Diagnostiquée Crohn Par Jeanne Deumier

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Diagnostiquée Crohn Par Jeanne Deumier (lien clicable)

A 18 ans, Jeanne Deumier a appris qu’elle était atteinte de la maladie de Crohn, une pathologie inflammatoire chronique de l’appareil digestif que la médecine ne sait pas guérir.

Huit ans après, elle publie un livre, « Diagnostiquée Crohn », aux éditions Flammarion, dans lequel elle raconte comment elle a réussi à se soigner en changeant totalement ses habitudes alimentaires. Interview.

A 18 ans, vous venez de fêter votre bac, et vous vous sentez très fatiguée…

Oui. J’avais mené une vie de jeune normale jusque-là. Mais j’ai commencé à avoir des réactions bizarres : un verre de vin, des chips, me faisaient vomir. Mais comme j’étais insouciante et jeune, je me disais « ça va passer, c’est un manque de magnésium, ou de fer ». Mes nuits étaient de plus en plus longues, j’étais pourtant de plus en plus fatiguée au cours de l’été.

Puis j’ai commencé à avoir des douleurs aux articulations, aux genoux, aux chevilles, aux poignets… comme des rhumatismes, qui ne s’expliquaient pas. C’était devenu très handicapant, le mal de mer ne s’arrêtait plus. Je vomissais jusqu’à 20 fois par jour, j’avais perdu beaucoup de poids, je devais commencer une année à la Sorbonne en lettres modernes appliquées, et j’en étais incapable. Je suis allée faire des analyses, on m’a diagnostiquée Crohn.

Quelle est cette maladie ?

C’est une ulcération du tube digestif. Comme une gangrène, qui gagne du terrain, année après année. Elle peut s’endormir, repartir, mais officiellement, on ne sait pas la guérir. Quand les ulcérations deviennent trop importantes, on enlève des bouts du tube. Moi j’avais des ulcérations un peu partout, ce qui ne présageait rien de bon pour mes années d’adulte.

Vous avez d’abord été soignée de manière « classique ».

J’ai été suivie à l’hôpital Montsouris. J’ai d’abord pris des corticoïdes, qui ne servaient qu’à masquer la maladie : je replongeais à chaque fois que je baissais les doses à 15 mg. Je suis passée à un deuxième traitement, l’Imurel, très lourd, que je tolérais très mal.

J’avais encore plus de nausées, de vomissements. J’attrapais tous les virus d’hiver. Le médecin m’a alors proposé un troisième traitement, aux anti-TNF, qui m’auraient obligée à aller tout le temps à hôpital avec des effets secondaires plus graves encore.

C’est là que vous avez basculé…Oui, dans le couloir de l’hôpital, en attendant le rendez-vous, j’ai vu un distributeur de Twix, Mars, Fanta… Personne ne m’avait parlé d’un quelconque rapport de ma maladie avec l’alimentation. On m’avait juste conseillé d’éviter les légumes crus qui peuvent favoriser l’inflammation. Mais je commençais à me poser des questions. Ce distributeur, dans un service de gastro, il y avait quelque chose d’anormal !Je n’y connaissais rien, j’avais 18 ans, je n’étais pas scientifique, mais j’ai écouté mon instinct. J’ai subitement décidé que je ne suivrais plus ces traitements. Je suis allée voir un ostéopathe, qui, lui, m’a tout de suite parlé de l’importance de l’alimentation. Puis un naturopathe, qui m’a dit la même chose. J’ai aussi fait des recherches sur le web, passé des heures sur des forums où des personnes atteintes de maladies chroniques erraient…

Je partais de rien et du pire ! J’ai commencé par arrêter les fast-foods. Ça, même ado, on sait que ce n’est pas bon. Puis j’ai arrêté les sandwicheries et les paninis, les sodas, les boîtes de gâteaux, les chips. Puis j’ai stoppé les produits laitiers, surtout le lait de vache. J’ai changé mes petits déjeuners plus de chocolat chaud, de baguette blanche bourrée de sucre, de Miel Pops ou de confitures industrielles.

Avec ma mère, on s’est mises aux légumes et fruits de saison, on a découvert les enseignes biologiques, les marchés locaux. La soupe maison a remplacé les plâtrées de pâtes à la carbonara le soir. En quelques semaines, la fatigue, les nausées sont parties, le sommeil est revenu. Les problèmes de peau que j’avais depuis des années, la pourlèche que j’avais toujours autour de la bouche, l’eczéma… tout a disparu. C’est très difficile de décrire avec des mots, mais j’ai trouvé un apaisement total. J’ai retrouvé l’appétit, repris un poids normal, fait du sport.

Diagnostiquée Crohn Par Jeanne Deumier (lien clicable)

A 18 ans, Jeanne Deumier a appris qu’elle était atteinte de la maladie de Crohn, une pathologie inflammatoire chronique de l’appareil digestif que la médecine ne sait pas guérir.

Huit ans après, elle publie un livre, « Diagnostiquée Crohn », aux éditions Flammarion, dans lequel elle raconte comment elle a réussi à se soigner en changeant totalement ses habitudes alimentaires. Interview.

A 18 ans, vous venez de fêter votre bac, et vous vous sentez très fatiguée…

Oui. J’avais mené une vie de jeune normale jusque-là. Mais j’ai commencé à avoir des réactions bizarres : un verre de vin, des chips, me faisaient vomir. Mais comme j’étais insouciante et jeune, je me disais « ça va passer, c’est un manque de magnésium, ou de fer ». Mes nuits étaient de plus en plus longues, j’étais pourtant de plus en plus fatiguée au cours de l’été.

Puis j’ai commencé à avoir des douleurs aux articulations, aux genoux, aux chevilles, aux poignets… comme des rhumatismes, qui ne s’expliquaient pas. C’était devenu très handicapant, le mal de mer ne s’arrêtait plus. Je vomissais jusqu’à 20 fois par jour, j’avais perdu beaucoup de poids, je devais commencer une année à la Sorbonne en lettres modernes appliquées, et j’en étais incapable. Je suis allée faire des analyses, on m’a diagnostiquée Crohn.

Quelle est cette maladie ?

C’est une ulcération du tube digestif. Comme une gangrène, qui gagne du terrain, année après année. Elle peut s’endormir, repartir, mais officiellement, on ne sait pas la guérir. Quand les ulcérations deviennent trop importantes, on enlève des bouts du tube. Moi j’avais des ulcérations un peu partout, ce qui ne présageait rien de bon pour mes années d’adulte.

Vous avez d’abord été soignée de manière « classique ».

J’ai été suivie à l’hôpital Montsouris. J’ai d’abord pris des corticoïdes, qui ne servaient qu’à masquer la maladie : je replongeais à chaque fois que je baissais les doses à 15 mg. Je suis passée à un deuxième traitement, l’Imurel, très lourd, que je tolérais très mal.

J’avais encore plus de nausées, de vomissements. J’attrapais tous les virus d’hiver. Le médecin m’a alors proposé un troisième traitement, aux anti-TNF, qui m’auraient obligée à aller tout le temps à hôpital avec des effets secondaires plus graves encore.

C’est là que vous avez basculé…Oui, dans le couloir de l’hôpital, en attendant le rendez-vous, j’ai vu un distributeur de Twix, Mars, Fanta… Personne ne m’avait parlé d’un quelconque rapport de ma maladie avec l’alimentation. On m’avait juste conseillé d’éviter les légumes crus qui peuvent favoriser l’inflammation. Mais je commençais à me poser des questions. Ce distributeur, dans un service de gastro, il y avait quelque chose d’anormal !Je n’y connaissais rien, j’avais 18 ans, je n’étais pas scientifique, mais j’ai écouté mon instinct. J’ai subitement décidé que je ne suivrais plus ces traitements. Je suis allée voir un ostéopathe, qui, lui, m’a tout de suite parlé de l’importance de l’alimentation. Puis un naturopathe, qui m’a dit la même chose. J’ai aussi fait des recherches sur le web, passé des heures sur des forums où des personnes atteintes de maladies chroniques erraient…

Je partais de rien et du pire ! J’ai commencé par arrêter les fast-foods. Ça, même ado, on sait que ce n’est pas bon. Puis j’ai arrêté les sandwicheries et les paninis, les sodas, les boîtes de gâteaux, les chips. Puis j’ai stoppé les produits laitiers, surtout le lait de vache. J’ai changé mes petits déjeuners plus de chocolat chaud, de baguette blanche bourrée de sucre, de Miel Pops ou de confitures industrielles.

Avec ma mère, on s’est mises aux légumes et fruits de saison, on a découvert les enseignes biologiques, les marchés locaux. La soupe maison a remplacé les plâtrées de pâtes à la carbonara le soir. En quelques semaines, la fatigue, les nausées sont parties, le sommeil est revenu. Les problèmes de peau que j’avais depuis des années, la pourlèche que j’avais toujours autour de la bouche, l’eczéma… tout a disparu. C’est très difficile de décrire avec des mots, mais j’ai trouvé un apaisement total. J’ai retrouvé l’appétit, repris un poids normal, fait du sport.

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