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Effondrement du pont de Mirepoix sur Tarn: « On peut donc raisonnablement penser qu’il y avait ici une faiblesse de plusieurs suspentes, peut-être bien rongées par la corrosion. La corrosion est en effet un classique ennemi de l’acier, souvent maquillée quand on manque de moyens pour le traiter convenablement. On peut hélas présumer que la dernière inspection n’a pas été d’un niveau de fiabilité suffisant, ce qui jette la suspicion sur grand nombre d’inspections d’ouvrages. Bref, aujourd’hui, je passe d’une attitude « non-alarmiste » à une posture d’inquiétude sur le sérieux des diagnostics et inspections d’ouvrages, en particulier lorsque le secteur public se décharge de ces missions auprès du secteur privé. La politique du moins disant dans les appels d’offres publics, quand il s’agit de prestations intellectuelles, peut hélas conduire à des diagnostics laxistes, trop expéditifs, qui n’existent que pour dégager les pouvoirs publics de toute responsabilité ultérieure.Quelle que soit la façon d’examiner le sujet, il apparaît que cette catastrophe résulte d’abord et avant tout du sous-investissement chronique – à la fois en frais de construction, de maintenance et de suivi technique – dans les ouvrages d’art français du réseau routier. »

Alexandre J.,
ingénieur structure
18 novembre 2019, 14h00
https://www.upr.fr/france/communique-de-presse-lupr-met-solennellement-en-garde-lopinion-publique-et-le-gouvernement-sur-la-necessite-absolue-de-lancer-immediatement-une-campagne-de-renovation-des-ponts-en-france-en-pre/

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