Quelles motivations guident nos actes ? Institut Wanxiang

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M’arrêter le temps de comprendre quelles sont les motivations qui guident mes actes.
« On a du mal à s’en sortir avec la voiture, la maison, et la nouvelle machine à laver ».
« Tous les week-ends, on va chez les parents, et on n’arrête pas de se disputer ».
« Il faut se battre tous les jours. La pression est terrible. Je suis crevé, et depuis quelque temps, ma santé se dégrade ».
« J’y pense continuellement, ça me rend encore plus malade, mais je n’arrive pas à me décider à faire ce que j’ai à faire pour guérir ».
« J’ai consacré dix ans de ma vie à cet objectif, et maintenant je suis déprimé ».
« Il faut absolument que j’arrête de fumer. J’ai tout essayé, mais rien ne marche ».
« Je ne peux pas … ».
Nous nous imposons beaucoup de choses mais elles ne nous rendent pas heureux pour autant. Très souvent, nous ne parvenons pas à faire ces choses, ou mal, ou encore elles ont des conséquences négatives ou des effets secondaires indésirables. La plupart du temps, ces choses nous font souffrir parce que nous ne comprenons pas pourquoi nous devons les faire.

Bien sûr, nous pensons avoir mille bonnes raisons. Nous souffrons pour rembourser des crédits mais nous pensons avoir besoin des objets que nous payons. Nous souffrons pour réussir une carrière ou des études mais nous pensons qu’en dehors de cette réussite, notre vie n’aurait pas de sens. Nous souffrons de relations avec certaines personnes mais nous pensons que nous ne pouvons pas y échapper, y compris dans des relations d’amour dépendantes.

Nous pensons pouvoir nous arrêter de boire, ou de fumer, ou de consommer n’importe quel produit dont nous sommes dépendants en nous focalisant sur les conséquences que cette habitude a sur notre santé. Néanmoins, ce que nous nous imposons s’appuie souvent sur des motivations erronées ou des motivations reçues, qui ne nous appartiennent pas. Nous nous abritons derrière des expressions comme « il faut faire ci » ou « je dois faire ça », mais ces expressions n’expriment que notre incapacité à en énoncer le pourquoi.

•    Beaucoup des possessions matérielles pour lesquelles nous peinons et pour lesquelles nous nous engageons dans des situations très contraignantes (crédit, perte de mobilité, dépenses d’entretiens, etc.) ne valent pas la peine que nous y mettons. Elles nous sont imposées par notre attachement à l’image sociale ; notre crédulité face aux arguments de la publicité ; ou encore tout simplement par une habitude qui nous a été transmise et que nous n’avons jamais remise en question. La voiture est un bon exemple. Dans un monde où les transports en commun sont décents, les vélos disponibles, la location possible à un tarif accessible, la plupart des arguments qui justifient son usage ne tiennent pas, même dans le cas d’une famille avec enfants. Si nous peinons pour des objets, nous pouvons nous demander : « Comment faire pour s’en passer? »

•    Beaucoup de nos ambitions et de nos convictions, même parmi celles qui nous paraissent les plus profondes et les plus justifiées, sont du même type. Très souvent, nous n’avons qu’une idée très vague et plutôt conventionnelle des raisons pour lesquelles nous avons choisi telle voie plutôt que telle autre : « c’est pour mon avenir » ; « c’est pour mes enfants » ; « c’est pour aider mon amie », par exemple. Nous pouvons alors nous demander plutôt : « Quelle personne je veux devenir et pourquoi ? » ; « Qu’est-ce qui est effectivement important pour mes enfants? » ; « De quelle aide a-t-elle vraiment besoin? ».

J’ai commencé à fumer à l’âge de vingt et un an et j’ai fumé trois paquets par jour pendant dix ans. J’ai tenté de m’arrêter de fumer quelques fois en pensant devoir le faire pour ma santé. Cette motivation n’a jamais été assez forte. En fait, une personne fume précisément dans le but de détruire sa santé ; la motivation « santé » n’a rien à voir avec les siennes propres : ce sont des motivations reçues. Je me suis arrêté de fumer du jour au lendemain, quand j’ai compris ma motivation réelle, profonde, et inconsciente à le faire : le tabac empoisonne les relations avec ceux qui nous entourent, pour trois raisons : avant toute chose, le tabac dérange physiquement ceux qui ne fument pas ; ensuite, nos réactions face à la dépendance trahissent notre faiblesse ; enfin, nos proches s’inquiètent pour notre santé.

雷宓谐 dit Michel

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