Le lait maternel, le meilleur des vaccins Par le professeur Henri Joyeux

by Neptunya | 16 juin 2016 15 h 32 min

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La prévention santé par le Pr Henri Joyeux

by Neptunya | 11 mai 2016 14 h 09 min

yaya=produits laitiers Lire la suite

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Tout est bon dans l’olive et l’huile d’olive Par Henri Joyeux

by Neptunya | 14 avril 2016 14 h 44 min

header-joyeuxTout est bon dans l’olive et l’huile d’olive :

C’est un aliment, un médicament, un cosmétique – comme le disent excellemment mes amis Raphaël et Babeth Colicci du comité éditorial de la belle revue ”Fruits Oubliés, relais pour le maintien de la diversité fruitière” [1].

Hippocrate 500 ans avant J.C. le savait déjà. Les peuples méditerranéens en consomment jusqu’à 30 litres par an et par personne. Et nous ne connaissons pas encore la totalité les 230 composés de l’huile d’olive. Ce qui est sûr c’est que les olives et leurs huiles sont excellentes pour la santé et en particulier pour notre cerveau.

Natures, les olives gagnent à être dessalées avant consommation – pour le goût, mais aussi pour le cœur et les reins en cas d’hypertension.

Pour les huiles, un seul choix évidemment, les huiles vierges extra ou mieux vierges et issues de l’agriculture biologique. Ne jamais consommer les huiles industrielles extraites à chaud avec des solvants et issues d’olives traitées à outrance avec des produits chimiques.

Attention de ne pas les faire chauffer, bien qu’elles supportent une température de 180°C, mais jamais à plus de 210°C où elles deviennent cancérigènes. Si l’huile chauffée fume, il faut la jeter.

Choisir les huiles de terroir, à fortes typicité comme le précise Raphaël, en connaissant la récolte et la trituration des fruités verts (olives ramassées non matures, aux arômes d’herbes, artichaut..) ou des fruités mûrs (olives matures aux arômes de fruits compotés..)

Au petit centre d’Oléothérapie [2] de Raphaël et Babeth, rien n’est gaspillé. Quand on presse les olives, on obtient 10 à 20 % d’huile, 30 % de ”grignons” qui sont des déchets solides et 50 % des déchets liquides nommés ”margines”. Cette eau contient sels minéraux, vitamines et polyphénols.

En préservant le tout, y compris les noyaux, les feuilles et les fleurs, on obtient le ”Totum d’olive”. Et voilà ce qu’ils en font : une gamme de produits cosmétiques bio et de compléments alimentaires pour la remise en forme.

L’huile d’olive protège votre cœur et vos os

Dès 1980 aux USA, les chercheurs ont démontré que l’acide oléique (56 à 83% de concentration dans l’huile) et la vitamine E (3 à 30mg/100ml), pouvaient réduire la première cause de mortalité, les maladies cardio-vasculaires, grâce à l’alimentation méditerranéenne, à laquelle il faut ajouter un verre de bon vin en fin de repas.

Quant à l’acide linoléique (acide gras essentiel oméga 6), il est dans l’huile d’olive à la même concentration que dans le lait de la maman (3,5 à 20%), c’est dire que l’enfant dès son sevrage du sein maternel, peut en consommer mélangée à sa soupe.

L’étude ”Prédimed” publiée dans le New England Journal of Médicine en 2013 a montré son efficacité dans la prévention primaire des maladies cardiovasculaires [3]. Mais attention, il faut y associer une activité physique au moins deux fois par semaine et éviter le surpoids lié à la consommation excessive de sucres raffinés et de produits laitiers. Nous en consommons en trop grande quantité, en particulier le lactose des produits laitiers qui aux sucres ajoutés se stockent dans notre corps dans le foie d’abord, responsables de la plus fréquente pathologie hépatique chez l’humain, la stéatose hépatique, ou foie gras responsable d’une grande fatigue.

Evidemment les sucres se stockent aussi énormément dans les tissus gras, sous la peau, dans les glandes mammaires des femmes et autour de la prostate des hommes, augmentant ainsi les risques de cancer du sein et de la prostate. Le surpoids dû aux sucres en excès est cancérigène, c’est désormais démontré.

A la place du beurre au petit déjeuner, mieux vaut tartiner donc avec de l’huile d’olive, que vous aurez congelée la veille, la digestibilité est bien meilleure. L’huile d’olive est de fait le plus digestible des corps gras.

De même l’acide oléique est le meilleur transporteur du calcium vers l’os pour éviter l’ostéoporose. L’Olive contient 120 mg de calcium pour 100g, soit autant que le lait de vache. La différence est que le calcium végétal peut être absorbé par le tube digestif jusqu’à 75 % alors que l’absorption du calcium animal ne dépasse pas 30 %… sauf en cas de porosité intestinale, où il devient source de nombreux problèmes de santé. L’Olive contient aussi presque autant de vitamine A (1000 UI pour 100 g) – nécessaire à notre rétine – que le beurre 1700 UI/100g et beaucoup plus que le lait de vache 25 UI/100g ou même de chèvres 70 UI/100g .

D’autres trésors de santé moins connus [4]

Il y a mieux encore, avec les polyphénols, en particulier deux puissants anti-oxydants : le Tyrosol et l’Hydroxytyrosol. Ils nous permettent de lutter contre l’oxydation, c’est à dire le vieillissement des ans, l’inflammation chronique inconsciente qui nous fragilise avec tous les stress de civilisation qui atteignent le cœur, les articulations, le squelette, la peau, le cerveau, les glandes hormonales… Bref qui peuvent être responsables autant de maladies auto-immunes de longue durée que de cancers.

Le Tyrosol est un bioflavonol, qui agit sur le système circulatoire, réduisant la viscosité du sang et donc améliorant la microcirculation dans les tous petits vaisseaux, les capillaires du cerveau, ce qui aide la mémoire et peut réduire l’insomnie.

L’Hydroxytyrosol renforce les effets de l’acide oléique, réduit le taux de cholestérol total, fluidifie le sang autant que l’aspirine sans en avoir les effets secondaires (risques hémorragiques). Il traverse la barrière entre le sang et le cerveau, et permet ainsi d’inhiber l’agrégation des protéines Tau, conséquences de la dégénérescence des neurones, bien connues des spécialistes de l’Alzheimer.

L’Oléocanthal (ester de Tyrosol pour les spécialistes) associé aux deux précédents est capable de réduire les marqueurs de l’inflammation. Il est aussi capable de tuer des cellules cancéreuses sélectivement in vitro comme l’ont démontré en 2015 des chercheurs de l’Université de l’université Rutgers et du Hunter College de la City University de New York dans la revue Molecular & Cellular Oncology. Les auteurs concluent « nous avons besoin de plus d’études animales et puis d’essais humains ».

A ces effets cytotoxiques, apoptotiques disent les spécialistes, les chercheurs ont ajouté en les démontrant in vitro des effets anti-angiogéniques, c’est dire qu’ils ont une activité anti-facteurs de croissance [5]. C’est ce que l’on retrouve dans les bonnes huiles d’olive avec un anti-facteur de croissance dit ”Herceptin like”, l’Herceptin, anticorps monoclonal bien connu des cancérologues que nous prescrivons de plus en plus souvent associé à la chimiothérapie pour traiter au moins 30 % des cas de femmes atteintes de cancer du sein.

Par ailleurs, toutes ces molécules de l’huile d’olive, très bio-disponibles, fluidifient la sécrétion biliaire, soulagent le pancréas de son action hypoglycémiante par la sécrétion de l’insuline. Un diabète débutant peut être ainsi stoppé, évidemment en supprimant simultanément sucres, pains blancs et produits laitiers tels que le recommande le plan national de nutrition santé (PNNS), mais pas le verre de vin rouge à la fin de chaque repas.

Quant aux olives, la noire plus mûre est mieux pourvue que la verte (2 fois plus d’hydoxytyrosol) et que l’huile (10 fois plus).

Et les fleurs d’olivier, ne les gaspillez pas !

Fin avril quand la température ambiante atteint 18°C, des milliers de fleurs éclosent dans les oliviers. Seule une sur 20 en moyenne deviendra une olive. Les fleurs vont garnir le sol d’un tapis blanc. Un drap, une bâche peuvent récupérer les magnifiques fleurs bien ciselées. Séchées à l’ombre dans des bocaux bien hermétiques elles permettront d’excellents tisanes ou décoctions. Le Dr Bach en a fait un élixir floral, un extrait liquide préparé avec infusion solaire de fleurs, et a mis en évidence des propriétés énergétiques, actives sur nos émotions.

Choisissez les olives et les huiles selon vos goûts : ”le fruité”

Pour l’association française interprofessionnelle de l’olive (AFIDOL), les arômes du fruité vert sont dominés par les sensations herbacées : artichaut cru et divers fruits verts. Le piquant de l’huile témoigne de la fraîcheur des olives.

Le fruité mûr, provient des olives récoltées tardivement. Les arômes rappellent l’amande, la prune, les fruits exotiques, les fruits rouges.

Le fruité noir a des notes de cacao, de champignon, de vanille, de fruits confits.

Les meilleures huiles d’Olive

Nous en avons sélectionné trois, évidemment BIO, deux en France et une au Maroc. Les oliviers grandissent sur des terroirs difficiles : dans les Hautes Corbières, sur les Terrasses du Larzac et sur les contreforts de l’Atlas. Dans ces trois sites les oliviers souffrent du froid ou de la chaleur. Ces ”souffrances” imposées, obligent l’arbre à se protéger, s’immuniser en fabricant dans ses fruits et ses feuilles le maximum d’anti-oxydants qui ne sont autres que les polyphénols.

Olivie Riche hyperconcentré en Polyphénols (hydroxytyrosol et oléocanthal), sous forme de gélules à raison d’une à 6 gélules par jour pendant deux mois, a montré un rôle anti-inflammatoire naturel, notamment dans les pathologies arthritiques. J’ai pu le vérifier moi-même chez de nombreux patients sans avoir besoin d’une étude randomisée car ces malades ont pu eux-mêmes d’abord réduire puis arrêter les médicaments classiques. Une publication récente le confirme [6]. Vous trouverez Olivie Riche chez www.medicatrix.be[1].

Les utiliser au quotidien, pour votre santé

Contre le cancer – pas seulement du sein et de la prostate

En dehors des études in vitro, on trouve diverses études publiées dans le très sérieux The Archives of Internal Medicine [7] qui montrent que les femmes consommant une quantité élevée d’huile d’olive (dans toutes leurs salades chaque jour) ont un risque moins élevé de cancer du sein. De plus des chercheurs de l’Université d’Oxford ont montré que l’huile d’olive réduirait la croissance des cellules cancéreuses intestinales [8] et que le béta-sitostérol empêcherait la formation de cellules cancéreuses dans la prostate.

Pour la peau

En vieillissant, l’épiderme est aminci, fragilisé avec une peau sèche, rugueuse et écaillée. La cicatrisation en cas de plaie est ralentie, et on observe plus de décollements cutanés et la formation de bulles. Les rides sont le résultat de la diminution du tissu élastique et adipeux trop fin, et la réduction d’épaisseur des vaisseaux a pour conséquence une pâleur cutanée. Les glandes de la sueur se raréfient, d’où moins de transpiration et d’évacuation des produits toxiques. Des boissons abondantes, – n’attendez jamais d’avoir soif -, sont alors absolument nécessaires, à raison de 2 litres minimum par jour comprenant des jus de fruits et légumes obtenus par extracteurs de jus ou mastication abondante et un verre de vin à la fin de chaque repas. Les applications fines et douces de fines couches de ces huiles d’olive nourrissent la peau, en particulier sur les zones de souffrances telles que le psoriasis.

Pour le tube digestif

Laxatif doux, ces huiles réduisent les risques de stockage de gras dans le foie et la formation de cholestérol par le foie.

Pour les rhumatismes

Il est recommandé d’éviter tous les traitements anti-inflammatoires, antalgiques ou de réaliser un plan de réduction progressif sur 3 à 4 mois des médicaments ”recommandés” sur de longues périodes. On les remplacera à la fois par un changement des habitudes alimentaires (80% de végétaux frais et orientation méditerranéenne, très peu cuits) et la consommation de ces produits issus des oliviers qui ont fait leur preuve depuis bien longtemps.

Pour le cerveau

Nos neurones ont besoin de myéline, cette substance graisseuse qui entoure les filaments nerveux et permet le passage de l’influx nerveux. Elle est composée de 70 % de lipides (cholestérol – dans le jaune d’œuf liquide des poules Bio et les huitres qui apportent des stérols lesquels font baisser les excès de cholestérol -, phospholipides et glycolipides) et 30 % de protéines. Elle accroit considérablement la vitesse de conduction. Sans myéline, la moelle épinière devrait posséder un diamètre de plusieurs mètres pour que les vitesses de conduction y soient conservées.

Michel Jouvet [9], grand spécialiste des rêves et des songes affirme « A Lausanne, les chercheurs ont lancé l’Human Brain Project qui fédère 256 laboratoires européens. Il conclue « Il prendra trois mille ans et 3 milliards de dollars juste pour modéliser une portion de cerveau de la taille.. d’une olive ».

Autant ne pas attendre pour consommer ces huiles, trésors de santé [10]. C’est aussi le soin traditionnel et biblique rapporté par le seul évangéliste médecin, Luc (10,34) quand le bon Samaritain soigne les plaies du blessé avec l’huile et le vin aromatisé.

Professeur Henri Joyeux


Sources :

[1] Fruits oubliés[2] – 4 Avenue de la Résistance – 30270 St Jean du Gard

[2] www.oleotherm.com[3] et contact@oleotherm.com – Chemin de la Bruyère des Salses 34700 Saint Privat

[3] Primary Prevention of Cardiovascular Disease with a Mediterranean Diet – 2013 Feb 25

[4] Polyphénols d’Huile d’Olive, trésors de Santé ! – Pr M. Benlemlih et Dr J. Ghanam Ed. Médicatrix 2016

[5] Laboratoire de biotechnologie de la Faculté des Sciences de Fès et ICNS-CNRS UPR 2301 de Gif sur Yvette et Faculté de Pharmacie de Paris Sud à Chatenay-Malabry – Anticancer effect of an olive tree extract through his cytotoxic, antioxydant and antiangiogénic activities. Sous presse.

[6] Effects of rich polyphenols olive tree extract on inflammation and pain in patients with rheumatoid arthritis : a 8-weeks randomized, double-blind, placebo-controlled clinical trial. Am J Biol Pharm Res 2015; 2 (2) : 51-61. Ghanam J, Laaboudi W and Benlemlih M

[7] Archives of Internal Medicine 1998, 158 : 41-45

[8] American Journal of Clinical Nutrition 1999, 70 : 1077-1082

[9] Le sommeil, la conscience et l’éveil – Ed Odile Jacob 2016

[10] Voir en plus sur mon site mes lettres n° 49 et 50 sur les thèmes ”L’huile la plus puissante pour votre santé” et ”Les polyphénols de l’huile d’olive un trésor pour votre santé” pour stimuler votre immunité.

Endnotes:
  1. www.medicatrix.be: http://clic.sante-nature-innovation.fr/t/EQ/AAHYLw/AAHn6Q/ADKPlQ/AAaMlg/AAF5CA/AQ/j3sx
  2. Fruits oubliés: http://clic.sante-nature-innovation.fr/t/EQ/AAHYLw/AAHn6Q/ADKPlQ/AAaMlg/AAMphg/AQ/mLBY
  3. www.oleotherm.com: http://clic.sante-nature-innovation.fr/t/EQ/AAHYLw/AAHn6Q/ADKPlQ/AAaMlg/AAMphw/AQ/jueB

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Comment manger des fruits de qualité toute l’année ? Par Henri Joyeux

by Neptunya | 3 septembre 2015 10 h 27 min

frui[1]L’été est l’occasion de consommer des fruits frais de saison et de proximité, variés et en quantité. C’est un immense plaisir, surtout quand ils sont issus de l’agriculture biologique de proximité.

Dans une lettre précédente, « Les fruits, les vrais », publiée le 22 juin 2015 sur mon site www.professeur-joyeux.com[2], je vous ai présenté leurs immenses intérêts pour notre santé, en choisissant les fruits selon l’état de notre tube digestif. En particulier selon l’état de notre côlon quand il est plus ou moins fragilisé par des diverticules.

L’organisation agroalimentaire fait que nous pouvons désormais trouver et consommer des fruits tout au long de l’année, même hors-saison, ce qui peut gêner à juste raison les purs et durs de l’écologie. Ce sont les tomates en plein hiver, les melons ou les fraises à Noël que le Président Mitterrand refusait à sa cuisinière. Il se doutait que leurs qualités nutritionnelles laissent le plus souvent à désirer.

Les fruits hors saison ?

Il faut bien avoir en tête que si l’on trouve ces fruits sur le marché hors des saisons de production, c’est qu’ils sont :

Nos grands-parents avaient quelques astuces, l’industrie aussi !

Les anciens stockaient les pommes dans le noir et au frais, mais combien de mois ? Ils faisaient sécher les prunes ou les abricots, mais où étaient les vitamines ? Ils conservaient en confitures ou en conserves, mais que de sucres ou de conservateurs !

On retrouve un grand nombre de ces procédés de conservation aujourd’hui sur le marché. Les fruits sont travaillés par des techniques industrielles. Elles ne permettent pas de préserver les textures, les arômes, la qualité ou le goût des fruits frais. Dans les conserves par exemple, l’aspect visuel du fruit va être privilégié sur tout le reste. Du sucre est rajouté dans le jus qui complète le remplissage de la conserve (saccharose, sirop de glucose principalement).

Un vrai arsenal chimique pour proposer de « beaux fruits »

Ces procédés font souvent appel à des ingrédients complémentaires pour permettre la conservation des fruits (eau et sucre dans les conserves, stabilisants, conservateurs, tels les E… – E220, E221, E222, E223 et E224 – dans les confitures, gelées ou jus de fruit). De plus, on utilise des barèmes de cuisson élevés pour assurer une stabilité longue du produit dans le temps.

Les fruits sont le plus souvent stérilisés à des températures supérieures à 120°C, assurant une conservation plus longue mais dégradant ainsi les qualités nutritionnelles que l’on recherche justement dans les fruits frais. Il faut ajouter les méthodes de pelage chimiques qui consistent à plonger les fruits dans un bain de soude caustique pour supprimer la peau.

Bref, le consommateur est trompé de A à Z. Il consomme surtout du sucre et des conservateurs en pensant consommer des fruits de qualité.

Respecter le fruit pour lui garder tous ses atouts, c’est possible

Il est essentiel de fixer les seuils de récolte pour avoir la garantie d’un fruit capable de mûrir normalement, ayant du goût, riche en fruibiose (sucre naturel), en vitamines et oligo-éléments.

Heureusement, de nouvelles techniques moins agressives émergent. Encore mal connues du grand public, elles sont au service de notre santé et sources de plaisir dans notre palais des saveurs. Voilà donc la solution idéale pour se régaler et profiter de toutes leurs vertus pour la santé. Quelle technique douce permet de préserver le goût, la couleur, la texture et les qualités nutritionnelles sans ajouter ni sucres, ni sirops, ni conservateurs ?

C’est la cuisson sous vide. Le procédé consiste d’abord à peler mécaniquement les fruits. On élimine ainsi le maximum de pesticides stockés dans la peau. Les fruits sont ensuite conditionnés dans un emballage où l’on fait le vide avant de le fermer. Dernière étape, la cuisson à la vapeur douce dans un autoclave à une température maximale de 95°C à cœur.

Il s’agit d’une pasteurisation, qui permettra une conservation du fruit moins longue (environ 12 mois), et ainsi de préserver au maximum les vitamines, oligo-éléments et même les phytohormones.

Évidemment, cette technique très précise est utilisée avec des fruits de qualité mûrs à point, donc riches en goût, en sucres naturels, en vitamines, oligo-éléments et fibres si essentielles à la constitution de la flore intestinale.

Les fruits sont protégés dans un emballage hermétique à la lumière et à l’oxygène pour éviter la détérioration due à l’oxydation ou au vieillissement prématuré.

La cuisson douce (95°C à cœur) est maîtrisée, limitée dans le temps et adaptée à la variété de chaque fruit et à sa maturité. On garantit ainsi une bonne conservation et on préserve au maximum les qualités nutritionnelles et organoleptiques (goûts) du fruit.

Ainsi on ne rajoute rien, on n’enlève rien, on prolonge la vie des fruits le plus naturellement en restant proche de leur meilleur état nutritionnel. Voilà le plaisir de consommer nos fruits de saison, de proximité, toute l’année, en attendant les nouvelles récoltes…

Le tableau suivant compare les qualités biologiques de deux fruits de saison, avant et après ce type de conservation. Si le fruit perd 30 à 50 % de son calcium, 30 % du potassium et peu de phosphore, il conserve toutes ses fibres, base de la microbiotique intestinale.

LA POMME 

Paramètres unité TABLE CIQUAL 2012POMME CRUE CUISSON SOUS VIDE % préservé % préservé rectifié
ENERGIE Kcal 225,0 216,0 96 % 100 %
PROTEINE g/100 g 0,3 0,3 100 % 100 %
GLUCIDE g/100 g 11,3 11,7 104 % 100 %
LIPIDES g/100 g 0,2 0,3 188 % 100 %
VIT C mg/Kg 6,5 4,3 66 % 66 %
W3 g/100 g 0,0231 0,0080 35 % 35 %
W6 g/100 g 0,0867 0,0700 81 % 80 %
FIBRES g/100 g 2,0 2,1 108 % 100 %
CALCIUM mg/100 g 10,7 5,4 50 % 50 %
PHOSPHORE mg/100 g 10,0 8,4 84 % 80 %
POTASSIUM mg/100 g 120,0 88,0 73 % 70 %
SODIUM mg/100 g <39 <1 0 % 0 %

LA POIRE 

Paramètres unité TABLE CIQUAL 2012POIRE CRUE CUISSON SOUS VIDE % préservé % préservé rectifié
ENERGIE Kcal 224,0 198,0 88 % 100 %
PROTEINE g/100 g 0,4 0,5 130 % 100 %
GLUCIDE g/100 g 10,8 9,8 91 % 100 %
LIPIDES g/100 g 0,2 <0,5 250 % 100 %
VIT C mg/Kg 5,3 3,3 62 % 62 %
W3 g/100 g 0,0270 0,0000 0 % 0 %
W6 g/100 g 0,0644 0,0450 70 % 70 %
FIBRES g/100 g 3,0 2,9 96 % 100 %
CALCIUM mg/100 g <12,9 9,3 72 % 70 %
PHOSPHORE mg/100 g 11,4 15,0 132 % 100 %
POTASSIUM mg/100 g 130,0 110,0 85 % 85 %
SODIUM mg/100 g <39 0,0063 0 % 0 %

 

Des fruits de chez nous toute l’année

J’ai trouvé ces fruits et même des champignons de chez nous chez Apifruit Frugam à Montauban (www.apifruit.com[3]), où travaillent une trentaine de personnes pour nous régaler de produits de qualité. Tout leur est possible : le format individuel, familial, mais aussi les formats restauration collective, étiquetés « GEMRCN », qui signifie « Groupement d’étude des marchés en restauration collective et de nutrition ».

Tous leurs produits peuvent donc être proposés aux collectivités. Ce groupement étudie différents critères (taux de sucres, de matières grasses pour l’équilibre nutritionnel des apports…) et attribue des fréquences de consommation (1 fois, 2 fois par semaine… jusqu’à sans limite de consommation, ce qui est le cas des produits d’Apifruit) en fonction des critères. Ce sont donc des recommandations pour les collectivités et a fortiori pour les familles.

Voilà comment vous pouvez consommer des fruits de qualité toute l’année en famille et dans les cantines scolaires, les hôpitaux, les maisons de retraite, là où il y aurait tant à dire quant à la qualité de ce qui est proposé aux enfants, patients et pensionnaires.

Nous en reparlerons.

Que ce mois d’août continue à vous apporter les meilleures joies familiales.

Bien cordialement

Professeur Henri Joyeux

Endnotes:
  1. [Image]: http://neptunya.fr/wp-content/uploads/2015/09/frui.jpg
  2. www.professeur-joyeux.com: http://clic.sante-nature-innovation.fr/t/EQ/AAESMA/AAEcSA/ABdEYA/AAZOWg/VwQ/AQ/OtHb
  3. www.apifruit.com: http://clic.sante-nature-innovation.fr/t/EQ/AAESMA/AAEcSA/ABdEYA/AAZOWg/AAG4cg/AQ/yxO0

Source URL: http://neptunya.fr/comment-manger-des-fruits-de-qualite-toute-lannee-par-henri-joyeux/


Réponse au conseil national de l’ordre des médecins (cnom) qui porte plainte contre Mr Henri Joyeux

by Neptunya | 27 juillet 2015 10 h 56 min

header-joyeux[1]Une plainte et l’impossibilité de poursuivre ma mission de consultant à l’ICM de Montpellier

C’est le 18 juin 2015 que le CNOM s’est réuni à Paris pour examiner les 2 pétitions diffusées sur les réseaux sociaux concernant respectivement :

J’ai donc reçu une plainte du CNOM qui a décidé de saisir la Chambre disciplinaire de première instance du conseil de l’ordre de la région Languedoc-Roussilon à laquelle j’appartiens.

Simultanément, je recevais la consigne du directeur de l’Institut du Cancer de Montpellier (ICM) dans lequel je travaille depuis 1970, de stopper les consultations à partir du 7 juillet à l’issue d’un contrat d’une année qui ne sera donc pas renouvelé.

Ainsi, les patients déjà inscrits pour mes consultations des prochains mois seront vus par d’autres médecins, ce qui me rassure, car l’équipe de l’ICM est de très grande qualité.

Sur ordre de qui me direz-vous ? Probablement de la ministre, qui n’apprécie pas mes propos concernant les vaccins, alors qu’elle écrivait noir sur blanc la même chose sur les adjuvants lors de la dernière campagne présidentielle :

« De nombreuses études ont ainsi alerté sur le possible potentiel cancérigène et perturbateur endocrinien des sels d’aluminium. […] La nature des adjuvants utilisés dans leur fabrication doit faire l’objet d’une attention particulière et doit être communiquée aux familles afin qu’elles soient pleinement informées. Elles doivent également avoir le choix de faire procéder aux vaccinations obligatoires par des vaccins sans sel d’aluminium, d’autant plus que cela était le cas jusqu’en 2008. » [1]

Au lieu de reconnaître ses propres inquiétudes, auxquelles les miennes font écho, la ministre préfère dériver sur d’autres sujets sans rapport avec la vaccination pour tenter de me faire taire.

Que me reproche le CNOM ?

De publier sur des sites internet des articles à charge contre la politique vaccinale de l’État en particulier du haut conseil de santé publique. Voici les arguments :

« preuves scientifiques non établies, discours alarmistes », car « le médecin est au service de la santé publique » avec rappel des « principes de moralité et de probité », « nécessité de concourir à l’action entreprise par les autorités compétentes en vue de la protection de la santé des individus et de l’éducation sanitaire », « obligation de prudence et soucis de répercussions des propos auprès du public », « interdiction de déconsidérer la profession » selon un grand nombre d’articles du Code de la santé publique que je connais bien.

Pourquoi pas de réponses à ses questions et à celles de très nombreuses familles ?

La ministre, comme ses collaborateurs et subordonnés, cherche à me faire passer parmi les excessifs, activistes réactionnaires systématiquement contre les vaccins. Cela est entièrement faux et démontre qu’il s’agit d’un faux procès.

Leur seul objectif est de me faire taire par les moyens légaux afin que je rentre dans le moule de ceux qui leur proposent une vaste planification de santé publique imposée à tous, comme ce fut le cas au siècle dernier dans des dictatures bien connues, y compris au sujet des vaccinations. Et il est interdit de sortir du rang.

Ainsi la propagande médiatique très bien orchestrée économiquement peut diffuser sans discussion des informations quasiment publicitaires, destinées à faire peur aux familles pour imposer la vaccination généralisée, sans expliquer qu’il y a d’autres moyens qui ne coûtent rien pour éviter certaines de ces maladies.

C’est sans compter sur les réseaux sociaux qui ont le grand avantage d’informer très rapidement le maximum de personnes sans passer par les médias officiels ou qui ont pignon sur rue et sont fort gênés de donner des informations qui ne vont pas dans le sens de leurs ”sponsors”.

Alors je ne suis pas étonné de ne recevoir aucune réponse aux deux questions élémentaires qui se posent :

  1. le vaccin contre les cancers du col de l’utérus est-il nécessaire dès 9 ans et sans dangers pour les enfants ?
  2. pourquoi imposer à des nourrissons de 2 mois un vaccin Hexavalent qui n’est pas obligatoire et qui contient des adjuvants dangereux pour la santé ?

Mes premières réponses pour la santé publique

Je maintiens que je ne suis pas opposé à la vaccination obligatoire DTP et que les laboratoires doivent fabriquer à nouveau ce vaccin sans adjuvant dangereux pour la santé. De très nombreuses familles l’attendent.

Je maintiens que les familles n’ont pas l’assurance d’absence de dangers immédiats ou plus tard liés à la vaccination contre les cancers du col de l’utérus et l’hépatite B. On ne tient pas à les faire connaître, ce qui fait le jeu des laboratoires et de lobbies ayant des intérêts financiers énormes.

Je maintiens qu’il n’est pas nécessaire de vacciner un enfant de 2 mois contre l’hépatite B à moins qu’un ou ses deux parents soient porteurs du virus.

Je maintiens que je continuerai à informer les familles qui ont droit à une information juste, prudente, car même si je respecte l’État comme citoyen, ma liberté d’expression reste entière pour informer clairement afin de que les décisions soient prises de manière libre, autonome et responsable.

Je connais parfaitement le serment d’Hippocrate qui engage le médecin à protéger le malade et sa famille, pour l’avoir prêté avec confiance en 1972. Sous aucun prétexte je n’en dévierai, sans n’avoir de leçon à donner à personne.

Je n’ai aucune leçon de moralité et de probité à recevoir, ayant toujours exercé mon métier de chirurgien cancérologue sans jamais avoir eu de relations financières avec les patients, et sans la moindre plainte d’aucun d’entre eux.

Quant au Conseil de l’ordre des médecins, je vois bien qu’il est plus aux ordres de l’État et des lobbies qu’au service des patients pour les informer loyalement et les protéger. Il ne faut donc pas s’étonner que la profession médicale soit de plus en plus contestée, voire décriée par l’État lui même quand ça l’arrange.

Le CNOM une des institutions représentant le corps médical, essentiellement responsable des sujets éthiques, a trop souvent défendu les intérêts de médecins influents. Il a malheureusement dans son histoire en plusieurs circonstances apporté son soutien et même couvert certains médecins sans scrupule et exploiteurs de situations de détresse humaine.

Je reste donc à la disposition des familles et des enfants pour leur meilleure santé

Pour l’instant, continuez à faire signer la pétition autour de vous, c’est la seule solution pour faire bouger les pouvoirs publics et les laboratoires très attentifs à leurs intérêts respectifs.

La pétition se trouve sur le site de l’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle (IPSN) : Vaccin obligatoire : les Français piégés par la loi et les laboratoires ![2]

Bien cordialement à tous,

Professeur Henri Joyeux

Source :

[1] Lettre du 20 avril 2012 pendant la campagne présidentiellede Mme la députée Marisol Touraine à Monsieur Didier Lambert administrateur de l’association E3M.

Endnotes:
  1. [Image]: http://neptunya.fr/wp-content/uploads/2014/04/header-joyeux.jpg
  2. Vaccin obligatoire : les Français piégés par la loi et les laboratoires !: http://clic.sante-nature-innovation.fr/t/EQ/9oI/AAEAOg/ABdEYA/AAHy3Q/MTAyMjM5fGh0dHA6Ly9wZXRpdGlvbi5pcHNuLmV1L3BlbnVyaWUtdmFjY2luLWR0LXBvbGlvL2luZGV4LnBocD91dG1fc291cmNlPVRSQU5TQ1JJUFQmYW1wO3V0bV9tZWRpdW09TmV3c2xldHRlci1ncmF0dWl0ZSZhbXA7dXRtX2NhbXBhaWduPTIwMTUwNy0wNy1EVFA./AQ/LMb7

Source URL: http://neptunya.fr/reponse-au-conseil-national-de-lordre-des-medecins-cnom-qui-porte-plainte-contre-mr-henri-joyeux/


Faut-il être végétarien ? Par Bio à la une avec Le Professeur Henri Joyeux

by Neptunya | 17 mars 2015 13 h 03 min

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Source URL: http://neptunya.fr/faut-il-etre-vegetarien-par-bio-a-la-une-avec-le-professeur-henri-joyeux/


Lettre sur Le Livre: « Guide pratique de phyto-aromathérapie pour les animaux de compagnie » Par Mr Henri Joyeux

by Neptunya | 23 janvier 2015 10 h 58 min

Chère lectrice, cher lecteur,
J’ai dévoré le livre du Dr Pierre MAY, un de mes collègues vétérinaire. Nous nous comprenons très bien. Il est chirurgien généraliste tous les matins et vétérinaire non conventionnel l’après-midi. livre ici Guide pratique de phyto-aromathérapie pour les animaux de compagnie[1]

Son guide pratique de phyto-aromathérapie pour les animaux de compagnie est une merveille. J’y ai trouvé la pédagogie chirurgicale qui va à l’essentiel.

Je n’ai ni chien, ni chat, ni oiseau, ni poisson… Mais j’ai tellement appris en lisant ce guide de A à Z que je me suis senti obligé de vous transmettre l’envie de l’avoir chez vous, pas seulement pour votre animal de compagnie, mais pour vous-même et votre famille.

Vous comprendrez d’abord l’essentiel de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) : chaque organe est empereur en sa saison.

Pour chaque saison, évidemment, la nature est à notre service avec ses plantes innombrables et ce que les apothicaires ont su en extraire.

Il vous le faut, ce livre magnifiquement présenté, car il va vous être utile pour soigner votre animal de compagnie si vous en avez un, mais aussi pour comprendre l’intérêt de la phyto-aromathérapie pour vous et vos enfants.

Voici 10 exemples de bienfaits de la phyto-aroma pour votre santé.

1 – Pour protéger votre foie, le chardon-Marie qui aide à la formation de la bile ; le desmodium et la jeune pousse de romarin qui protègent vos cellules hépatocytes ; le radis noir et l’artichaut qui détoxiquent votre foie surchargé et traitent les lenteurs digestives ; le fumeterre qui régule le flux de bile ; le pissenlit qui porte bien son nom en aidant simultanément foie et reins à se nettoyer.

2 – Pour votre cœur, dites-le à votre cardiologue : l’aubépine, qui régule le rythme et le débit, est en outre un doux anxiolytique ; les feuilles d’olivier en tisane qui freinent le système complexe (pour les spécialistes rénine-angiotensine) responsable de l’hypertension et simultanément réduisent les risques de diabète.

Le ginseng qui freine les effondrements hormonaux liés à l’âge… Le ginkgo qui permet une meilleure irrigation de votre cerveau, stimule la mémorisation, la vision, l’audition. En outre, l’association ginkgo-pervenche de Madagascar-curcuma réduit l’inflammation cérébrale grâce à la curcumine.

3 – Pour stimuler votre appétit, évidemment consommer des produits qui ont du goût, le plus naturels possible, et qui chatouillent votre odorat. Aussi bien qu’un apéritif, la suze : l’amertume de la racine de gentiane jaune permet de saliver.

Vous comprendrez l’équilibre subtil entre les deux hormones de l’appétit et de la satiété : la ghréline qui stimule et la leptine qui freine quand les réserves sont suffisantes. Le caralluma, qui se cuisine comme un légume, utilisé en Inde pour apaiser la faim et la soif.

4 – Pour réduire le reflux gastro-œsophagien, la mélisse avec son odeur très agréable de citronnelle, qui agit contre les spasmes et protège votre estomac, antinauséeuse dans le premier trimestre délicat de la grossesse, et le petit plantain de tous les jardins et tous les chemins qui adoucit la muqueuse gastrique. 100 % des chats avec des troubles gastriques sont porteurs de l’Helicobacter pylori…

La réglisse (du grec glyciys, sucre, et rhiza, racine) prise par intermittence, fortement anti-inflammatoire, anti-ulcéreuse, stimule aussi les surrénales quand elles sont à plat (effet cortisone like pour les spécialistes).

5 – Pour remplacer tous les antalgiques qui abiment votre foie, les aspirines végétales, reine-des-prés et saule qui ont besoin d’une bonne flore intestinale pour agir car l’acide salicylique est utile dans les douleurs articulaires aiguës.

L’aspirine fut découverte dans l’écorce de saule en 1829. C’est l’aspirine synthétisée en acide salicylique qui peut irriter jusqu’à ulcérer votre estomac. Les aspirines végétales n’ont pas ces effets indésirables.

6 – La phytothérapie de choix pour les bronchioles pulmonaires, ce sont surtout les huiles essentielles (HE). L’HE d’eucalyptus avec son eucalyptol, antitussif, anticatharral, anti-infectieux.

C’est l’aromathérapie anti-infectieuse qui évite les infections nosocomiales que l’on rencontre trop souvent dans les hôpitaux. L’HE de pin sylvestre, décongestionnant et anti-inflammatoire avec effet stimulant de type cortisone like pour les spécialistes. Quand nous sommes dans une pinède nous respirons mieux.

C’est ce qu’a compris et mis au point René Jaquier en créant son appareil « le Bol d’Air » que je recommande régulièrement aux insuffisants respiratoires et pour stimuler l’état des défenses immunitaires chez les patients en chimiothérapie agressive pour les poumons.

Le Bol d’Air sert à transformer les molécules volatiles issues du composé terpénique en un nébulisat très fin et agréable à respirer qui ouvre les bronchioles pour une meilleure oxygénation.

7 – Pour stimuler vos défenses immunitaires, Pierre May recommande, en plus de la propolis, des plantes aux effets anti-infectieux, la racine d’échinacée qui n’est autre que la « marguerite rouge » qu’il considère comme la plante anti-infectieuse du XXIe siècle. Utile en infusion, ou en décoction pour les racines, dans les affections ORL ou urogénitales.

La noix de cyprès reste l’antiviral de premier ordre qui, en outre, peut sous forme d’HE décongestionner la sphère urogénitale masculine comme féminine.

Il faut ajouter la mycothérapie (traitement par les champignons très connus) utilisée en Asie : le shii-také qui stimule l’immunité non spécifique, le reishi, en épice ou tisane, qui stimule les lymphocytes et peut induire la mort plus rapide des cellules cancéreuses, le karawataké antiviral confirmé contre l’herpès virus, le papillomavirus, et même le VIH (virus du Sida) in vitro.

8 – Pour éviter les latences digestives ou les accélérations inopportunes. Il s’agit d’aider l’entraille, comme disent les Chinois, à ne pas conserver ni accumuler des déchets irritants, cause d’inflammation et de maladies chroniques.

On verra l’intérêt des tisanes de feuilles de noyer, et l’alchemille, riches en tanins et antioxydants, pour freiner un transit intempestif.

Les huiles essentielles d’écorce de cannelle, d’origan, de basilic diminuent les spasmes et, associées aux probiotiques, rééquilibrent la flore digestive.

9 – Pour prévenir l’ostéoporose et la dégénérescence des cartilages articulaires, il faut connaître les plantes de la reminéralisation : la prêle, plante constructrice, d’abord riche en silicium organique, utile après une opération car aide aussi à la cicatrisation en freinant les petites hémorragies et l’œdème de la plaie.

La grande ortie, aussi riche en silice, aide à construire la trame conjonctive des articulations ; très riche en chlorophylle, riche en magnésium, et riche aussi en fer (43 mg/100 g) comme l’hémoglobine, l’ortie a donc une action EPO, cette molécule qui aide les cellules-souches à fabriquer les globules rouges en cas d’anémie.

Vous apprendrez à connaître la padine, algue nacrée de la Méditerranée présente dans l’eau de mer. Elle permet à l’os vieillissant de refixer le calcium et aux structures articulaires de retrouver leur mobilité et leur force…

10 – Pour avoir le poil et la peau douce. Le cycle du poil est de deux mois. Comme la peau, chez nous les humains, il est le reflet d’une bonne santé et d’une bonne alimentation.

Comme le dit mon collègue, les croquettes remplies de céréales ne favorisent ni la cicatrisation des zones lésées de la peau, ni le bon renouvellement des phanères ongles et poils.

Les poils de la bardane ont été imités pour créer le Velcro®. Sa racine contient des principes actifs antiprurigineux et anti-inflammatoires ; séborégulatrice, utilisée depuis des siècles contre les eczémas.

Vous l’avez compris, ce livre est une mine d’informations, y compris pour déstresser vous-même et votre animal de compagnie.

Les spécialistes y trouveront même comment préparer et suivre une épreuve sportive.

C’est la santé de tous, des animaux de compagnie à leurs maîtres, qui est en jeu. Avec un animal de compagnie peuvent se développer des liens affectifs aussi puissants qu’avec de proches parents.

Avec la phyto-aromathérapie, toute la maisonnée est en bonne santé et à moindre coût. Régalez vous en la découvrant.

Professeur  Henri Joyeux

PS : vous pouvez vous procurer La phyto-aromathérapie pour les animaux de compagnie en vous rendant ici.

Source :

La phyto-aromathérapie pour les animaux de compagnie, Edition MED’COM 2014

Endnotes:
  1. Guide pratique de phyto-aromathérapie pour les animaux de compagnie: http://www.amazon.fr/gp/product/2354032080/ref=as_li_tl?ie=UTF8&camp=1642&creative=19458&creativeASIN=2354032080&linkCode=as2&tag=neptunya66unb-21&linkId=HXBQULA3SPTQS7GK

Source URL: http://neptunya.fr/lettre-sur-le-livre-guide-pratique-de-phyto-aromatherapie-pour-les-animaux-de-compagnie-par-mr-henri-joyeux/


Conférence du professeur Henri Joyeux

by Neptunya | 26 décembre 2014 18 h 13 min

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Source URL: http://neptunya.fr/conference-du-professeur-henri-joyeux/


Oui, on peut prévenir le cancer de la prostate ! Par le Professeur Henri Joyeux

by Neptunya | 21 décembre 2014 9 h 17 min

header-joyeux[1]Peu d’hommes et de médecins, spécialistes urologues comme généralistes, savent quelles sont les causes – elles sont multiples – du cancer de la prostate, dit aussi cancer prostatique.
Il faut dire que cela ne les intéresse pas outre mesure. Ils ont été formés dans toutes les facultés d’Europe pour faire des diagnostics et proposer les meilleurs traitements. La prévention qui était un des premiers soucis de la médecine chinoise il y a des millénaires semble ne pas faire partie de la mission du médecin et du chirurgien du XXIe siècle. C’est pourtant ce que le grand public attend avec une impatience grandissante.

Heureusement, le changement est à notre porte. La santé coûte trop cher et grève profondément les budgets nationaux de tous les pays qui se disent hyper-développés. En réalité, ces pays sont largement en retard sur le monde qui se prépare dans les pays dits en voie de développement. Eux ont compris : ils ne se laisseront pas avoir par les technologies extrêmement lourdes en terme financier. Ils développent déjà la prévention. Ils cherchent à comprendre le pourquoi des maladies de civilisation qui envahissent la planète, et en particulier nos pays dits hyper-développés. Cette localisation cancéreuse, le cancer prostatique, est découverte chaque année en France chez 70 000 hommes, et les victimes sont de plus en plus jeunes.

D’une manière générale on parle de dépistage, on cherche à découvrir le cancer le plus tôt possible parce que tout le monde sait que plus le diagnostic est porté précocement dans l’évolution de la maladie, meilleur sera le pronostic et moins lourd le traitement.

Mais cela ne peut suffire à un cancérologue qui cherche les moyens les plus efficaces pour réduire le nombre de cas et qui a observé depuis 30 ans les changements des habitudes alimentaires et leurs conséquences délétères sur le corps, y compris en terme de cancer.

Il y a 30 ans, on identifiait au premier coup d’œil, en consultation, celui ou celle qui était atteint par la maladie. Aujourd’hui tout a changé. Il faut à chaque consultation poser la question : qui est malade : est-ce la femme ? Le mari ? La grand-mère ou l’enfant ? C’est en particulier ce que l’on observe chez tant d’hommes qui arrivent en consultation, a priori en pleine forme physique, et qui vous annoncent « Docteur, j’ai un cancer de la prostate ».

Alors si l’on veut retenir et appliquer les conseils de prévention, il faut connaître le profil de l’homme atteint de cancer de la prostate selon son âge.

Au delà de 80 ans, pas d’affolement

Chez l’homme au delà de 80 ans, pas d’affolement face à une nette augmentation du marqueur clé du cancer prostatique, le taux de PSA (Prostatic Specific Antigen). Pas d’affolement non plus face à une biopsie qui répond « adénocarcinome de la prostate » de Grade de Gleason 3+3 ou 3+4 ou 4+4… L’évolution de ce type de lésion cancéreuse à ces âges est en général lente et longue tant qu’il n’y a pas de développement de métastases, en particulier osseuses. Cependant, nous verrons que même à cet âge, il est utile de connaître les différentes causes en présence afin qu’elles soient supprimées des comportements de vie, par le patient lui même, pour éviter la ou les récidives.

La cancérisation du tissu prostatique a donc plusieurs causes possibles, que l’on peut cerner par un interrogatoire serré du patient. Il y a d’abord le vieillissement naturel, bien qu’aujourd’hui à 80 ans un homme puisse être encore en pleine forme physique et psychique, jouer au tennis et avoir des relations amoureuses, y compris sexuelles, qui le satisfont ainsi que sa partenaire.

On retrouve dans les antécédents de cet homme souvent le tabagisme qui a pu durer 15 ou 20 ans, arrêté il y a tant d’années… presque oublié ; un surpoids net de 10 à 20 % de plus par rapport au poids idéal et une alimentation contenant viandes rouges et charcuteries associées à des produits laitiers en abondance (3 à 4 par jour), lait-fromages-yaourts-crèmes-beurre, le tout souvent arrosé d’une quantité de vin dépassant le ¼ de litre par jour, auquel il faut ajouter quelques habitudes apéritives alcoolisées plusieurs fois par semaine quand ce n’est pas chaque jour. En général les activités sportives appartiennent à un lointain passé, d’étudiant ou de jeune marié.

Le cancer de la prostate avant 80 ans

Plus grave, car de pronostic plus mauvais, est le cancer de la prostate de l’homme plus jeune, y compris autour de la cinquantaine et même avant. La première question à poser aujourd’hui concerne le dopage éventuel, le body building pour rester jeune et beau. L’homme le plus jeune atteint du cancer de la prostate dans sa forme classique avait à peine 39 ans, grand spécialiste des salles de musculation et de tous les produits consommés dans ces atmosphères où la compétition musculaire est loin de la culture intellectuelle.

L’interrogatoire rigoureux retrouve souvent des épisodes de prostatite, c’est-à-dire d’infection ou inflammation prostatique dans les jeunes années ou plus récemment. Il faut savoir que le traitement de ces infections-inflammations prostatiques est difficile car les antibiotiques et anti-inflammatoires atteignent difficilement le tissu prostatique, ce qui rend fréquentes les récidives d’épisodes d’infections prostatiques. Ils sont autant de traumatismes chroniques du tissu prostatique qui en quelque sorte vieillit prématurément.

A ces deux causes, il faut évidemment ajouter les mauvaises habitudes alimentaires, responsables du surpoids très net qui se marie très bien avec l’absence d’activité physique capable de faire transpirer, de perdre le gras en grande réserve – dont on sait qu’il est authentiquement cancérigène – de consolider son système ostéo-articulaire et musculaire.

L’alimentation qui favorise le cancer de la prostate

Quelles sont ces mauvaises habitudes alimentaires ? Elles concernent surtout l’absence de modération dans les consommations suivantes :

Avez-vous remarqué que nous sommes les seuls mammifères adultes à boire du lait sous toutes les formes imaginables par les spécialistes du marketing ? On nous gave de publicités accompagnées d’allégations nutritionnelles concernant les goûts et la santé. La plupart du temps, elles sont fausses ou, ce qui est plus malin, habillées en semi-vraies, telle la prévention de l’ostéoporose, des maladies cardio-vasculaires, du diabète.

Ajoutons à ces mauvaises habitudes alimentaires :

Pour être complet, il faut ajouter le stress, mais il est très difficile à évaluer. En effet, quand le patient vient consulter il est naturellement stressé par le diagnostic de cancer qui lui a été donné. L’interrogatoire évidemment cherchera un stress aigu de type choc psychologique majeur (perte d’un être cher, d’un emploi, accident grave…) ou des stress plus chroniques d’une personnalité anxieuse depuis l’enfance.

Au total, c’est la somme des tous les facteurs de risques évoqués ci-dessus qui conduit au cancer prostatique [1].

Ce que vous pouvez faire maintenant

Alors vous savez ce qu’il faut faire. Lisez et relisez cette lettre, faites la passez à vos amis – et même à leurs femmes ou compagnes – et n’oubliez pas votre médecin homme. Lui aussi a besoin de faire le test pour connaître ses propres facteurs de risques. Il ne veut pas d’un cancer prostatique d’autant plus qu’il connaît bien les conséquences urinaires et plus encore sexuelles des traitements. Nous les évoquerons dans une prochaine lettre.

Mais je vous encourage aussi à aller plus loin maintenant : pour déterminer précisément vos risques de cancer de la prostate, nous avons mis au point un test fiable, gratuit et rapide. Il vous suffit d’aller sur mon blog www.professeur-joyeux.com à la rubrique Cancer-Risks pour, en quelques minutes, savoir où vous en êtes vous-même. Vous remplissez le questionnaire en moins de 10 minutes. En conclusion, vous recevez immédiatement votre risque sur une échelle colorée du vert au rouge, et des conseils pour réduire vos risques sans tarder.

Bien à vous,

Professeur Henri Joyeux

PS : vous pouvez aussi voir notre livre « Cancer de la Prostate – Enrayer l’Epidémie et les récidives », éditions du ROCHER, 2012 –Pr Henri Joyeux et Dr HM Hay.

Endnotes:
  1. [Image]: http://neptunya.fr/wp-content/uploads/2014/04/header-joyeux.jpg

Source URL: http://neptunya.fr/oui-on-peut-prevenir-le-cancer-de-la-prostate-par-le-professeur-henri-joyeux/


Venons en aide à Yves de Fromentel, producteur laitier BIO

by Neptunya | 11 décembre 2014 9 h 01 min

header-joyeux[1]https://www.mymajorcompany.com/cart/confirm?orderId=324202 Qui suis-je ?Il y a longtemps que je pense et affirme dans toutes mes conférences que l’agriculteur est le premier acteur de notre santé.
Le deuxième acteur, c’est chacun d’entre nous, si nous connaissons bien et gérons correctement notre patrimoine de santé.
C’est l’objectif de mes lettres hebdomadaires, très largement diffusées, dont j’ai les meilleurs retours.
Le troisième acteur est évidemment le médecin avec ses innombrables spécialités qui saucissonnent tellement le corps humain qu’il peut perdre la vision globale, celle des interactions entre les organes, les tissus, les cellules…

Malheureusement, les médecins sont surchargés de travail et en particulier de maladies nouvelles liées à de mauvaises habitudes alimentaires. Il y a urgence à réagir.

Nous sommes inondés de produits industriels poussés par des allégations nutritionnelles souvent fausses, responsables de perturbations immunitaires très sérieuses et en plus de gaspillages monstrueux.

Récemment j’observais une pub de café avec, en titre, « Faites le plein de vitamines », alors qu’il n’y en a pratiquement pas, sauf à des doses infinitésimales de B2, B3 et B5 qui ne représentent pas 1 % des AJR (apports journaliers recommandés).

Nous sommes en lien étroit avec la nature, avec l’environnement, et il ne se passe pas de semaine sans qu’on vérifie les méfaits d’une pollution grandissante, dans les villes et dans les campagnes.

J’ai déjà essayé de donner une grande conférence bénévolement au Salon de l’agriculture, mais je n’y suis pas encore arrivé. Pourtant je souhaite promouvoir une agriculture de grande qualité, biologique, biodynamique, bioholistique… et que l’agriculteur soit valorisé intellectuellement et financièrement pour son travail au service de la santé humaine et environnementale.

De plus en plus de jeunes en sont conscients. Nous devons les soutenir dans leur combat qui n’est autre que celui de la prévention santé.

Parce que l’agriculture saine est le maillon essentiel à la construction d’une bonne santé, j’ai donc choisi cette semaine de donner la parole à un paysan : Yves de Fromentel. Écoutez son histoire !

En convertissant l’ensemble de sa ferme en bio, en 2009, Yves de Fromentel savait que cela ne serait pas chose facile. En effet, les éleveurs de vaches laitières bio sont actuellement une espèce en voie de disparition. Il en reste seulement 3 en Ile-de-France, la collecte de lait bio est inexistante, les obligeant à transformer eux-mêmes leur lait pour le valoriser et cesser de vendre à perte aux industriels. Deux choixs’offrent à Yves : investir dans une fromagerie à la ferme avec vente directe, ou vendre l’élevage.

Dans sa démarche de sauvegarde, installer une fromagerie en faisant appel au soutien financier des citoyens et consommateurs lui est apparu comme la seule solution. Je vous invite à découvrir le projet de la Fromentellerie très bien expliqué en suivant ce lien[2].

D’où venez-vous ?

Yves de Fromentel : Je suis issu d’une famille de 6 enfants et suis né sur la ferme familiale à Beaulieu (Pécy, Seine-et-Marne). Mon père était céréalier et éleveur. La ferme était alors en polyculture, polyélevage : les cultures et l’élevage étaient diversifiés. On y trouvait des vaches laitières, tenant compagnie aux cochons, mouton, poules, canards, etc… Mes parents transformaient les produits de la ferme et les vendaient dans les maisons de régime.

Puis en 1976 les choses ont changé… Mes parents ont basculé dans une agriculture plus productiviste, bien qu’elle soit toujours restée raisonnée. Nous avons agrandi la surface des terres cultivées, augmenté le nombre de vaches laitières, vendu les autres animaux. Évidemment, une production plus importante ne pouvait pas être transformée à la ferme. Toute la production laitière comme céréalière a été vendue à des industriels. Nous sommes entrés dans une course aux économies d’échelles : investir pour produire plus, produire plus pour investir, rembourser les emprunts. La quantité au détriment de la qualité.

En 1993, je reprends l’exploitation, puis convertis la ferme en bio en 2009, me sentant responsable de la santé des consommateurs ! La conversion au bio s’est donc faite en conscience, malgré l’absence totale de débouchés bio pour mon lait. L’Ile-de-France, avec trois éleveurs de vaches laitières bio, ne produit pas assez de lait bio : aucune collecte bio. Mon lait est vendu à un fromager industriel qui me rachète le lait de qualité au prix du lait non bio.

Aujourd’hui, les prix du lait ont baissé et ne permettent plus à un éleveur de vivre de son travail. En perdant 10 centimes par litre de lait, cela ne peut continuer éternellement. La difficulté est de s’extraire de cet engrenage. Je suis actuellement acculé financièrement. Pour m’en sortir, une solution : la transformation. Revenir à un système de production plus petit, avec une production de qualité, valorisée par la transformation sur la ferme et la vente directe de proximité.

Pourquoi ne pas vendre l’élevage et vivre de la céréaliculture, tout simplement ?

J’ai converti la ferme en bio car j’avais gardé l’élevage, tout comme mon père que je remercie.

En effet, l’agriculture doit pour moi remplir 3 fonctions :

Cela est impossible sans élevage. Lorsqu’on a des vaches, on garde des prairies dans lesquelles on va laisser une source, un bosquet qui serviront aux bêtes pour s’abreuver et faire de l’ombre. On conserve ainsi un paysage. L’élevage laitier demande de la main d’œuvre. On favorise et recrée ainsi de l’emploi rural dans nos villages.

Enfin, l’élevage permet la production de fumier indispensable à une agriculture biologique de qualité. Pourquoi ?

Un herbivore ruminant, bien nourri, présente dans sa panse des millions de variétés et d’espèces différentes de bactéries, qui se retrouvent dans le fumier. Chacune de ces bactéries a son rôle à jouer. Elles sont spécialisées : l’une permettra de solubiliser le fer, l’autre le cuivre, le manganèse, le magnésium, le bore, le soufre, la potasse, etc… qui sont autant d’éléments indispensables à la construction des différentes fonctions de la plante : sa croissance mais aussi son immunité. Car la plante, comme l’homme, a un système de défense immunitaire très bien organisé pour donner le meilleur d’elle même.

D’où l’importance d’un fumier de qualité.

La qualité n’est-elle pas une notion subjective ?

J’ai suivi la formation de l’IRABE (Institut de Recherche en Agriculture Biologique pour l’Europe).

L’IRABE est un organisme de recherche qui a mis au point des méthodes qui permettent d’obtenir une production de haute qualité biologique, indispensable pour maintenir ou restaurer la santé des consommateurs.

La qualité biologique des produits est une notion objective. Cette qualité se définit par 3 principaux critères :

  1. une valeur nutritionnelle mesurableL’IRABE obtient sur sa ferme des fruits avec une teneur en vitamines C et en glucides 2 ou 3 fois supérieure aux références internationales.
  2. une capacité exceptionnelle de conservationUn fruit qui pourrit est un fruit carencé, déséquilibré. Un fruit de qualité ne doit pas pourrir.
  3. une très grande qualité organoleptiqueUn fruit de qualité est particulièrement savoureux et parfumé.

Ces trois composantes sont liées et interdépendantes. Cela résulte de la composition du fruit, en fonction de la méthode de culture.

L’IRABE a mis au point une méthode de culture qualifiée de « bioholistique » en raison de son approche globale.

Cette méthode lui permet d’obtenir des résultats exceptionnels depuis 20 ans sur la ferme expérimentale de l’IRABE à Carpentras, dans le Vaucluse.

La présidente de l’IRABE, Dominique Florian, se consacre aujourd’hui à faire connaitre cette méthode par des conférences, des publications et des formations auprès des agriculteurs et des jardiniers.

L’objectif est de démontrer que l’obtention de ces résultats exceptionnels est reproductible où que ce soit. Il suffit d’appliquer cette méthode bioholistique, parce qu’elle constitue une approche globale.

C’est pourquoi l’IRABE a créé un groupe de fermes pilotes pour prouver la reproductibilité de cette méthode dans une dizaine de fermes en France, dont la mienne. Ce projet est soutenu par la Fondation de France.

Le fumier d’herbivore, sa production et « l’élevage » de ce fumier constituent un des fondements de la méthode de l’IRABE.

Or, l’utilisation de ce fumier suppose de sauver les élevages laitiers bio aujourd’hui en voie de disparition en France. C’est pourquoi l’IRABE a décidé de lancer une pétition pour sauver l’élevage.

Vous pouvez lire cette pétition sur le site web de l’IRABE[3].

Mais quel est le lien avec votre projet ?

Je voudrais mettre en place cette qualité sur la ferme car elle est pour moi gage de bonne santé. Mon métier est de nourrir sainement les gens en leur permettant de rester en bonne santé !

Vous avez compris que pour cela le fumier d’herbivore, et donc l’élevage, est indispensable. Je voudrais arriver à terme à retrouver une diversité d’élevage sur la ferme. J’aimerais également pouvoir choisir une race de vache rustique, valorisant mieux l’alimentation bio (fourrages, prairie) et produisant du lait et du fumier de qualité. La vache Jersiaise est une petite vache dont le lait est très riche et de grande qualité. Mais avant, il est nécessaire de retrouver un équilibre financier et donc de valoriser les produits de l’élevage à leur juste valeur.

Ma seule solution dans la situation actuelle est de transformer moi-même le lait afin de gagner en valeur ajoutée, et de commercialiser en vente directe de proximité afin d’éliminer les intermédiaires.

Le projet est de créer un petit atelier de transformation fromagère sur la ferme : la Fromentellerie, dont l’activité commencerait en avril. Nous voudrions produire du fromage (tomme pour commencer), fromage frais, fromage blanc, beurre, crème, lait cru conditionné. La Fromentellerie rachètera sa matière première, le lait, au prix de 75 centimes le litre.

Le but de La Fromentellerie est de soutenir l’élevage de la ferme, d’arrêter l’hémorragie financière causée par la vente à perte du lait. Ce projet est également indispensable pour ma famille. Mes deux enfants sont intéressés pour reprendre et diversifier l’activité sur la ferme et font des études en ce sens. Perdurer et remonter la barre pour leur permettre de reprendre la ferme en bonne santé est pour moi indispensable.

Non soutenu par les banques et par la région du fait de la situation financière difficile, je me suis tourné vers le financement participatif : investissement solidaire via les Cigales (Clubs d’Investisseurs Solidaires) et Garrigue (Société de capital Risque Solidaire) en qui nous avons non seulement trouvé un soutien financier mais aussi un épaulement humain.

En complément, je me tourne vers vous tous : nous avons lancé un projet de financement participatif ou crowdfunding sur la plateforme internet de My Major Company. Le projet s’appelle « Une fromagerie pour Beaulieu [4]». Il s’agit d’un système de dons avec contreparties en nature que je vous invite à découvrir sur la page, jusqu’au 1er janvier 2015.

Sur cette page, le projet est repris et permet de mieux en connaître les porteurs, notamment à travers une vidéo[5].

Serait-ce l’avenir de la paysannerie française, et je dirais même européenne ?

La Fromentellerie rentre dans un projet global de restructuration de la ferme allant dans le sens du retour à la paysannerie : moins de quantité pour plus de qualité.

Une règle de conduite qui ne soit pas aliénée au remboursement des emprunts ou aux subventions, mais par la volonté de l’agriculteur de répondre à sa fonction : nourrir sainement les gens. Sortir de la course aux économies d’échelles n’est pas chose facile lorsqu’on est pris dans l’engrenage. Je voudrais montrer que la chose est possible, que le jeu en vaut la chandelle. Notre réussite peut en encourager d’autres à sauter le pas. Notre action locale peut avoir une répercussion plus importante. Mais nous faisons, comme le dit Pierre Rabhi, la part du colibri.

L’agriculteur est le premier acteur de la santé des consommateurs. Vous avez un rôle à jouer ne serait-ce que par le choix de consommation que vous faites. L’achat revêt alors une signification forte. Le mode de consommation peut faire évoluer le mode de production. Aidez-moi à redevenir un paysan !

Nous comptons sur vous, et vous attendons de pied ferme pour vous faire découvrir les merveilles de la ferme !

Yves de Fromentel

Contact :Yves de FromentelFerme de Beaulieu77 970 Pécy

fermedebeaulieu@gmail.com[6]

Facebook : La Fromentellerie

Pour nous découvrir en 6 min : Vidéo[7].

Vous avez compris. L’avenir de l’agriculture française est en marche. Elle ne dépend pas des grands groupes internationaux qui étranglent les agriculteurs, les obligeant à vivre dans l’endettement et le stress permanent sous la dépendance des banques.

C’est aussi la santé des consommateurs que nous sommes tous qui est en jeu.

La symbiose entre agriculture et santé apparaît de plus en plus évidente.

Vous tous, de l’Ile-de-France et des départements limitrophes, allez voir et soutenez la Ferme de Beaulieu qui est à votre service pour votre santé.

Professeur Henri Joyeux

Endnotes:
  1. [Image]: http://neptunya.fr/wp-content/uploads/2014/04/header-joyeux.jpg
  2. en suivant ce lien: http://clic.sante-nature-innovation.fr/t/EQ/gbE/iZI/ABdEYA/AAJu0w/0_A/AQ/Aurh
  3. le site web de l’IRABE: http://clic.sante-nature-innovation.fr/t/EQ/gbE/iZI/ABdEYA/AAJu0w/0_E/AQ/fCMJ
  4. Une fromagerie pour Beaulieu : http://clic.sante-nature-innovation.fr/t/EQ/gbE/iZI/ABdEYA/AAJu0w/0_I/AQ/0I4G
  5. une vidéo: http://clic.sante-nature-innovation.fr/t/EQ/gbE/iZI/ABdEYA/AAJu0w/NTQyNDN8aHR0cHM6Ly93d3cueW91dHViZS5jb20vd2F0Y2g-dj00Z2VjQzRMMWNKVQ./AQ/hNkS
  6. fermedebeaulieu@gmail.com: mailto:fermedebeaulieu@gmail.com
  7. Vidéo: http://clic.sante-nature-innovation.fr/t/EQ/gbE/iZI/ABdEYA/AAJu0w/NTQyNDR8aHR0cHM6Ly93d3cueW91dHViZS5jb20vd2F0Y2g-dj00Z2VjQzRMMWNKVQ./AQ/utQb

Source URL: http://neptunya.fr/venons-en-aide-a-yves-de-fromentel-producteur-laitier-bio/


Ce que votre foie veut vous dire – première partie –

by Neptunya | 27 novembre 2014 15 h 29 min

header-joyeux[1]Je mesure à travers mes nombreuses conférences combien nous devrions mieux nous connaître. Aussi, pour des raisons pédagogiques, et avec un peu d’humour, j’ai décidé de faire parler les principales parties de notre Être. Commençons par le foie, au centre de notre corps physique. Nous médecins le considérons comme la « plaque métabolique » de l’organisme.
Vous allez vite comprendre pourquoi je laisse la parole à votre foie pour deux lettres successives. Il a tellement de messages à vous faire passer…
« Je suis votre foie. Les fêtes approchent. Je sais que vous ferez quelques excès. J’assumerai, mais sachez d’emblée que je suis 100 % à votre service pour que vous soyez en pleine forme avant comme après les fêtes de Noël et de fin d’année.

J’ai compris récemment pourquoi vous ne me respectez pas assez. Vous ne me connaissez pas bien ! Je ne vous proposerai pas des interdits. Je vous aiderai à choisir le meilleur pour vous, donc pour moi, votre foie. Alors j’ai décidé de me faire connaître. Ce que je vais vous dire, un enfant de 10 ans peut le comprendre. Vous n’hésiterez pas à le lui transmettre, goutte à goutte, ainsi qu’à tous les membres de votre famille quel que soit leur âge.

Mon lieu de résidence

Je suis protégé dans la partie haute du ventre, en dessous du diaphragme. Le diaphragme est constitué de deux muscles en forme de coupole, l’une à droite, l’autre à gauche. Ces deux muscles montent et descendent quand vous respirez : en inspiration ils descendent, en expiration ils remontent, aidant ainsi les poumons à se gonfler et à se dégonfler.

Quand on veut bien m’examiner, on place sa main sous le rebord des côtes les plus basses à droite, car je suis surtout développé à droite. Là, je suis le « lobe droit » qui représente les &frac34; du foie. À gauche, je suis plus petit. Je suis entouré d’une capsule découverte par un médecin anglais : Francis Glisson. La capsule de Glisson possède des nerfs. Lorsque le foie grossit, on dit qu’il s’hypertrophie, la capsule de Glisson s’étire et provoque des douleurs ; « douleurs hépatiques » disent les médecins.

Quand je vais bien, que je ne suis pas trop gros ou hypertrophié, on n’arrive pas à me palper, même lorsqu’on inspire très fort. Mon poids est exactement le même que celui de mon ami le cerveau, 1400 à 1500 grammes, soit 2 % du poids du corps pour chacun. C’est dire mon importance ! Malheureusement, votre cerveau ne me connaît pas bien, tandis que moi je déguste ses erreurs. D’où l’objet de mes deux lettres.

Quand je dépasse largement le poids de votre cerveau, c’est que je ne vais pas bien. Alors ne me laissez pas tomber. En poursuivant la lecture, vous verrez que je suis capable de réduire mon excès de poids. Cela dépend surtout de vos habitudes alimentaires, à moins que je ne sois déjà porteur d’une maladie grave.

Les cellules qui me constituent

Les médecins les nomment les « hépatocytes ». Ce sont les plus nombreuses, 80 %, organisées en travées autour de petits vaisseaux très perméables nommés « capillaires entrecroisés ». Les uns qui entrent dans le foie, les autres qui sortent du foie. Cette perméabilité permet aux hépatocytes de recevoir les matériaux nécessaires à la fabrication de molécules dont vous avez tant besoin, et de les libérer dans la grande circulation sanguine pour que le cœur les diffuse partout de la tête aux pieds.

Les autres cellules appartiennent :

Comment est-ce que je fonctionne ? « Je sers à quoi ? »

Les anciens pensaient que moi, le foie, je représentais l’âme : ainsi, le gros vaisseau qui entre en moi s’appelle la veine porte, car ils considéraient que c’était la porte de l’âme. Un grand médecin de l’Empire, Cabanis, avait noté qu’il ne trouvait pas l’âme sous son scalpel et concluait hâtivement qu’elle n’existait pas…

C’est vrai, je suis votre principale « plaque métabolique ». Je reçois, je transforme ce que je reçois, donc je fabrique du neuf et je le diffuse vers tous les autres organes de votre corps qui en ont besoin pour fonctionner normalement.

– Ce que je reçois et assimile 

C’est la veine porte et l’artère dite hépatique qui m’envoient tout ce qui est nécessaire à tout l’organisme. Par la veine porte arrivent les petites molécules que m’envoie le tube digestif. Les aliments que vous avez choisis de recevoir dans votre « palais des saveurs » ont été broyés et mélangés avec votre salive pleine d’enzymes du goût et de la digestion. C’est là, dans la bouche, que la digestion commence : ne bâclez pas cette étape indispensable !

Les 4 grands liquides – la salive (jusqu’à 1,5 litre), puis le liquide de l’estomac (1 litre), celui que je fabrique, la bile (1 litre), et celui de mon ami le pancréas (1 litre), participent à la fragmentation en petites molécules des aliments. À ces liquides s’ajoute 1 litre de liquide intestinal par mètre d’intestin grêle (vous en avez entre 4 et 6 mètres), rempli d’enzymes pour permettre le passage des nutriments de l’intérieur de l’intestin vers la circulation sanguine.

Les aliments transformés en « nutriments » peuvent alors être absorbés par les cellules intestinales nommées « entérocytes ». Ainsi les nutriments passent dans le flux sanguin de très petites veines qui se réunissent très vite dans la veine porte.

Les plus grosses molécules ne passent pas par la veine porte. Elles prendront le chemin de la circulation lymphatique qui se jette dans la circulation veineuse au niveau de votre cou. (Voir ou revoir sur notre site www.professeur-joyeux.com[2], la lettre « Notre système de défense, une merveille : l’immunité, un système à bien connaître, partout dans notre corps[3] »).

Ces grosses molécules me parviendront par mon artère nommée « hépatique » après avoir fait le grand tour des circulations veineuse (sang bleu) et artérielle (sang rouge), l’une reçue et l’autre envoyée par mon ami le cœur.

– Ce que je fabrique et diffuse

Voilà en quoi consiste mon rôle principal : je suis une véritable usine métabolique capable de fabriquer le meilleur pour vous.

D’abord je fabrique la bile, jusqu’à 1 litre par jour. Ce sont mes hépatocytes qui la produisent, la déversant dans les canalicules biliaires.

La bile a 4 fonctions essentielles :

  1. L’excrétion de cholestérol quand j’en reçois trop, de phospholipides et de sels biliaires.
  2. L’absorption des graisses dans l’intestin après qu’elles aient été réduites à leur plus simple expression, en acides gras, par le liquide pancréatique.
  3. Le transport d’immunoglobulines A1 (IgA) qui protègent l’intérieur de l’intestin des bactéries et toxines alimentaires.
  4. L’excrétion de médicaments et de métaux lourds transformés par les hépatocytes.

À partir des acides aminés, des acides gras, des minéraux et oligo-éléments, je fabrique des protéines, pour votre immunité et aussi pour ne pas perdre l’eau dont vous avez besoin pour garder et réguler votre pression artérielle.

En effet, quand vous n’avez pas assez de protéines, en particulier d’albumine, l’eau s’évade des vaisseaux pour former des œdèmes (eau sous la peau).

Je fabrique et aide au transport de nombreuses hormones, ou de pré-hormones que vos glandes transforment en hormones, grâce à vos glandes surrénales, vos ovaires, vos testicules, votre thyroïde…

Mon énergie, c’est le sucre, ce sont les glucides ou hydrates de carbone. Évidemment, le sucre m’est envoyé par la veine porte venant des aliments. Si j’en reçois trop peu, je prends dans mes réserves de sucre qui sont sous forme de glycogène, lequel réunit plusieurs molécules de sucre. Ainsi le total en glycogène du foie contient jusqu’à 30 000 unités de glucose en réserve. Au-delà il les transforme en graisse. Si 1 g de glucose correspond à 4 calories, pour faire 1 g de graisse, il faut au moins 2 g de sucre, ou un peu moins de 1 g de sucre ajouté à 1 g d’alcool qui correspond à 7 calories.

Les humains ont mis beaucoup de temps à me comprendre. Il a fallu attendre le XIXe siècle, 1863, pour que Claude Bernard, le père de la médecine expérimentale, démontre et publie ce qu’on a appelé la « fonction glycogénique du foie ». Injectant de l’eau normale par la veine porte, il démontre que l’eau qui sort de moi, le foie, par des veines dites sus-hépatiques, est sucrée.

Ainsi je peux stocker 48 heures de réserves en glycogène. Pas de problème donc si vous ne consommez pas de sucre pendant deux jours, votre corps puise sur mes réserves. Au delà, je suis capable de capter l’énergie d’acides aminés spéciaux nommés « glucoformateurs », car ils se transforment en sucres. Ces acides aminés proviennent des protéines des muscles.

Je peux aussi capter les graisses, soit pour les accumuler dans mes cellules, soit pour les transformer en ce que l’on appelle « corps cétoniques » qui deviennent alors une nouvelle énergie quand il n’y a plus de sucres. Cette énergie sera captée par les cellules nerveuses en priorité.

Ainsi je fabrique, en plus de la bile et du glycogène :

* L’albumine, qui est la protéine quantitativement la plus importante des protéines plasmatiques. Son rôle est de permettre à une certaine quantité de liquide de rester dans le secteur vasculaire pour maintenir une pression artérielle suffisante. Elle est également transporteur de substances dites liposolubles. Quand l’albumine manque, l’eau sort des vaisseaux et participe à la formation des œdèmes des membres inférieurs, ou du liquide dit d’ascite dans le ventre.

Elle transporte les hormones thyroïdiennes, des acides gras libres, des hormones liposolubles, de la bilirubine, des minéraux essentiels comme le calcium.

N’oubliez pas que l’albumine transporte aussi médicaments et drogues. Ainsi vous m’intoxiquez bien souvent

Maintenant que vous le savez, vous m’intoxiquerez moins d’antibiotiques, de calmants inutiles auxquels vous devenez dépendants tels les somnifères, anxiolytiques, antidépresseurs, les hormones apportées par les différentes pilules ou le traitement hormonal de la ménopause (THM).

Les consommations excessives de pilules de plus en plus tôt chez les jeunes filles, et de plus en plus tard autour de la ménopause sont les grandes responsables de l’épidémie des cancers du sein. Un fléau social qui n’est pas près de disparaître vu la puissance publicitaire des laboratoires fabricants d’hormones consommées en excès et d’antihormones quand le cancer vous atteint.

Moi, le foie, je vois bien tout ce que je reçois comme hormones en excès. Je ne peux pas tout évacuer. J’en deviens souvent malade, mais peu de femmes le savent. Dans ma deuxième lettre je vous dirai toutes les conséquences négatives qui en découlent.

Les femmes sont fortement trompées par les laboratoires pharmaceutiques, avec tous ces traitements prétendument du bien-être. Ils vous font croire qu’il n’y a pas d’autres solutions pour supporter les méfaits de la civilisation : le stress, les différentes pollutions, les contraceptions chimiques ou THM qui vous transforment en « femmes aux hormones ».

* Les protéines de coagulation : je suis le seul dans votre corps à avoir cette activité. Il y a des protéines procoagulantes qui favorisent la coagulation du sang, et des protéines anticoagulantes qui empêchent les excès de la coagulation du sang. D’où un équilibre indispensable.

Je synthétise donc surtout des protéines procoagulantes (prothrombine, proaccélérine, proconvertine et des facteurs antihémophiliques). Dans les insuffisances hépatiques on observe un déficit en coagulation (cirrhose par exemple), le saignement est facile et donc difficile à arrêter.

* La transferrine transporte le fer dans le sang et la ferritine la stocke dans le foie, réglant ainsi l’absorption digestive du fer.

* La céruloplasmine transporte le cuivre.

* Les protéines de l’inflammation, d’abord la CRP ou (C-Reactive Protein), toujours augmentée dans des situations d’infection ou d’inflammation, et secondairement l’orosomucoïde qui est une glycoprotéine dont le taux augmente plus tard en cas d’inflammation.

* L’hatoglobine, glycoprotéine qui peut se lier à l’hémoglobine, est fabriquée tardivement en cas d’inflammation.

* La macroglobuline est une protéine spéciale qui traduit une atteinte rénale lorsqu’on la retrouve dans les urines.

* La transcobalamine, protéine qui assure le transport de la vitamine B12.

Je suis également capable de fabriquer des triglycérides à partir de 3 acides gras, mais aussi des lipoprotéines qui jouent le rôle de transporteurs.

Je fabrique aussi du cholestérol, 70 % du total en plus de celui que vous m’envoyez par vos aliments (30 %), souvent en excès avec trop de produits animaux (surtout produits laitiers, viandes rouges et charcuteries).

Afin que les spécialistes comprennent, sachez que mes hépatocytes fabriquent le cholestérol à partir de molécules apportées par une alimentation animale et végétale (le cholestérol associe acétate, glutarate et squalène).

Le cholestérol est le noyau central de la formule chimique indispensable pour que vos glandes surrénales fabriquent les hormones du stress (corticoïdes), la peau grâce au soleil synthétisant la vitamine D (cholécalciférol), les testicules la testostérone, les ovaires (et un peu les surrénales, surtout à la ménopause) œstrogènes et progestérone.

Je peux aussi dégrader le cholestérol si vous m’en envoyez trop en le transformant en acides biliaires et en l’éliminant dans la bile.

Sachez aussi que les labos qui vous poussent à consommer durant de longues années les hormones de la contraception ou de la ménopause, vous cachent qu’ils font monter votre taux de cholestérol au dessus des normes : d’où les larges prescriptions des statines responsables de tant de complications que moi, le foie, je ne suis pas capable de vous éviter.

Je fabrique enfin de nombreux facteurs de croissance qui participent à la croissance tissulaire, au renouvellement des cellules et à la transformation des cellules souches en cellules différenciées telles qu’hépatocytes ou cellules du système immunitaire selon les besoins.

– Ce que je stocke 

Je peux aussi mettre en réserve, en plus des sucres ou des graisses, les vitamines liposolubles (A, D, K et E).

Si je peux garder 2 jours de réserve en sucres sous forme de glycogène, je suis capable de stocker de la vitamine A, de la vitamine E ou même un peu de vitamine D.

Mais attention, ne me gavez pas de vitamine A ou de vitamine E ou D. Mes capacités de stockage ne sont pas illimitées.

Quand j’ai trop de vitamine A, je peux développer une « péliose hépatique » qui fatigue fort tout l’organisme. Je l’ai observée chez une femme qui se gavait de kilos de carotte chaque semaine…

– Ce que je métabolise ou détruit

Je sais décomposer l’insuline quand il y en a trop venant du pancréas. Le pancréas est un grand ami. J’espère qu’il vous parlera dans une prochaine lettre.

Quand je reçois les hormones de la pilule (toujours à trop fortes doses, même les soi-disant minidosées), je capte le radical chimique nommé « ÉTHYL » qui ne m’a jamais fait du bien pour libérer l’hormone synthétique étrangère à mon corps. Celle-ci est destinée à ce que les 2 ovaires soient au repos, c’est-à-dire ne libèrent aucun ovule quand la femme ne veut pas d’enfant.

Très peu de femmes savent qu’après 7 années de prise de pilules, elles devraient vérifier par échographie de moi-même – leur foie – l’absence d’anomalies. Je vous les expliquerai dans ma prochaine lettre.

Je suis capable de me régénérer ou d’être remplacé par transplantation quand je suis « foutu ». Avec un nouveau foie je redonne la vie !

Vous ne pouvez pas vivre sans moi, votre foie.

Vous, les Hommes, savez cela depuis la Grèce ancienne, grâce au mythe de Prométhée qui cherchait à voler le feu à Zeus. Prométhée pensait qu’il était indispensable que les hommes aient à leur disposition le feu pour utiliser au mieux les arts et les techniques.

Zeus va le punir. Il le fait enchaîner au sommet du Caucase et fera dévorer son foie, jour après jour, par un aigle. Et le foie que je suis se régénère la nuit ! Vous voyez que je suis sympa ! Mais pour bien me régénérer il faut me donner les meilleurs nutriments. Pas d’alcool, pas trop de sucre, pas de graisse évidemment, mais de bons acides aminés dits hépatoprotecteurs, 3 d’entre eux en particulier que j’aime beaucoup : la valine, la leucine et l’isoleucine.

Ainsi, à partir de 10 % de moi-même, soit 150 grammes, je suis capable de me refaire tout entier, de redevenir 1500 grammes en 6 mois.

Je ne suis pas le seul organe à être capable de se régénérer.

Je suis sûr que votre intestin vous l’expliquera, votre rein aussi, votre pancréas probablement et votre cerveau vous fera découvrir lui-même comment gagner des neurones.

Quand je suis très malade et incapable de me régénérer, le mieux est de me remplacer. Si par exemple je suis le foie malade d’un enfant, un adulte, un père ou une mère peuvent donner à leur enfant – s’il y a compatibilité – une partie de leur foie (20 à 30 %) qui remplacera merveilleusement tout le foie malade parce que je suis capable de me régénérer donc de refaire un foie entier tout neuf en 4 à 6 mois.

Je pense que vous devez être épuisés, vu tous les messages que je viens de vous faire passer.

Ma prochaine lettre vous dira toutes les maladies les plus fréquentes que vous pourriez m’éviter.

Vous deviendrez très sympa pour votre foie qui fait tant de bonnes choses pour vous. »

Je ne peux que remercier votre foie de tant de sollicitude à votre égard.

Il a toute ma gratitude.

Professeur Henri Joyeux

Source :

Le lait maternel contient des IgA qui sont transmises au nouveau-né par l’allaitement.

Endnotes:
  1. [Image]: http://neptunya.fr/wp-content/uploads/2014/04/header-joyeux.jpg
  2. www.professeur-joyeux.com: http://clic.sante-nature-innovation.fr/t/EQ/ehU/ggI/ABdEYA/AAJlHg/pfI/AQ/uIJ_
  3. Notre système de défense, une merveille : l’immunité, un système à bien connaître, partout dans notre corps: http://clic.sante-nature-innovation.fr/t/EQ/ehU/ggI/ABdEYA/AAJlHg/ysY/AQ/QiJm

Source URL: http://neptunya.fr/ce-que-votre-foie-veut-vous-dire-premiere-partie/


Henri Joyeux au journal de France 2

by Neptunya | 2 octobre 2014 7 h 28 min

Changez d’alimentation son livre. Il parle aussi d’un appareil pour cuire à la vapeur douce, je l’ai acheté après mon entretien avec Mr Joyeux (pour mon ex-cancer du sein). Il me l’avait recommandé. Et je vous le recommande aussi. Sachez que je ne reçois aucune rétribution pour le fait de le recommander, c’est juste que la qualité doit être mentionnée à tous et contrairement à Mr Joyeux, je peux leur faire de la pub. Vitaliseur de Marion lien cliquable Certes, il est un peu cher mais vous n’utiliserez plus que celui là, et en plus il sera transmit facilement dans la famille. Lire la suite

Source URL: http://neptunya.fr/henri-joyeux-au-journal-de-france-2/


Le (futur) scandale des vaccins contre le cancer du col de l’utérus

by Neptunya | 18 septembre 2014 6 h 04 min

header-joyeuxVoici ce qu’il faut savoir sur ces vaccins mis sur le marché dès 2006 :
Ces vaccins sont évidemment une très belle affaire de business pour deux laboratoires internationaux, Merck aux USA associé à Sanofi Pasteur en Europe pour le Gardasil (prévision de 2 milliards de dollars de vente), et GlaxoSmithKline pour le Cervarix. Les innombrables publicités, y compris vers le grand public, en témoignent: Lire la suite

Source URL: http://neptunya.fr/le-futur-scandale-des-vaccins-contre-le-cancer-du-col-de-luterus/


Vaccination contre le cancer du col de l’utérus : une terrible menace

by Neptunya | 16 septembre 2014 19 h 40 min

Vacciner des enfants systématiquement contre les virus responsables plus tard des cancers du col utérin, du pénis chez l’homme et de cancers de la zone ORL [1] ou du canal anal chez hommes ou femmes : oui ou non ? Là est la vraie question. Pour y répondre, je vais expliquer aujourd’hui en quoi consiste ce type de cancers. La semaine prochaine, je ferai le point sur les vaccins promus par les autorités de santé. Lire la suite

Source URL: http://neptunya.fr/vaccination-contre-le-cancer-du-col-de-luterus-une-terrible-menace/


Le formidable rôle immunitaire de notre intestin

by Neptunya | 12 septembre 2014 7 h 42 min

header-joyeuxSur toute la longueur du tube digestif : de l’intestin grêle au canal de l’anus .
Les entérocytes sont les cellules les plus connues de l’intestin grêle. Elles sont chargées de l’absorption des aliments devenus nutriments par la digestion au niveau de la bouche, notre palais des saveurs, puis de l’estomac. L’absorption, c’est le passage des nutriments de la lumière intestinale dans le sang en passant à travers les entérocytes qui sélectionnent, laissent passer ou rejettent.
Ces cellules intestinales ont besoin d’énergie pour jouer leur rôle essentiel à la vie. C’est l’acide aminé dénommé “Glutamine ” qui est la meilleure source d’énergie ou énergie princeps pour les entérocytes. On le trouve dans les œufs comme dans la viande, le poisson, les produits laitiers, les céréales et les légumineuses. Les épinards et le persil crus, ainsi que le miso en Asie, en contiennent également. On estime qu’une alimentation normale fournit de 5 à10 g de glutamine par jour. Quand l’intestin souffre de porosité intestinale (leaky gut des Anglo-saxons) c’est de la glutamine qu’il faut apporter comme complément. Lire la suite

Source URL: http://neptunya.fr/le-formidable-role-immunitaire-de-notre-intestin/