques (dépression de l’état général par affaiblissement des fonctions des organes et des systèmes),
  • a amélioré par un facteur de 5 la qualité de vie (perte de cheveux, fatigue, sommeil, humeur…) des patientes lors de leur traitement,
  • a permis de protéger l’immunité générale des patientes en empêchant la leucopénie (chute des globules blancs) et l’effondrement des plaquettes. Ce qui a eu pour effet d’éviter les infections secondaires dues à la baisse du système immunitaire consécutive aux traitements.

 

Ces effets protecteurs (observés également dans l’accompagnement du traitement du cancer du rectum et du côlon) ont poussé le Pr Henri Joyeux, cancérologue reconnu, à prescrire des AKG à ses propres patients. Les AKG n’interfèrent pas avec les traitements classiques (sinon en les favorisant) et ne provoquent aucune toxicité ou effet secondaire.

 

Un produit unique depuis 35 ans

 

Le succès des AKG ne date pas d’hier, je vous l’ai dit. Il existe donc sur le marché de nombreux produits mais tous n’ont pas la même rigueur de fabrication, et la même composition. Pour être capable de vous en conseiller un, je suis remonté aux sources de la découverte des alkylglycerols.

 

Le « père » des alkylglycerols, un Suédois, le Dr Brohult (le premier à en avoir étudié les propriétés thérapeutiques au début des années 50) a été non seulement celui qui a découvert les Omega 3 mais aussi le premier à déposer un brevet sur l’extraction des alkylglycerols. La propriété de son brevet est toujours entre des mains suédoises et appartient à la société Natumin Pharma (une herboristerie devenue un laboratoire) qui, depuis des années, n’a cessé d’améliorer le procédé d’extraction afin de préserver les 4 familles d’AKG présentes dans l’huile de foie de requin, dont les alkylglycérols méthoxy-substitués, très fragiles. Ces alkylglycérols sont vendus sous la marque Ecomer en France
Produit La Vie Naturelle Ecomer – Alkylglycérols (Lien cliquable)

 

Une pêche sous contrôle

 

Vous vous doutez que j’ai vérifié d’où venaient les requins. Une seule espèce est ici concernée, en l’occurrence abondante dans l’Atlantique nord : Squalus Acanthias ou Aiguillat commun. Cette espèce ne fait pas partie des listes des espèces marines en danger de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et les requins, bien plus petits que les requins du Groenland, sont pêchés à la ligne pour leur chair (que l’on retrouve dans les fish and ships). Simplement les entrailles, au lieu d’être jetées, sont récupérées. Rien à voir avec la pêche en grands fonds ou le ratissage des océans à l’asiatique : ici s’appliquent les quotas européens et les normes des Nations Unies relatives à la pêche durable et raisonnée.

 

Cette population de requins Squalus Acanthias est stable et n’est nullement menacée par la diffusion de l’huile de leur foie. Par ailleurs, comme les AKG sont des huiles extrêmement résistantes, elles ne souffrent pas de l’oxydation rapide qui touche généralement les huiles, ce qui permet de les conserver longtemps, autrement dit de mieux gérer la ressource.

 

Un processus de production transparent

 

L’extraction des AKG résulte d’un processus assez complexe, réalisé à des températures élevées : le premier distillat (le liquide récupéré de l’alambic) est séparé en couches ; la couche supérieure est retirée pour être traitée (lavage à la vapeur pendant 1 heure) tandis que la couche inférieure est éliminée. Cette huile lavée l’est une seconde fois avec une solution alcaline, un procédé permettant d’éliminer tous les acides gras nocifs, puis le résultat est purifié (métaux lourds, impuretés diverses) avant un dernier lavage à la vapeur (qui expurge les résidus oxydés) et l’extraction finale des AKG.

Le résultat est garanti sans métaux lourds ni produits toxiques et débarrassé au fil de ce méthodique processus du squalène, des graisses indésirables, des excès de vitamines A et D et du cholestérol du requin.
Et évidemment, il n’y a pas de colorant, aucun conservateur ou additif.

 

Gare au squalène et autres chimères…

 

Le squalène présenté aujourd’hui comme ayant les même propriétés que les alkylglycérols, est en fait un produit banal de l’industrie du requin.

 

Les alkylglycérols extraits de l’huile de foie de chimère, qui connaîssent un certain succès depuis le milieu des années 2000, s’ils sont extraits de manière sérieuse, ont peut-être les mêmes effets que les AKG de requin, mais ils n’ont jamais été étudiés. Il faut aussi rappeler que la chimère est un poisson d’abysse en voie d’extinction qui rassemble de faibles populations, qui se reproduit peu et n’est pêché que pour son foie.

 

Une tasse quotidienne, peut-être pas…

 

Après ses vertus immunitaires et ses propriétés anti-cancer, qui ont monopolisé la recherche depuis 1952 (et suscité tant de copies de l’original…), c’est désormais sur son action générale sur la santé humaine que s’orientent maintenant les chercheurs. Je ne serais pas surpris que les alkylglycérols rentrent un jour dans la panoplie des produits anti-vieillissement.

 

En attendant, à moins d’être un courageux pêcheur dans sa cabane comme Santiago qui avalait sa tasse quotidienne, il faudra vous contenter de quelques capsules.

————————————————————————————————

La Spiruline le super-aliment (P)

 

cache_4465133Par Jean-Marc Dupuis  Les super-aliments sont ces produits végétaux et parfois animaux qui fortifient, accélèrent la guérison et la convalescence des malades grâce à leur richesse nutritionnelle exceptionnelle.
Très répandus, parce que très efficaces, ce sont souvent eux qui ont été étudiés les premiers par les scientifiques, ethno-botanistes ou médecins, qui cherchaient dans la nature des solutions aux maladies des hommes.
Ces vertus hors-du-commun ne sont pas dues au hasard. Exposés à d’énormes dangers, soumis à d’immenses contraintes, ce sont des organismes qui ont su développer de complexes mécanismes de défense pour traverser les millions d’années. En les consommant, l’homme se confère ces protections.

Parmi ces produits, le plus ancien, et donc le plus fascinant, est l’Arthrospira platensis, connue sous le nom d’algue bleue ou spiruline.

Survivre en milieu hostile

La spiruline est la plus ancienne forme de vie sur notre planète : elle existait, sous sa forme actuelle, il y trois milliards d’années !

Imaginez : il y a quatre milliards d’années, la Terre n’avait pas d’océan et il n’y avait pas d’oxygène dans l’atmosphère. La planète entière était de magma en fusion, radioactive, et bombardée en permanence par d’énormes astéroïdes.

Les roches terrestres en fusion dégageaient de l’azote, du dioxyde de carbone, de l’ammoniac, du méthane, de la vapeur d’eau et ce sont ces gaz qui formaient l’atmosphère, évidemment irrespirable pour un être humain.

Peu à peu, la Terre commença toutefois à refroidir. Cela permit à la croûte terrestre de se former, et à la vapeur d’eau de l’atmosphère de condenser, produisant des pluies, qui s’accumulaient dans les cuvettes formées par l’impact des astéroïdes. Mais à intervalles de quelques centaines d’années, de nouvelles pluies d’astéroïdes frappaient la surface de la Terre, ce qui produisait un échauffement tel que la croûte terrestre fondait à nouveau.

Il y a 3,5 milliards d’années, la Terre avait assez refroidi pour que les eaux s’accumulent et commencent à former des océans.

C’est dans ce contexte extrême qu’est apparue la spiruline.

Cette micro-algue dut son salut à sa teneur astronomique en bêta-carotène, cryptoxanthine, lutéine, zéaxanthine, et autres caroténoïdes, en phycocyanine et en chlorophylle, des pigments antioxydants qui la protégeaient contre les molécules agressives. La couleur bleue exceptionnelle de la spiruline lui vient de la phycocyanine, unique colorant naturel autorisé dans les produits alimentaires.

La spiruline a donc résisté aux plus grands cataclysmes, aux rayons cosmiques radioactifs, à toutes les pollutions, maladies et prédateurs. Elle existe toujours aujourd’hui, sous sa forme originelle.

Les hommes découvrent la spiruline

Les hommes, bien entendu, se sont aperçus depuis longtemps des vertus fortifiantes de la spiruline.

Les chichimêcatlahtohqueh, seigneurs des acolhuah, une tribu aztèque, tiraient leur prestige – et leur richesse – de l’exploitation du tecuitlal, « l’or bleu » du lac Texcoco, dans l’actuel Mexique. Le tecuitlal, vous l’avez deviné, était en fait de la spiruline. Les conquistadors d’Hernando Cortès furent les premiers Européens à mettre la main sur la spiruline, lors de la conquête du Mexique en 1519.

Certaines peuplades du Sahara récoltaient également dans le Kanem et le Lac Tchad une boue bleue-verte réputée miraculeuse appelée dihé. Le dihé était traditionnellement une nourriture sacrée réservée aux seules épouses des chefs de tribus durant leurs périodes de grossesse, garantissant la naissance d’enfants forts et en meilleure santé. Il s’agissait, là encore, ni plus ni moins que de spiruline, qui fait aujourd’hui l’objet d’un vaste projet de développement au Tchad financé par l’Union Européenne et la FAO (Food and Agricultural Organization, organe de l’ONU dédié au développement agricole). (1)

Aux origines de la force

La spiruline doit sa force à son arsenal de pigments protecteurs d’une composition et d’une concentration uniques : phycocyanine lui donnant sa couleur bleue, chlorophylle (vert) et caroténoïdes (orange).

Cette richesse pigmentaire permet à la spiruline d’exploiter au mieux les rayons solaires pour produire de l’oxygène. Elle est pour cela plus de trois fois plus efficace qu’un autre végétal comme le soja, convertissant 10 % de l’énergie solaire en oxygène, contre 3 % pour le soja.

Mais la spiruline contient aussi 60 % de protéines, et c’est une mine de vitamine B12, acides gras insaturés oméga-6 à longue chaîne (acide gamma-linolénique) et acides gras oméga-3 (acide alpha-linoléique), vitamines, fer et minéraux.

Usages thérapeutiques contemporains de la spiruline

A la suite de la catastrophe de Tchernobyl, la spiruline fut administrée aux malades : il a été constaté une réduction très significative de radioactivité dans les urines et une augmentation des cellules T, (cellules intervenant sur l’immunité).

Cette substance a fait l’objet d’un brevet au Japon sur ses effets sur le système immunitaire. Selon plusieurs études japonaises, elle augmente le taux de lymphocytes.

Sa richesse en fer lui permet de répondre aux anémies. En particulier, elle contient plus de fer que le foie de veau : de 3 mg à 8 mg par 5 g (nos besoins journaliers sont de 10 mg pour les hommes qui ne perdent pas de sang et pour les femmes après la ménopause, de 16 à 20 mg pour les femmes qui ont leurs règles).

En 2001, les études de Puyfoulhoux montrent une meilleure biodisponibilité du fer de la spiruline par rapport à la viande chez l’homme. Cet élément est important car beaucoup de personnes fixent mal le fer. Les compléments alimentaires de fer eux-mêmes sont en général mal absorbés, donc peu efficaces, et provoquent souvent des problèmes de digestion (par exemple Tardyféron).

Pour toutes ces raisons, elle peut intéresser les personnes dénutries, pour cause de maladie, de vieillesse, de mauvaise alimentation chronique, ou de traitement médicamenteux lourd. Prendre deux cuillères à café de spiruline (10 g) apporte autant de fer qu’une portion de brocolis, de caroténoïdes qu’une carotte, et de protéines qu’un œuf.

Les malades du cancer peuvent prendre de la spiruline et ainsi bénéficier de ses effets anti-radioactifs, détoxifiants, et favorisant le taux de lymphocytes (globules blancs) et cellules-T (cellules immunitaires de grande importance), qui sont détruites par la chimiothérapie.

Selon Schwartz and Sklar (1987), le béta-carotène de la spiruline a des actions inhibitrices sur la carcinogénèse du cancer chez le hamster. Les défenses immunitaires seraient, d’après eux, stimulées pour contrer les cellules malignes, et ce à faibles doses d’extrait de spiruline.

Où trouver et comment utiliser la spiruline

La spiruline est aujourd’hui cultivée de façon contrôlée partout où le climat le permet : Chili, Chine, Cuba, Inde, Afrique de l’Ouest, Grèce (en serres géothermiques), Mexique, Tchad, etc.

On la trouve facilement en boutique bio, où elle se présente sous forme d’une poudre bleu-vert déshydratée, en vrac ou en capsules. Si vous l’achetez en vrac, vous pourrez la mélanger à vos aliments : soupes, purées, boissons, desserts.

La spiruline étant très concentrée, commencez par une dose de 1 g par jour (un quart de cuillère à café) durant la première semaine puis augmentez progressivement la dose jusqu’à 5 à 10 grammes par jour (10 grammes pour les personnes qui mangent très peu de légumes du fait de leur état de santé).
Produit La Vie Naturelle la Spiruline (Lien cliquable)

Vous pouvez également effectuer une cure de spiruline sous la forme de compléments alimentaires en comprimés en vous rendant ici (lien cliquable). Sous cette forme, la posologie sera de 7 comprimés en cure d’attaque matin et/ou midi pendant 20 jours puis 2 comprimés par jour en cure d’entretien pendant 2 mois.

Je vous conseille celle-ci qui est naturel et des P-O dans le 66 http://www.lechantdeleau.fr/ Neptunya

Au début de la cure de spiruline, certains problèmes digestifs peuvent apparaître. Il convient dans ces cas de réduire les doses et de les augmenter au fur et à mesure, le temps que l’organisme s’habitue.

Elle peut servir d’aliment de base à l’être humain mais il est faux de dire, comme certains, que la spiruline pourrait représenter une source illimitée de nourriture pour l’humanité. En effet, malgré sa richesse en nutriments, elle est faible en calories. Son intérêt est en revanche incontestable pour combattre la malnutrition dans les pays pauvres, et c’est d’ailleurs en ce sens que travaillent plusieurs organisations internationales.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *